mardi 31 décembre 2013


Une noisette, une année




Une année part...une autre arrive...avec son lot de joie, de bonheur, mais hélas aussi, ces moments de peine et de pleurs. Le tourbillon de vie continue pour les uns, s’arrête pour d’autres,et ce depuis que la terre est synonyme de vie !


Ne comptez pas sur votre serviteur pour énoncer les bonnes résolutions 2014 où élaborer une distribution de bons et mauvais points à 2013, je laisse cette corvée aux autres qui ne savent que trouver sur le fil de la roue qui tourne.


Par ces quelques lignes, je tiens seulement à remercier celles et ceux qui ont su me faire sourire, me donner du courage par simplement quelques phrases ou quelques gestes. Et plus encore, merci infiniment à ces très belles rencontres 2013, toutes inespérées et qui m’ont enthousiasmées au plus haut point.


Et comme il ne faut pas regarder que le centre de sa noisette, pensons surtout aux autres, aux personnes qui n’ont plus la possibilité de publiquement crier leur désespoir, aux enfants qui cherchent une définition au bonheur sans jamais la trouver, aux malades et grands blessés qui ne cessent de lutter pour que leur cœur puisse encore résonner dans leur chair, à tous les êtres vivants perdus dans l’océan de l’oubli...


Ne prononçons pas de vœux, souhaitons tout simplement le meilleur en remerciant les petits instants bonheurs et simples que la vie vous offre comme un bouquet de roses pour en oublier les épines.


Merci et bonne année,
 
 
 
(Avec mes compliments noisettés pour la styliste Elisabeth Ehrmann)






samedi 28 décembre 2013

Une noisette, une leçon

 


Afin de garantir votre panache, votre fidèle serviteur va vous donner une petite leçon (attention, j’ai bien dit leçon, pas correction !) afin de faire fonctionner vos petites cellules grises ( et oui, pas que les crevettes qui ont cette couleur) et d’enrichir vos connaissances en langues étrangères : l’idiome des sciuridés ! Tout un programme...

 
Travailler de la noisette : avoir tendance à placer les idées dans le sens inversé du baromètre de l’opinion générale ;

Pousser de la noisette : exagérer sans aucune raison apparente ;

Déménager de la noisette : d'une légère brise vous passez directement à la bourrasque puissance 145 sur l'échelle sciuridérienne ;

Danse de la noisette : vibrations soudaines des pattes avec oscillation de l'arrière-train à l'annonce d'une nouvelle réjouissante

C’est fort de la noisette : justement dans ce cas-là, plus de trace de ce succulent met ;

En vouloir à vos noisettes : malfaisants qui veulent vous piquer votre bien si bien acquis ;

Casser les noisettes : expression variable selon que vous soyez mâle ou femelle ;

Dur de la noisette : pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ;

A s’en décrocher la noisette : rire de toutes ses dents (même si dentier il y a ) ;

Glander de la noisette : en raison du caractère grand public de ce blog, la définition ne sera donnée qu’en off... ;

En avoir ras la noisette : en avoir assez de certains bipèdes se prenant pour le nombril du monde ;

C’est la noisette sur le gâteau : métaphore pâtissière qui est loin d’être un comble ;

Du fond de la noisette : reconnaissance éternelle ;

Noisettes et cacahuètes : version sciuridérienne du « Coquillages et crustacés » de Brigitte Bardot ;

La noisette remonte au compteur : votre moral passe des chaussettes au caleçon, voire à la chemise ;
 
Mollir de la noisette : cure de Viagra en vue ;

Filer de la noisette : ne pas demander son reste si on tient à son scalp ;

Noisettement panaché : le petit plus qui change tout ;

Ne penser qu'à sa noisette : Homo Sapiens doté d'un comportement narcissique exacerbé et se croyant toujours le plus malheureux de la terre ;

Avoir la queue en panache : être dans une forme extraordinaire (et toc pour les mauvais esprits ! Quoique...) ;

Parler haut le panache : don de l’éloquence ;

Raconter des cacahuètes : votre nez s’allonge en fonction d’un certain débit de paroles ;

Casser la noix : remplissage d’estomac en vue ;

Noisettement votre : formule de politesse pour dire que de ce pas vous avez autre chose à faire que de débiter des noisettes !
 
 
 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 22 décembre 2013

Une noisette, un vœu

 

En cette période de fêtes pour certains, de toujours de misère pour d'autres, je laisse la "parole" à mon amie Françoise qui mieux qu'une autre saura faire passer par son poème les espérances que nous attendons...

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Petits enfants trainant en queue du peloton
Du peloton de vie
Du peloton du train de vie;
Petits enfants pleurant au chômage des pères,
Aux maladies des mères,
Souffrant et criant de misère,
Petits enfants en bute aux bris de la tempête
Qui hurle par le monde
Entrainant dans sa vaste ronde
Tous les petits enfants un peu fragilisés,
Ne sachant plus aimer
D'avenir n'osant plus rêver...

Pour vous, petits enfants, je voudrais allumer
Tous les lampions du ciel
En guirlandes immatérielles.
Pour ces petits enfants, plus de froid, ni de faim,
Des camions, des poupées,
Au pied d'un sapin enneigé.
Sur un écran d'amour, pour ces petits enfants,
Effacer la détresse
Miser à fond sur la tendresse.
Pour ces petits enfants, pour un instant, j'ose rêver,
Cadeau enrubanné,
De leur offrir l'Égalité.

Qu'importe la couleur de leur peau de satin,
Casqués de cheveux noirs
Ou blonds, volant au vent du soir,
Dans leurs yeux je peux lire, en lettres majuscules,
La Beauté de la Vie
La Candeur, l'Espérance aussi


© Françoise Dinet


jeudi 12 décembre 2013


Une noisette, deux émissions pour ne pas oublier

 

L’encombrant M. Pétain

Le Journal d’Hélène Berr




Il est une soirée cathodique à retenir : celle du mardi 10 décembre sur France2. Coïncidence troublante, deux émissions sur les ravages de l’intolérance en général et de la xénophobie en particulier étaient programmées le jour où le monde entier saluait le départ de Madiba vers un autre monde...

"L’encombrant M. Pétain" diffusé dans la série "Un Jour Une Histoire" est un documentaire réalisé par Laurent Delahousse, Jean-Edouard Chopin et Frédéric Martin. Il a fallu un an et demi de préparation, de recherches d’archives, d’interviews pour des témoignages rares, de décryptages de faits souvent occultés avec pour résultat une leçon d’histoire en 95 minutes et un hymne à la réflexion perpétuelle sur l’intolérance et l’hypocrisie du non-dit.

La particularité de cette série est son pouvoir de relater des faits historiques mais de façon scénarisée, de sorte que le téléspectateur a encore davantage la sensation de se retrouver confronter à la violence des faits et des idées.

Tous les témoignages sont à retenir mais deux sont à conserver au plus profond de votre âme : ceux d’Alain Veil et de Robert Badinter.

Deux phrases choc que je retranscris ici :

Alain Veil : "Ma mère (Simone Veil) a toujours évité les amalgames"

Robert Badinter : "Le régime de Vichy s’est construit sur la xénophobie et cette xénophobie est prête à repartir"

Tout est dit et bien dit.


En deuxième partie de soirée, c’était un autre programme bouleversant qui attendait le téléspectateur : Le Journal d’Hélène Berr, un documentaire de Jérôme Prieur pour la case Infrarouge. Le récit de cette jeune étudiante dans le Paris occupé. Des mots déchirants pour décrire le sort tragique de milliers de personnes, toutes victimes parce que différentes de ce que certains veulent autoriser ! Son journal commence le 7 avril 1942 pour se terminer définitivement à Drancy le 15 février 1944. Elle sera déportée à Auschwitz puis à Bergen-Belsen où elle décédera du typhus peu de temps avant la libération du camp.

Un testament à écouter et à lire. Dans le documentaire de Jérôme prieur, le douloureux et poignant récit est renforcé par la musique de Marc-Olivier Dupin et par les long moments de silence, comme pour la dernière phrase d’Hélène : "Je reviendrai Jean, je reviendrai... " [....................  ] Hélène ne reviendra jamais....

Ces émissions sont nécessaires et je dirais même sont d’utilité publique. Comme le souligne Laurent Delahousse pour terminer son document : "Ne pas oublier que le pire est toujours vivant"
A cette phrase j’ajoute une citation que m’a envoyée juste après Pierre Geraud : "Le ventre est encore fécond d’où surgit la bête immonde" Bertolt Brecht dans la Résistible Ascension d’Arturo Ui.


Jusqu’au mardi 17 décembre vous pouvez revoir sur le site de France Télévisions ces deux programmes :

http://pluzz.francetv.fr/videos/un_jour_une_histoire_,93267358.html

http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,93267361.html


Pour information 
 
Le site Magneto Presse
 
 
Le site Infrarouge
 
http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/diffusions/10-12-2013_156652


 








lundi 9 décembre 2013


Une noisette, un hommage en couleurs

 

MADIBA

 
 

1918 – 2013 : 93 ans de vie pour des siècles de mémoire.


Désormais, une nouvelle étoile brille dans le ciel «  Nelson Rolihlaha Mandela » et espérons que l’âme qui l’entoure continue son œuvre en nous envoyant :

  • du rouge : pour l’amour, la passion, l’énergie, le courage ;
  • de l’orange : pour la créativité, l’optimisme ;
  • du jaune : pour la joie, la chaleur, la connaissance
  • du vert : pour l’espérance, la stabilité, l’apaisement
  • du bleu : pour la sagesse, la sérénité, la loyauté
  • de l’indigo : pour l’intuition
  • du violet : pour le rêve, la paix, l’amitié, la méditation

Avançons comme nous le pouvons avec nos moyens pour transmettre autour de nous les mêmes valeurs qui font l’humanité progresser. Car la lumière est fragile, un violent éclair et l’obscurité peut rapidement revenir. Et pourtant, comme l’a déclaré une autre grande âme de paix et de tolérance, Martin Luther King  : «  L’obscurité ne peut chasser l’obscurité, seule la lumière le peut »

Merci Madiba pour votre courage sans limite, pour avoir su écarter la haine quand elle apparaissait sur votre chemin, pour avoir donner de la clarté à celles et ceux qui veulent s’enfermer dans l’ombre. Merci pour votre passage sur terre qui a été un faisceau visible pour soulager les anonymes.

Et désormais, à chaque fois qu’un arc-en-ciel viendra illuminer notre surface terrestre, puissions-nous penser à vous.
 
 
                                          (Source photo :http://www.integrersciencespo.fr/blog/ )





lundi 2 décembre 2013


Une noisette, une réflexion


La dictature de l’apparence


Tranquillement assis sur ma branche, le ton automnal de mon environnement me laisse aller à quelques réflexions entre deux noisettes : il me semble que ces chers bipèdes qui m’entourent ont une fâcheuse tendance à ne juger que par l’apparence leurs congénères et cela m’attriste au plus profond de la noix.

L’apparence physique est source de discrimination au même titre que la couleur de la peau, le sexe, la religion, l’âge... et ce que l’on rentre dans les critères de beauté ou non. On vous jugera toujours pour ce que vous paraissez et non pour ce que vous êtes. Cette tendance qui remonte à la nuit des temps est en mode accélérée depuis que l’image, la vidéo, les écrans ont un effet catalyseur sur le réflexe des homo sapiens.

Aucun aspect physique n’échappe au dénigrement dans un sens comme dans l’autre, des opinions hautement subjectives et qui sont parfois sources de malaises profonds chez les personnes visées.

Ne croyez surtout pas que votre petit serviteur au pelage doré cuivré intense (et voilà, j’en vois déjà qui rigolent !) soit indifférent aux critères physiques et soit également un modèle dans l’objectivité. Non, pas du tout mais il a eu la chance de rencontrer il y a une quinzaine d’années une personne qui en une seule phrase lui a tout appris « Physiquement nous n’avons aucun défaut ni aucune qualité, nous avons seulement des traits de caractère, un nez, un front n’est jamais beau ou laid, il est le reflet de la personnalité » Et vlan ! Il aurait reçu une volée de marrons en pleine figure que l’effet n’aurait pas été plus glacé ! Mais ô combien salutaire...

Plus que le physique, la personnalité est beaucoup plus captivante car c’est elle qui fait avancer (ou reculer) une civilisation. C’est elle qui vous encourage, vous motive ou vous déçoit. On adhère à une proposition, à des idées, on s’éblouit devant un travail accompli peu importe s’il a été réalisé par un chauve ou un géant !

Et puis, l’aspect physique est aussi le résultat d’un mode de vie et où on s’épanouit. La couleur de la peau, les formes du corps, du visage, les dimensions sont les conséquences d’une sélection naturelle due au climat et à l’environnement.

Alors chers bipèdes, prenez un peu de recul (attention de ne pas tomber tout de même) dans vos appréciations physiques et ne renforcer surtout pas cette dictature de l’apparence. Admirons et parfois critiquons les individus pour ce qu’ils sont à notre esprit et non pour ce qu’ils semblent à notre œil. Pas toujours évident, je le conçois, mais un petit effort n’a jamais fait de mal à une noisette et même au noisetier...

dimanche 24 novembre 2013


Une noisette, un départ
 
 
"On naît, on vit, on trépasse,"

Georges Lautner a rejoint Michel Audiard au terminus des inégalables


Georges Lautner était un « Bon Vivant » et même pas « Barbouze » à ses heures perdues. Pas besoin d’un « Septième Juré » pour hélas se rendre compte que tous nous terminerons par prendre « Des pissenlits par la racine ». Mais est-ce « Est-ce bien raisonnable ? » Allez savoir, car que l’on soit « Flic ou voyou » il reste toujours « Quelques hommes trop tranquilles » pour faire le « Guignolo ».

Georges lautner était un grand « Professionnel » qui a su trouver une « Grande sauterelle » pour en faire une délicieuse « Fleur d’oseille » et « Même en plein cirage » il savait qu’à un moment il n’y aurait « Pas de Problème » parce que c’était un « Pacha ».


Désormais c’est au royaume des cieux ou ailleurs que Georges souhaitera de « Joyeuses Pâques » à son fidèle ami Michel car ensemble ils ont pris « La valise » pour rejoindre les autres « Tontons Flingueurs »
 
 


(Source photo : Unifrance Films)
 




samedi 23 novembre 2013


Une noisette, un film,
 
Une belle histoire, de belles rencontres


Gabrielle, vous connaissez ? Gabrielle Marion-Rivard est une jeune femme atteinte du syndrome de Williams et qui a accepté de jouer son propre rôle afin de mettre en valeur l’esprit d’ouverture et de tolérance envers les personnes handicapées.

Le film de Louise Archambault est une histoire simple, une histoire d’amour entre deux êtres différents aux yeux des autres mais qui pourtant aspirent aux mêmes idéaux : vivre et partager. Une réalisation sobre afin de mieux cerner la psychologie des personnages et de faire progresser le spectateur vers le dénouement en même temps que les protagonistes.

Un amour qui paraît impossible face aux préjugés, aux tabous mais qui deviendra possible grâce à la ténacité des jeunes amoureux. Une leçon d’humanité enrobée dans un univers d’eau et surtout de musique car le chanteur Robert Charlebois a accepté de participer à cette fiction qui au fil des minutes devient documentaire.

Afin de mieux renforcer le côté pédagogique de ce film canadien, José Daily membre du cinéma Le Foyer à Parthenay a co-animé un débat avec Christian Rotureau (1) où avaient été conviés de nombreux handicapés et professionnels. Une excellent idée, car cette projection avait un but souhaité par José Dailly : partager. Réussite totale car ce fut extrêmement émouvant d’entendre tour à tour, les personnes handicapées exprimer leur bonheur d’avoir pu assister à cette séance. Certains avec un handicap très lourd ont déclaré leur joie de se retrouver dans un film « où enfin on pense à nous et où nous sommes considérées comme des personnes normales » Une jeune femme a ensuite déclaré « merci, je vis une histoire d’amour depuis 9 ans au foyer où je réside et c’était un bonheur de voir ce film ». Ou encore « merci et bravo à toutes ces personnes qui nous aident à vivre comme les autres ». Des témoignages émouvants au possible et si sincères qu’il était peut-être difficile de trouver un œil encore sec à la clôture du débat . 

Alors, un conseil, si vous n’avez pas encore vu ce film, allez-y, c’est un véritable hymne à la tolérance et à l’approche de la différence. Et surtout un message fort : les personnes à déficience psychique n’auraient-elles pas quelque chose de plus dans le cœur... A méditer !


P.S. A noter que ce film à déjà reçu de nombreux prix et est en course pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

(1) Christian Rotureau est directeur général de l'association :
 http://www.comite-franco-quebecois.fr/france_quebec.php?cfqips=CFQIPS_Au_Service_De_La_Deficience_Intellectuelle


mardi 12 novembre 2013

Une noisette, une réflexion
 
Quand un oiseau bleu devient parfois vautour
 
Voici près de trois ans, votre serviteur a décidé sur un coup de noisette de s’installer de temps en temps sur un autre arbre que le sien. Une très grande branche (et pas vieille du tout), flexible, malléable, informative, bref un petit coin de paradis, où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (oui, je sais Candide n’est pas loin), le tout agrémenté d’un merveilleux gazouillis d’oiseau bleu, doux comme un rêve et paisible comme l’eau d’un ruisseau.

Véritable écureuil arboricole que je suis, je me faisais une joie de découvrir virtuellement le monde merveilleux des bipèdes terrestres en ce 21° siècle B.C. Rassurez-vous, je ne rajouterai pas « mes bien chers frères »….

Et le plaisir fut immense, comme pour toute activité Internet, le monde au bout des griffes, la connaissance à portée de pattes, des rencontres progressives de très belles personnes, des échanges constructifs, de l’information en temps réel, des passions partagées, des divergences discutées et bien plus encore.

Mais hélas, les bourrasques ont parfois tendance à faire vibrer cette branche dans le sens du ravin, l’oiseau bleu devient sombre, prend de l’ampleur et se transforme en un vautour nauséabond prêt à détruire avec son bec langue de vipère, toutes les racines de la prétendue civilisation geek ! Et même si vous êtes équipé d’un système anti-dépressions, c’est-à-dire, avec la résolution de ne jamais insulter qui que ce soit et d’être le plus cordial possible, personne ne peut échapper aux divagations malsaines et autres humeurs négatives de l’Homo Twittérius.

Effectivement, qu’il est facile, de devenir rapace lorsqu’ aucun filet ne risque de vous surprendre : bien au chaud, derrière un écran, que c’est jouissant de juger le travail des autres, d’établir une fiche personnalisée alors que vous ne connaissez rien de vos interlocuteurs, d’insulter tranquillement en vous donnant de l’importance, de créer des rumeurs sur des fixations ou des idées préconçues, de s’inventer des vies parce qu’évidemment la sienne n’est pas forcément glorieuse, de haïr des êtres sans savoir pourquoi mais parce que l’attraction est gratuite, de ne pardonner aucune faute parce qu’hélas il vous faut souvent courber l’échine avec votre entourage, de répandre du venin car jamais on ne vous injectera de l’anti-poison à travers votre smartphone !
Cependant, malgré les orages quotidiens, des éclaircies permettent de se reposer tranquillement en profitant du chant de l’oiseau redevenu pacifique. Des échanges fructueux, des rencontres In Real Life (coucou les ami(e)s qui se reconnaîtront), des éclats de rire, de belles histoires partagées, du soutien apporté, des larmes adoucies, des connaissances approfondies, une motivation retrouvée font que cet ensemble est un formidable paratonnerre contre la foudre invisible.

Alors, ne perdons pas de panache face aux calomnies infondées, ne prêtons pas attention aux bipèdes en mal de reconnaissance, continuons à gazouiller, à partager ce que nous apprécions, à encourager ce que nous admirons et à mépriser sans haine celles et ceux qui ne savent pas encore que chacun a le droit de s’exprimer tranquillement et surtout de vivre pacifiquement.

Respect, humilité, cordialité et tolérance devraient être inscrits dans l’âme des locataires de la branche. Et si ces vocables ont disparu du code déontologique des spécialistes en agressivité permanente, et bien, laissons-les se déchaîner, se ridiculiser… quand les chiens aboieront encore, la caravane sera passée depuis longtemps !

Noisettement votre,

lundi 28 octobre 2013

Une noisette, un coup de patte

 


Combat pour l’égalité





Le week end de votre serviteur a été particulièrement enrichissant, non pas pour une récolte de noisettes, mais pour le fonctionnement des petites cellules grises si chères à Mr Hercule Poirot !
Et oui, le gris, quelle belle couleur, du noir avec du blanc, un métissage colorimétrique qui permet de nuancer sans tomber dans l’extrême...


Vendredi, j’ai eu droit à deux heures d’émotion, d’histoire, d’images qui défilent pour vous arracher des larmes, parfois des sourires et vous faire quitter la salle obscure avec un esprit plus clair qu’en y entrant : Le Majordome de Lee Daniels. L’histoire vraie, quoique fortement scénarisée, d’Eugene Allen qui a servi à la Maison Blanche pas moins de sept présidents des Etats-Unis, de Eisenhower à Reagan !

Impressionnant tant pour la réalisation et le jeu des acteurs que par la narration, ce film permet de retracer dans sa mémoire le long et difficile parcours de la communauté noire au sein de la société américaine, des premiers mouvements pacifiques de Martin Luther King jusqu’au durcissement des Black Panthers, sans oublier l’extrémisme du Ku Klux Klan ne reculant devant rien pour une idéologie qui rappelle les heures sombres des génocides.


Dimanche, c’est confortablement assis sur une des branches de mon arbre, que je regardais un reportage qui se mariait très bien avec ce que j’avais vu l’avant-veille : « Allons enfants » de la journaliste @AliceGauvin diffusé dans le cadre du magazine 13h15 le dimanche sur France2.

Un document, également révélateur du long combat contre le racisme : il y a 30 ans, dans les pas de Martin Luther King et de Gandhi, une poignée d’humanistes a décidé de créer une marche de la la liberté contre le racisme (pour le seul été 1983, 13 arabes avaient été assassinés juste en raison de leur origine). En arrivant à Paris, les marcheurs étaient 100.000 ! A travers le récit de ces anciens marcheurs, on réalise combien leur cause était juste et plus que nécessaire.

 
Mais une question se pose : le combat est-il terminé, existe-t-il encore un esprit « Voltaire » languissant... ? La réponse est hélas oui ! Un seul fait : samedi lors d’une manifestation la Garde des Sceaux Christine Taubira a été comparée à une guenon... No comment !


Alors, puisse dans chaque esprit s’inscrire deux citations ouvrant et terminant Le Majordome 
  • « Les ténèbres ne peuvent chasser les ténèbres, seule la lumière le peut » Martin Luther King
  • « Yes, we can » Barack Obama

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Le majordome, réalisation de Lee Daniels avec dans les deux rôles principaux : Forest Whitaker et Oprah Winfrey. Musique de Rodrigo Leao.


---> Pour revoir le document « Allons enfants » de Alice Gauvin :

http://www.france2.fr/emissions/13h15-le-samedi-le-dimanche/diffusions/27-10-2013_144437
 
 
 
 
 
(Source photo : http://nedhardy.com/2013/01/21/the-wise-words-of-martin-luther-king-jr/ )

mardi 22 octobre 2013


Une noisette, une émission
 
"Un Jour Un Destin"


Le 4 juillet 2007 apparaissait, dans l’univers cathodique, une nouvelle forme d’écriture télévisuelle : du document scénarisé où réalité et fiction étaient réunies pour décortiquer, développer la psychologie de personnalités : "Un Jour Un Destin" de Laurent Delahousse et les équipes de Magneto Presse.

Je ne sais pourquoi, mais rapidement, j’ai associé l’écrivain Stefan Zweig à cette série documentaire. Probablement parce que chaque biographie est écrite à partir d’un fait, un peu comme dans "Les très riches heures de l’humanité" où un événement provoque en un seul jour la portée d’un destin.

Et puis, au fil des « épisodes » de nombreux thèmes se retrouvent avec l’auteur de "La confusion des sentiments" : le secret, la complexité des rapports humains, l’impossibilité de retour en arrière, le sens de la vie mais aussi l’illumination des rencontres improbables.

Des portraits éclectiques que nous savourons minute après minute, des petites madeleines de Proust, tant nous aimons revoir ce qui a formé, transformé un Jean Gabin ou un Louis de Funés.

Comme pour tout programme, des préférences, des coups de cœur surgissent, tant pour la force de la réalisation que pour l’attachement à des personnes comme Daniel Balavoine, Patrick Dewaere, Coluche, Annie Girardot, Michel Berger ou Romy Schneider, des destins tragiques mais d’une richesse inouïe.

Cette émission possède une saveur particulière : celle d’offrir à chaque téléspectateur un plat judicieusement préparé mais dont chaque ingrédient conserve son origine, ses faiblesses, sa délicatesse. On dévoile, on perce l’intimité de chaque âme mais avec discrétion et en prenant soin de baisser le rideau pour éviter tout voyeurisme inopportun.

Esope, dont le parcours n’est pas une fable, déclarait : "on ne peut rien changer à son destin". Puisse cette émission sur le "destinare" de l’être humain, ne rien modifier dans sa conception et dans le plaisir d’une émotion parfois retrouvée, parfois prolongée...



  • Depuis 2007, Un Jour Un Destin a dressé le portrait de plus de 50 personnalités issues du monde du spectacle et de la politique. En 2012, une version jumelle est née sous le nom de "Un Jour Une Histoire" avec un document exceptionnel sur Klaus Barbie et un portrait croisé de Nicolas Sarkozy et François hollande "Les Ambitieux" Prochainement, un biopic sur Pétain devrait être diffusé sur France2 en prime time.
  • Nombreux sont les journalistes ayant participé à la réalisation de cette série documentaire , impossible de tous les nommer, mais je tiens à citer particulièrement : Laurent Delahousse lui même, Florent Chevolleau, Laurent Allen-Caron, Laure Matthey, Erwan L’Eléouet, Fabien Boucheseiche, Simon Thisse, Dominique Fargues et Sarah Briand.
  • La semaine dernière, la saison 2013 a ouvert le bal avec un document très émouvant sur Michel Serrault. Bourvil, les frères Léotard, Jacqueline Maillan, Mireille Darc, Johnny Hallyday, Charlie Chaplin et bien d’autres encore vont suivre sur France2 chaque mercredi en 2° partie de soirée ou en prime time, et ce pour notre plus grande satisfaction !
 
Pour revoir ou découvrir le making-off de Floriane Gilette et César Charbonnier :
 
La page officielle de "Un jour Un Destin" :
 
 
 
 
 




dimanche 20 octobre 2013


Une noisette, un livre

"L’invention de nos vies" par Karine Tuil


Trois personnages, Samir, Samuel et Nina, deux hommes amoureux de la même femme, classique, oui mais...Pour arriver à une situation flamboyante, Samir va voler le passé de Samuel, plus dure sera la chute quand l’autre...Non, je n’en dis pas plus, à vous de découvrir !

Un récit captivant/haletant/absorbant au rythme dynamique et saisissant. Au fil des pages, les masques tombent/basculent/dégringolent, les faux-semblants surgissent/ressurgissent/transpirent comme le lecteur qui retient son souffle à chaque ligne, chapitre après chapitre en sachant que le mensonge va fouetter/balayer/anéantir d’un rien une carrière comme une bourrasque s’abattant sur une magnifique palmeraie dont le sol n’était que sables mouvants.

Un roman à lire/à relire/à décrypter tant pour la force de l’écriture que pour la transcription de la complexité d’une société dans laquelle les personnages s’enfoncent avec tous les paradoxes que seul l’être humain est capable de construire.

Que Karine Tuil me pardonne l’emprunt des barres obliques. Mais c’est pour mieux attirer l’attention de cette forme d’écriture inspirée par le rap qui fait de ce roman une description inédite de la violence et la fragilité de l’univers du 21° siècle.
 
 

mercredi 16 octobre 2013


Une noisette, une émission

"Génération Quoi" ou quand la jeunesse positive


Les équipes de France Télévisions, Yami2 et Upian ont lancé depuis des mois une enquête sur la génération des 18-34 ans afin de dresser un portrait sur la jeunesse d’aujourd’hui, sans préjugés et en toute transparence.

Dans la lignée, une série a été réalisée par Laetitia Moreau, trois documentaires tournés à Cergy (préfecture la plus jeune de France) et dont les deux premiers étaient diffusés hier en deuxième partie de soirée sur France2 dans l’incontournable case Infrarouge.

Le résultat est sans appel : tous les clichés sur cette soi-disante jeunesse non motivée et lasse, sont balayés en quelques minutes.

Ils s’appellent Amine,Vincent, Marie-Laure, Massira, Sabrina, Clément, Jean-Pierre, Elodie...Tous ont quelque chose à nous dire, à transmettre, à partager, le tout avec une sincérité excessivement touchante.

Aucun profil n’a été oublié : étudiant en grande école (ESSEC), à l’université, ou parcours sans diplômes. Chemin chaotique pour la plupart car tous sont conscients qu’une épée de Damoclès baptisée "chômage" plane sur chacun d’entre eux mais la rage de s’en sortir est plus forte.

Au fil des minutes, on constate également que la France accuse un retard considérable au niveau de l’éducation. Seulement 10% des jeunes issus de milieux populaires font des études après le bac, rien ne bouge depuis des années. Et pourtant, au Danemark, l’Etat verse 1000 Euros dès les 18 ans de chaque citoyen pendant 5 ans sans condition de revenus... A méditer !

Le dernier documentaire sera diffusé mardi 22 octobre dans la même case horaire sur France2, et je vous conseille fortement de regarder et de vous imprégner de ces paroles de jeunes qui nous donnent un sacré exemple de ténacité et de lucidité. Quelques petits exemples pour illustrer mes propos :

"Toute seule, je cherche encore mon parcours dans ce monde, cela a été dure mais j’y arriverai" Marie-Laure, 19 ans, qui a souffert de phobie scolaire.

"Quelques années de retard à l’échelle d’une vie, ce n’est rien" Massira, 23 ans, étudiante en 3e année de droit.

Ou encore "A l’usine, toujours les mêmes gestes, mais ça va, y a pire" ; "On est tous dans l’obligation de construire son propre chemin, et c’est compliqué parce que nous n’avons pas tous les mêmes atouts au départ".

Un savant mélange d’utopisme et de réalité, des jeunes excessivement attachants quelque soit leur parcours, qui luttent, espèrent, connaissent la galère mais ne se plaignent pas et ne souhaitent qu’une seule chose : TRAVAILLER !


Notre pays possède une belle jeunesse, dommage de ne pas la considérer telle qu’elle est. Et enfin, donner sa chance à tout le monde, peu importe les failles et les passages à vide. J’espère que les politiques de tous les horizons et les décideurs ont regardé ce documentaire et auront quelques bonnes initiatives pour concrétiser le rêve de milliers de personnes et ne pas envoyer les illusions au pays de l’oubli.


Pour voir/revoir l’émission en replay :

Le site de Génération Quoi :
 
Le site Infrarouge :
 
 
 








jeudi 10 octobre 2013


Une noisette, un mot


Aujourd’hui votre serviteur va laisser place à une amie bipède rencontrée il y a quelques années et qui force plus que l’admiration. Son combat permanent contre les épreuves de la vie, son énergie, sa spiritualité, sa conviction profonde de ne jamais se plaindre, son désir de toujours aider... la liste est longue. Mais Françoise a un talent qu’elle n’ose avouer : celui de l’écriture, art dans lequel elle excelle depuis l’âge de 11 ans ! Afin de la convaincre d’ouvrir un blog, de publier ses poèmes et autres réflexions, j’ai décidé de vous offrir ce petit apéritif. N’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires et impressions, je lui transmettrai avec plaisir.


Merci à toutes et à tous pour entrer pendant quelques instants dans la musique des vocables...

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La valse des mots


Tu dis un mot
Un mot banal
D’un ton égal
Et d’autres mots
En un écho

Mots illusoires
Sur l’écritoire
Valse des mots
Venant en flots

Des mots d’amour
Soie et velours
Des mots amers
Pleins de colère

Des mots de joie
Vifs, qui flamboient
Mots de midi
Ou mots d’ennui

Des mots tristesse
Âme en détresse
Des mots légers
Comme un duvet

Mots ambigus
Sous entendus
Des mots coquins
Des mots taquins

Des mots joueurs
Ronds et rieurs
Mots évasifs
Très relatifs

Mots réfléchis
Mots enrichis
Mots dictionnaire
Expliqués, clairs

Mots adoucis
Comme un merci

Valse des mots
Et d’autres mots
Encore des mots
Et tout est clos

© Françoise Dinet




samedi 5 octobre 2013


Migrer vers l’adieu suprême

 


Un regard, juste un seul, vif, unique, en direction de l’horizon, horizon porteur d’espoir pour un cœur meurtri dans un corps à bout de souffle ;


Une décision, partir, fuir, s’enfuir...pour vivre, se renouveler, partager des moments de sérénité avec sa famille, ne plus entendre les pleurs même quand ils sont silencieux, retrouver l’ingénuité dans le sourire des enfants ;

Une lutte, à nouveau, contre les profiteurs, contre ceux qui se nourrissent de la pauvreté quelque soit le curseur de la détresse ;

Combattre l’adversité, s’apparentant à l’oeil du cyclope, pendant encore quelques jours, quelques nuits, mais avec la ferme conviction qu'un rayon d’un soleil bienfaiteur vous enlacera pour toujours ;

Mais c’est encore long, très long, un tunnel dont une ouverture semble s’écrouler quotidiennement, et puis la peur, la faim, les nausées, les crampes, le corps qui ne suit plus l'âme d'une force abandonnée, et ce sommeil qui ne vient pas...

Hélas, le sommeil est venu mais celui-là est pour l’éternité. Un départ sans ticket de retour, un exode définitif, dans les tourbillons de l’oubli emportés par les vagues de l’indifférence.

Partir ce n’est pas mourir un peu, c’est mourir pour toujours,
 
 




mercredi 2 octobre 2013


Une noisette, un film  

Du petit au grand écran : "Les fils de la terre"

 
 
 

Jean de la Fontaine par "Le laboureur et ses enfants" voulait démontrer que le travail de la terre héritée était un trésor. Mais le poète a bien écrit une fable, en ce XXI° siècle, le monde paysan souffre entraînant tout un secteur qui est pourtant la source de la vitalité d’un pays.
 
Le réalisateur Edouard Bergeon, à travers la tragédie familiale vécue, a voulu "rompre ce silence assourdissant" comme il l’a déclaré lui même lors de la projection de son film "Les fils de la terre" en pays poitevin.

Ce documentaire tourné en 14 mois, est un hommage à la terre et aux personnes qui luttent pour pouvoir continuer ce noble travail. C’est l’histoire de Sébastien, un jeune agriculteur de la région de Figeac, reprenant la ferme des parents mais où se mêlent histoires personnelles et crise agricole sans précédent. Après une descente aux enfers, Sébastien retrouve des forces, finit par positiver peu à peu et se regroupe avec d’autres collègues (26 exploitants des départements du Lot, du Cantal et de l’Aveyron) afin de pouvoir s’en sortir par leur propre travail via les circuits courts de distribution. Et comme le réalisateur le souligne "l’histoire d’une famille est universelle".


Un film poignant, sincère, pudique, sans artifice, où s’entrecroisent le combat de Sébastien Itard et le destin tragique de Christian Bergeon, père du journaliste-réalisateur.

Un film où se fait enfin entendre la colère silencieuse de toute une profession mais aussi d’une société où tout devient "mercantile" dans sa notion la plus cruelle.

Un film qui replace l’homme au cœur de la société et non l’inverse. Derrière chaque drame, se cachent dans l’ombre voire l’obscurité, les angoisses, les pleurs d’une famille, d’une mère, d’une compagne, car il ne faut pas "oublier l’importance des femmes dans le milieu rural" comme l’indique si élégamment Edouard Bergeon.

Un film qui mérite d’être vu, revu et nourri de débats afin que chacun de nous, par nos réflexions et nos petites graines semées, puissions permettre que s’ouvre un champ d’espérance et de vie épanouie dans une nature préservée.


Merci à Edouard Bergeon et aux équipes Sable Rouge/ Magneto Presse pour la réalisation de ce film ainsi qu’à toutes les petites mains qui en permettent la diffusion.

Merci à la Société de distribution Shellac pour la confiance accordée au réalisateur et à son équipe. 

Merci à l'équipe Infrarouge et France Télévisions pour le soutien financier et avoir été le premier diffuseur du documentaire en février 2012.

 
Pour en savoir plus :


Le site officiel des "Fils de la terre" : http://www.lesfilsdelaterre.fr/LES-FILS-DE-LA-TERRE

Le lien direct pour le DVD : http://www.lesfilsdelaterre.fr/DVD 

Un article de l’excellente revue XXI sur le portrait d’un autre agriculteur ruiné, filmé aussi par Edouard Bergeon et diffusé dans le cadre du non moins excellent magazine 13H15 de Laurent Delahousse sur France2 : http://www.revue21.fr/Le-troisieme-fils

Par ailleurs, si vous souhaitez que ce film soit programmé dans votre secteur, vous pouvez contacter Philippe Hagué : philippe.hague@gmail.com

Et pour les encouragements et autres remerciements, n'hésitez pas à tweeter à Edouard Bergeon : @EdouardBergeon

Le lien direct pour Infrarouge et 13H15 afin de connaître les différents programmes proposés : http://www.france2.fr/emissions/infrarouge et http://www.france2.fr/emissions/13h15-le-samedi-le-dimanche
 
 
 
 

Enfin et surtout, reconnaissance et respect à ces agriculteurs combatifs et exemplaires car n’oublions pas que sans eux aucune vie sur terre n’est possible.
 
 
 






dimanche 29 septembre 2013


Et la noisette fut...

Rassurez-vous, l’écureuil ne va pas vous endormir en vous décrivant la genèse de l’aveline. Non, plutôt (attention orthographe correcte car il s’agit bien de l’adverbe et non du chien), vous livrer une courte et humble réflexion « sciuridérienne » sur l’origine de ces curieux bipèdes dont certains se croient supérieurs aux autres.

Cet être vivant que l’on nomme Homo Sapiens depuis 1758 (coucou Carl von Linné) appartient à la famille des hominidés tout comme ses plus proches cousins les simius plus communément appelés « singes » avec plus 95% de gênes identiques, et oui ! Et si l’ancêtre commun n’a que 7 millions d’années d’écart (au minimum), en l’occurrence, l’origine universelle avec le singe araignée (aucun rapport avec les Aranéides) remonterait à près de 25 millions d’années avec un arrière-arrière cousin nommé « proconsul africanus ».
Et encore, je vous fais grâce de toute l’évolution des primates, sinon la prochaine fois que vous croisez un « daubentonia madagascariensis, lémurien ressemblant à une chauve-souris avec une queue d’écureuil (tiens, tiens), il vous faudra établir un arbre généalogique remontant jusqu’au Crétacé !

Il est d’ailleurs archi-faux de déclarer que l’Homme est un singe évolué. Le tronc est effectivement le même mais ce ne sont que de nombreuses branches qui ont poussées.
Vous allez me dire (oui, oui, j’en entends quelques uns...) oui, mais l’Homo Sapiens est quand même le sommet de l’évolution. Que nenni ! Par exemple, du point de vue anatomique, les mains à cinq doigts sont un caractère primitif parmi les mammifères ; les équidés, qui ont perdu quatre doigts, sont plus évolués, et toc !
Quant à la transmission de la connaissance qui diffère l’humanité des autres êtres vivants, il serait sage de prendre du recul (attention de ne pas tomber) car la primatologie démontre que les « grands singes » savent transmettre leurs savoirs acquis.

Et la capacité cranienne ? Parlons-en ! Surtout que chez l’Homme Moderne (heu, pas la boutique...) celle-ci a tendance à diminuer si on la compare avec l’Homme de Neandertal. Contrairement aux singes dont leur cerveau est devenu plus performant au cours de leur évolution.
Socialement, TOUS les singes ont une vie communautaire très hiérarchisée et sont capables d’exprimer la joie, la tristesse ou la colère par des expressions faciales. L’Homme n’a encore une fois rien inventé.
Au fait, une petite dernière pour la route, les chimpanzés, gorilles... sont naturellement ambidextres.

Alors l’Homme supérieur au Singe ? Toujours se rappeler que les êtres vivants sont tous issus de la même souche et que la supériorité est un concept inventé par l’Homme pour se conforter face à ses faiblesses.

La suite au prochain numéro, je retourne dans mon arbre faire le singe !

P.S. Cette lilliputienne cogitation provient de la lecture de nombreux ouvrages sur les origines de l’humanité, en particulier ceux de Louis de Bonis, Yves Coppens et Henry de Lumley.
 
 
 


mardi 24 septembre 2013


Une noisette, un coup de patte !


Pourquoi MonOeil me manque...

Ne me dites surtout pas que vous n’avez jamais vu ce petit bijou cathodique diffusé dans le cadre du magazine 13H15 le samedi de 2007 à 2012 et dont le papa se nomme... Michel Mompontet.

Qu’il était bon de pouvoir savourer pendant un trop court instant, un ton unique qui décryptait sans langue de bois (et pour un écureuil arboricole c’est important !) l’actualité de la semaine sous un angle qu’aucune émission n’est capable de faire avec autant d’ironie sans tomber dans le grotesque.

Depuis plus d’un an, sans MonOeil notre vision du monde est devenu plus trouble et même notre capacité auditive est devenue plus faible, nos cellules grises n’étant plus alimentées par ce succulent hors d’oeuvre.

Evidemment, Michel Mompontet n’épargnait personne ni aucun domaine mais sans jamais tomber dans une spirale du dénigrement permanent. Non, MonOeil mettait le doigt là où ça faisait mal avec un art de la réalisation qui permettait au téléspectateur de prendre du recul face aux incompréhensions du tourbillon mediatico-politico-financier.

J’avais déjà remarqué Michel Mompontet quand il était chef de la culture aux infos du week-end sur France 2 car sa patte personnalisait les images et le texte qu’il nous offrait. Cependant, lorsque Jean-Michel Carpentier et Laurent Delahousse lui ont proposé une lucarne d’exposition dans le mag 13H15, une palette de couleurs informatives améliora notre champ visuel.

Mais après 5 ans de bons et loyaux services, MonOeil a perdu la lumière. A force de ténacité, l’équipe du 13H15 a permis à l’ami Miguel de retrouver un peu sa voix avec « Carnets d’Utopie » qui donnait un peu d’optimisme dans un monde pessimiste.

Hélas, après deux numéros, le rideau tomba malgré les applaudissements.

Et pourtant, Michel Mompontet sait prendre ses distances face à toute forme de pouvoir, comme un Spinoza pour la pratique religieuse. Alors MonOeil quand reviendras-tu ?
 
 
 
 
 
P.S. Mais sachons optimisme garder, car une petite noisette me dit que Michel Mompontet va bientôt nous offrir avec sa vue imprenable, un reportage qui restera encore dans les annales du mag 13H15...








lundi 23 septembre 2013

Une noisette, un livre

 

L'homme itinérant

Romain Potocki

 
 
 
 
Votre serviteur va faire simple : il a aimé, grignoté, dévoré (enfin pas concrètement, hein !) ce petit panache livresque !

Because :

- allez trouver un récit où de l'Afrique on passe aux Martiens et aux ours rouges... ;

- du pur 3 en 1 : en un seul livre, vous pleurez, vous riez et vous rêvez ;

- j'avais déjà lu plusieurs façons de décrire le métro parisien, mais "les entrailles à roulettes de Panam, non ça jamais ;

- quand on a kiffé sur de nombreux reportages du 13H15 le samedi sur France 2, lire une synthèse de l'un des réalisateurs, est comme avoir encore la photographie sur son bureau du meilleur éclair au chocolat que vous n'avez mangé ;

- parce qu'étant fan de musique classique et d'opéra comme ce n'est pas possible, vous vous mettez à écouter sur Youtube toute la discographie de Bob Marley ;

- and so on !

Vous n'êtes pas convaincu. Ok. Alors, L'Homme Itinérant, c'est l'histoire "d'un mec qui roule une clope", "quand le réveil est déjà réglé sur 6 heures du matin" car tous les chemins mènent à la fois à Rome, en Afrique, à Lille, à Beyrouth et bien plus encore. C'est "un petit miracle" qui permet d'y "croire encore" de la part d'un Rom "who makes music happy" pour nous tous !

Maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire...


L'homme itinérant - Romain Potocki - Editions Presses de la Renaissance (Groupe Editis) - Mai 2013

P.S. Je vous conseille, par ailleurs, de visiter, voire de vous abonner, au blog de Romain et de voter pour la photo du concours le plus absurde du monde...quoique...
Et sans vouloir vous influencer, je miserais sur le hérisson, nouvel allié de l’écureuil pour le #SquirrelPower !
 
 





samedi 21 septembre 2013


25 ans !



Fundacion Josep Carreras para la lucha contra le leucemia – Barcelona – 14 juillet 1988
Arco de Triunfo – Barcelona – 21 juillet 1988


Deux dates indissociables, l’une établissant un 14 juillet (tout un symbole lorsque l’on est en plus citoyen français) une fondation pour la lutte contre une maladie qui n’épargne ni petits et grands, et l’autre, le triomphe de la vie, le retour sur scène du ténor Josep Carreras.


J’ai eu l’immense privilège de pouvoir assister à ce retour, et rarement autant de larmes de joie ont coulé sur mes joues. La joie de voir qu’une victoire contre parfois l’impossible était devenu réalité, la joie de partager la solidarité de tout un peuple, la joie de constater qu’une personnalité n’était pas égoïste face à la générosité affective reçue, la joie de constater que désormais nous étions tous unis pour lutter contre la maladie avec l’espoir qu’un jour la leucémie serait curable pour tous et pour toujours.


En ces 25 années, les nuages sont souvent passés au-dessus de nos têtes, parfois en donnant de terribles averses, parfois en laissant le soleil dominer. Mais à chaque fois des leçons de vie, de courage, d’humilité.


A commencer par Josep Carreras, qui en luttant contre une maladie qui ne lui donnait qu’une infime chance de survie, a prouvé que la détermination cérébrale était le catalyseur des traitements médicaux. Se rendant compte que son statut de privilégié avait peut-être été une force de plus, il n’a cessé de penser pendant son parcours contre la fatalité, que son premier objectif était de rendre accessible à tous, les soins qu’il avait reçus.


Cependant, cette rencontre avec la bravoure ne fut pas la seule. Comment en ces 25 ans ne pas me rappeler de tous ces patients, croisés de près ou de loin et qui ont, sans aucun doute, profondément modifié ma façon de penser.

En ces quelques lignes je veux d’abord rendre hommage à ceux dont le destin a été celui de s’arrêter trop tôt comme Alex, formidable jeune papa, Eva, en qui j’avais une admiration énorme, ou encore à Xavi dont la maman Herminia lutte à son tour contre le cancer.


Et puis, heureusement, la lumière réapparaît de temps en temps. Comme pour Maite, qui désormais s’occupe des autres à travers la thérapie équine, Gérard qui lui aussi vit auprès de chevaux, d’Adela, Carlos et bien d’autres.

Sans oublier Claudia, qui est plus qu’un exemple d’héroïsme : par pudeur, je ne décrirai pas son parcours publiquement mais sachez que la victoire fut longue et douloureuse, mais je ne l’ai jamais entendu se plaindre et à chaque fois que je l’ai rencontrée, son visage n’était que sourire avec un regard plus que volontaire.


25 ans de recherche et de progrès médicaux ;
25 ans ans de travail sans relâche pour la Fondation et pour tous les services hématologiques de par le monde ;
25 ans de dons de moelle osseuse ;
25 ans de rencontres et d’apprentissage à l’écoute de l’autre ;
25 ans de pleurs, de rires, d’espoirs ;


Merci Josep Carreras, merci à toute l’équipe de la Fondation, en particulier au Dr Enric Carreras, à Antoni Garcia, à Albertine Grau et à Alexandra Carpentier de Changy, merci aux généreux donateurs, merci à ceux qui peuvent s’inscrire comme donneurs, et enfin merci aux patients pour savoir nous donner tant de vie.