dimanche 26 janvier 2014


Une noisette, une colère
 
 
Un bruit retentissant, puis deux, puis trois... Tout claque ce jour-là dans un froid glacial dans ce village de l’Etat de New York. Oui, mais aujourd’hui, c’est une énième déclaration de guerre pour les écureuils qui ont l’habitude de distraire les promeneurs et d’éveiller les arbres. Un jeu pour certains, une détresse pour les autres... que ce soit les humains ou les animaux, lutter contre la violence est parfois un combat sans fin ou plutôt avec une fin écrite dans le sang.

Mais pourquoi ce grand chelem contre des animaux inoffensifs ? Parce que certains êtres assoiffés de chair et d’argent, ont décidé de promouvoir les armes par le biais des enfants. Oui, vous avez bien lu, ce petit « jeu » consiste en réalité à promouvoir l’utilisation de pistolets, fusils et autres ustensiles de nuisance, auprès d’un jeune public. Et pour ajouter une dose de « fun », on demande aux enfants de massacrer le plus possible d’animaux afin de remporter le plus beau des trophées ! Mais cette tuerie sordide doit être acceptée, validée, alors les organisateurs ont pris soin de la faire en faveur d’une œuvre de charité, hypocrisie quand tu nous tiens !

La pauvre plume et la voix bien faible de votre serviteur, ne pourront, hélas, faire arrêter ce massacre mais faire prendre conscience à quelques personnes que des bipèdes utilisent des enfants à des fins mercantiles et belliqueuses, serait déjà un léger réconfort.

Et ne jamais oublier aussi, que respecter les animaux, c’est respecter la vie sous toutes ses formes. Il ne s’agit pas de tomber dans les extrêmes et défendre les animaux en oubliant le sort des humains, non, simplement mieux considérer tous les êtres vivants et espérer qu’un univers pacifiste finira par s’imposer...Une utopie, peut-être, sûrement même, mais ne dit-on pas que l’espoir fait vivre... Et que la vie est pour tous, même celle de ces écureuils qui seront peut-être plus d’un millier à être massacré le 22 février prochain par des mains innocentes mais guidées par des adultes sans noisette ni âme !
 
 
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lundi 20 janvier 2014


Une noisette, un hommage,

 
Claudio Abbado
1933 - 2014


Une main, deux mains qui s’élèvent doucement dans un silence de cathédrale. Debout, face au pupitre, seul devant ses musiciens mais avec une harmonie indescriptible, la musique va bientôt retentir dans un hall où personne ne pouvait s’imaginer pouvoir approcher un jour un si grand homme...

Mozart est là, le premier mouvement de son concerto N°17 débute par un allegro qui provoque de suite des sourires à des corps meurtris. Le grand ami pianiste Maurizio Pollini le sait, ce concert en milieu fermé sera une véritable ode, comme pour hier, comme pour demain. Puis l’andante, suivi du dernier mouvement allegretto résonnent au-delà des murs, des sons qui provoquent une allégresse bienfaisante, réconfortante, et il en faut dans cet hôpital où les blessures de l’extérieur rejoignent souvent celles de l’intérieur. Hôpitaux, prisons, couvents, usines des lieux où Beethoven, Mahler, Debussy et bien d’autres génies ne sont jamais rentrés. 

La musique n’est pas qu’un art réservé à une élite, c’est un art populaire et souvent salvateur. Nul besoin de se parler, il suffit d’écouter, de regarder aussi, oui regarder les yeux qui se remplissent de joie, de mélancolie, de passion pendant, certes, un court instant, mais qui dure une éternité dans l’esprit.

La musique respire, elle se partage. Alors point besoin d’imposer une dictature dans sa conduite. Souple, elle transpirera d’autant mieux pour apporter un souffle de vivacité dans les âmes qui en ont besoin.

La musique a des instants uniques, émotions intenses, fluidité d’un mouvement, concentration d’une partition où chaque baguette saura apporter une saveur particulière et animer des ouïes au départ fermées à cet univers instrumental.

Par la musique, refuser la fatalité, faire découvrir et découvrir d’autres univers, ressentir les mêmes sensations que celles de son créateur, vivre, revivre, battre la mesure pour que les cœurs ne s’arrêtent pas, oui Maestro Claudio Abbado vous étiez tout cela, un talent, une exception, un miracle, refusant toute forme d’oppression et aimant la liberté.

Grazie Maestro, pour laisser un patrimoine aussi musical que spirituel et gardons tous cette belle utopie que vous avez souvent su réaliser. Merci, bon voyage au firmament des étoiles pour une symphonie désormais perpétuelle et inachevée à jamais...
 
 
 
 
 
                                            (Source photo : The Times/Deutsche Grammophon)



vendredi 10 janvier 2014


Une noisette, un coup de gueule !


Au royaume des bipèdes tout est bizarre autant qu’étrange... Une précarité qui s’installe dans la durée depuis des années, une insécurité grandissante, des soins médicaux de plus en plus régentés par Maître Finance, des individus rejetés parce que différents, un racisme galopant... bref, non, tout ne va pas très bien Madame la marquise !

Et pourtant, il semblerait qu’une certaine plèbe réclame comme au temps jadis, du pain et des jeux. Enfin, du pain, cela reste à prouver mais du cirque, aucun problème, depuis quelques jours les séances deviennent quotidiennes voire bi-quotidiennes !

La dernière en date : un hebdomadaire de la presse people, affamé de chair et de sang (et aussi de pièces sonnantes et trébuchantes) publie à sa Une les photos d’un chef d’Etat avec une supposée relation. Le principe est classique mais quand cela atteint le plus haut sommet de l’Etat, on peut douter des effets à long terme de tels procédés.

Une question avant tout : pourquoi cette presse peut-elle encore bénéficier des aides de l’Etat. Récemment Le Monde Diplomatique s’interrogeait devant une telle ineptie.

Ensuite, j’aimerais savoir, et cela ne concerne pas uniquement le monde politique mais chaque individu, célèbre ou inconnu, pourquoi la vie privée doit-elle être constamment mise en relation avec la vie publique. Certes, des artistes ou autres se prêtent parfois au jeu mais combien de personnalités se sont retrouvés à la Une de cette presse plus ou moins nauséabonde, contre leur gré.

La liberté, le droit à mener sa vie comme on l’entend, plus rien n’est respecté. On aime abattre une carrière, un statut, tout simplement parce que cela dérange ou bien parce que certains vautours regrettent de ne pouvoir faire davantage d’affaires fructueuses sur du « so bankable ».

Enfin, permettez-moi de vous dire, chers lecteurs, que votre serviteur, se fend la noisette de voir autant de discours moralisateurs sur Twitter ou ailleurs. Un homme de pouvoir aurait une liaison supposée... ô rage ô désespoir, n’est-il donc unique ? Allons, un peu de sérieux, non, je me suis trompée, vous êtes tous irréprochables dans votre âme et votre chair ?

Alors, cessez donc de « disserter » avec des cris d’orfraie, rejetez/méprisez cette presse de caniveau et indignez vous pour des causes justes et nobles. Et pour vous distraire l’esprit, le cinéma offre de très belles fictions qui pourront vous faire rêver sans porter atteinte à qui que ce soit... 

Terminons, si vous le voulez bien en musique, oui, souvenez-vous « L’amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser (…) l’amour est enfant de bohème, il n’a jamais, jamais connu de loi ». Maintenant, rideau, passons à la véritable actualité, merci !


mercredi 8 janvier 2014


Une noisette, un cri




Un cri, un seul, pour casser un silence qui ne dit pas son nom. Ce silence que l’on ne provoque pas mais qui est le résultat cacophonique de la bestialité humaine ;

Un cri, ni aigu, ni tonitruant, un éclat sourd mais violent, tranchant ;

Un cri, pour exprimer son désarroi, sa torpeur, son incompréhension face à la lâcheté des hommes, à la barbarie qui existe depuis des siècles et qui ne cesse de revenir dans la pierre des hommes, oui, la pierre, celle qui a remplacé le cœur ;

Un cri, pour se demander qu’est devenu le paisible cueilleur de l’aube de l’humanité ;

Un cri pour alerter qu’il ne faut jamais se voiler la face et réaliser que le pire peut côtoyer le pire ;

Un cri pour ne jamais effacer l’Histoire ;

Un cri pour alerter que la « bête immonde » sommeille et qu’elle est toujours prête à revenir ;

Un cri pour qu’un jour cette « bête immonde » s’effondre d’épuisement face à la raison regagné.


Einsatzgruppen : les commandos de la mort

Un document Infrarouge de Michaël Prazan, à voir et à partager pour que les consciences ne s’endorment jamais...

http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,94667378.html

http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,94667379.html