samedi 16 juillet 2016


Ce matin là...




Ce matin du vendredi 15 juillet aurait dû être un matin comme tous les autres. Avec un petit plus : le soleil brillait haut dans le ciel, de toutes ses forces, de toute sa puissance... comme pour réchauffer nos cœurs bien tristes...

Car la veille, jour de fête nationale française où l’on célèbre la déclaration des droits de l’homme et du citoyen,
un homme a décidé d’empêcher des femmes, des enfants, des hommes de voir briller le soleil ;
un homme a décidé de briser les rêves des enfants venus s’émerveiller devant un feu d’artifice aux couleurs féeriques ;
un homme a décidé de détruire des vies qui ne demandaient qu’à s’épanouir ;
un homme a décidé d’envahir de noirceur une nuit si étoilée...

Plus de 80 âmes sont parties, depuis la baie des Anges, rejoindre l’éternité...
En quelques semaines, les Etats-Unis, la Turquie, le Bangladesh, l’Irak, l’Arabie Saoudite ont été touchés . Hier, à nouveau la France. Et demain ?

La tristesse s’amplifie mais les larmes veulent sécher. La colère gronde mais la haine est repoussée, encore plus loin. Les "je suis" sont désormais illusoires mais la fraternité restera l’un des meilleurs remparts contre l’intolérance.

Et surtout vivre. Profiter de chaque minute de paix qui est offerte, chaque minute de main tendue, chaque minute d’amitié, chaque minute d’amour. Profiter de petits riens qui font de grands moments pour résister.

L’ombre s'épaissit en obscurité, mais sans occulter les événements funestes, saisir le moindre instant de beauté face à la laideur.
Rechercher la lumière dans un monde sibyllin est devenu cardinal et vital...


Photo © Squirelito


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