vendredi 30 octobre 2015


Une noisette, une interview

 


Jean-Sébastien Desbordes – Vincent Nguyen

Quand deux reporters tournent @360° !


(Photo © Delphine Ghosarrosian FTV/SIPA)


L’ivresse d’avoir le tournis, avec en prime l’instinct de découverte, est pour vous, chers bipèdes, un plaisir inexplicable et une recherche de tous les instants ? Que personne ne bouge ! L’émission 360@ diffusée en ce moment chaque samedi à 18H05 sur France5 a été faite sur-mesure pour répondre à tous vos rêves. Un style de doc inédit, conçu et réalisé par deux amis inséparables : les journalistes Jean-Sébastien Jean-Sébastien Desbordes et Vincent Nguyen. Conversation à noisettes rompues avec eux...


1- Comment est venue cette idée de tourner à 360° ?

Vincent : Nous réfléchissions ensemble à un concept d’émission de voyage, incarnée en duo. D’un naturel à avoir du mal à me concentrer plus de 5 minutes sur mon ordinateur, je me suis laissé distraire par une pub (un lien sur un réseau social, il me semble) et je suis tombé sur une vidéo à 360° ! J’ai cherché comment on faisait ces images, et l’idée m’est venue d’intégrer cette technologie dans notre aventure.

Jean-Sébastien : Voilà, mon copain Vincent est plus geek qu’il en a l’air ! Vince était persuadé dès le départ que réaliser des vidéos à 360° était un bon moyen de faire le buzz tout en innovant. Et il le fallait car des films sur les voyages ne manquent pas à la télévision ! En même temps, Vincent Feragus, notre producteur, a flashé sur nos tempéraments (éloignés et si proches aussi) et lui semblait que la relation entre Vincent et moi était une bonne base pour être moteur dans une série documentaire. On a donc réfléchi à la meilleure façon d’intégrer cette nouvelle manière de filmer dans un récit : voir dans toutes les directions et partager avec ceux qui nous regardent en les impliquant dans le voyage grâce au second écran.

Vincent : L’idée de synchroniser ce second écran avec l’émission télévisée n’est venue que plus tard. Mais ça s’est transformé en un vrai projet transmedia.

Jean-Sébastien : Vincent a vraiment eu la bonne idée. Et puis, c’était un défi, on adore ça !

2- Des expériences inédites mais beaucoup de stress à cause, notamment, des difficultés techniques ?

Jean-Sébastien : Oui... Je croyais que la caméra ayant la forme d’une boule on pouvait filmer sans trop se soucier de sa position. Mais ce n’est pas du tout le cas ! Nous avons découvert une multitude de problèmes et avons appris progressivement en marchant car pas de mode d’emploi. On a essuyé les plâtres. Mais le stress demeure car on filme à l’aveugle (pas de retour). Sans oublier que les risques sont multipliés par 7 car sur les 7 caméras, si l’une d’entre elles lâche, ce sont tous les films qui sont inutilisables.

Vincent : On s’est donc entraînés avant de partir filmer dans plusieurs situations, on a multiplié les prises de vues lors du premier tournage pour être certains de pouvoir ramener au moins une séquence. Comme tout ce qui est nouveau, l’apprentissage ne peut être qu’empirique, et à force de maîtriser, le stress a disparu...enfin un petit peu, car celui de vouloir ramener un bon film est toujours là !

3 – Dans l’immensité des lieux et coutumes à découvrir, comment s’est effectué le choix ? Au feeling, un coup de noisette ?

Jean-Sébastien : On procède en fait toujours de la même manière, et personnellement je pense ne pas pouvoir travailler autrement. Avant de partir on bosse sur un pays, sa culture, son histoire, un travail classique de préparation pour mieux appréhender l’endroit où l’on va plonger. Ensuite, on explore en détail une situation/une personne qui a attisé notre curiosité. Vincent et moi n’avons pas toujours les mêmes centres d’intérêts mais justement, l’une des forces de notre « duo » c’est de faire confiance respectivement au feeling ou aux envies de l’autre. L’autre force est qu’on adore rencontrer des gens, chacun de nous deux ayant une façon bien distincte d’engager une conversation mais avec la même conviction que chaque personne a quelque chose à nous dire et à nous apprendre.

Avant de partir, on planifie un itinéraire avec la prise de quelques rendez-vous. On se crée une sorte de canevas dans la tête permettant de rassurer tout le monde, en particulier les producteurs et les chaînes. Après, on oublie tout et on se laisse porter par les rencontres, les situations ou encore par notre curiosité, afin de tout redécouvrir par nous-mêmes sur le terrain. Le travail de recherches réalisé en amont reste dans un coin de la tête, comme un recueil dont on consultera les pages lors d’un tournage. Il nous permet d’improviser tout en étant certain d’aborder les sujets qui nous intéressent sans forcément tout prévoir.

4 – Combien de temps a duré le périple, combien d’heures de tournage, combien de séances de montage pour réaliser un tel ovni documentaire ?

Vincent : Le pilote de l’émission a nécessité 15 jours de tournage et des semaines de montage...et de remontage... et de re-remontage. Ce, pendant environ 5/6 semaines. C’est ainsi quand on invente une recette. Maintenant on ne tourne que 10 jours sur place.

Jean- Sébastien: 10 jours et c’est déjà très éprouvant. Surtout pour Vincent qui conduit, et pour le cameraman (Christophe Brunet ou Matthieu Martin) qui doit nous coller aux basques, si on improvise il faut qu’il soit prêt à dégainer. Avec en plus le son à gérer ! On a l’habitude de travailler entre amis et pour ce projet, encore plus, c’est physique, on vit collé les uns aux autres au quotidien. Donc, il peut-être facile de s’énerver (surtout quand on a la gueule de bois!). La postproduction des 360° est une vraie galère car cette technologie n’est pas encore faite pour être utilisée dans un format classique de fabrication télé.

5 – Jean-Sébastien, vous avez sacrément donné de votre personne lors de la première étape au pays des kiwis. Un tatouage sur-mesure mais aussi impressionnant qu’un haka ?

Honnêtement ce n’était pas très compliqué, c’est un honneur que le tatoueur m’a fait. Le tatouage traditionnel au marteau et à la dent de sanglier est une pratique très confidentielle et chargée de sens chez les maoris. Le motif a une énorme signification pour moi. Je remercie Vincent car c’était un rêve secret. Je ne suis pas maso mais j’aime vivre les expériences/situations des gens qui m’intriguent ou des personnes dont j’essaie de raconter la vie. Dorénavant je pense pouvoir parler un peu plus légitimement des maoris grâce à ce film et à tout ce qu’on a partagé avec eux. Pour la douleur, ce sont surtout les dernières minutes qui étaient éprouvantes mais je me sentais fort, j’avais mon copain avec moi :)).

6 – Vincent, le Christ du Corcovado n’a plus de secret pour vous ?

Survoler de près le Corcovado était dans ma « bucket list » de pilote. Le faire en ULM n’a pas été facile, on s’y est repris à 3 fois ! Problème météo, panne radio... Et puis cette zone est sous le contrôle aérien de l’aéroport Santos Dumont qui n’est pas bien loin. Même s’ils nous ont laissé approcher, notre présence n’a pas été tolérée bien longtemps. Un grand souvenir en tout cas !

Pour la petite histoire, au début, on avait imaginé que Jean-Seb monterait à l’intérieur du Christ et se hisserait au sommet... mais ça n’a pas été possible !

7 – Entre-nous, personne ne nous entend, quelle fut la plus grosse tranche de rire que vous ayez pu savourer durant cette riche expérience ?

Jean-Sébastien : Il y en a beaucoup, difficile d’en trouver une en particulier. L’humour est aussi une force dans notre relation. Je tiens d’ailleurs à préciser que ces films nous laissent la possibilité d’être à l’écran comme on est dans le vie, et donc, de cultiver le second degré. Lors de notre « mariage » à Las Vegas, on savait qu’on faisait n’importe quoi, mais on était contents de nous et qu’est-ce qu’on a ri !

Vincent et moi on se connaît par cœur . Du coup, on a un malin plaisir à se pousser l’un l’autre dans des situations parfois inconfortables. Vincent est logique et réfléchi et franchement ça m’a vraiment fait marrer de l’envoyer voir un Chaman au Mexique. Une espèce d’escroc qui m’avait promis de guérir Vincent des mauvaises ondes qu’il a en lui. Situation ridicule mais j’ai adoré voir Vincent affronter ce type sachant que ce n’était pas en sa faveur. Ce jeu de moqueries entre nous a quelque chose de bienveillant. Se mettre chacun son tour dans des situations gênantes nous permet d’aller au-delà de nos limites. Enrichissant tout en permettant de ne pas se prendre au sérieux et surtout d’avoir le soir de franches parties de rigolade quand on se refait la scène autour d’un bon verre:))

8 – Quelles sont les prochaines destinations où vous allez nous emmener ? Au bout de la terre, au pays des merveilles ?

Jean-Sébastien : Pour cette saison 1, après la Nouvelle-Zélande et le Brésil, l’Italie (ce samedi), l’ouest américain et le Mexique. Après on ne peut pas vraiment en parler;-) Disons simplement que nous partons pour la Namibie jeudi...

9 – Question collégiale, bon ok, vous n’êtes que deux;-) mais quelles sont vos prochaines bottes secrètes ? Du doc, encore du doc, toujours du doc ?

Vincent : Une nouvelle saison de 360@ et si possible un ou deux projets perso que je dois pour l’instant garder secret;-)

Jean-Sébastien : Aucun projet télé en vue. Je viens de terminer les différents reportages sur lesquels je travaillais depuis un an, je vais me consacrer uniquement à 360@ pour le moment. Dans l’avenir ? Toujours le rêve de faire du cinéma et peut-être un livre...

10 – Et comme d’habitude, that’s the squirrel’s way, le petit quizz pour mieux connaître le fond de votre âme...
Par ordre alphabétique, on commence par Jean-Sébastien :
  • Un roman : Les faux-monnayeurs d’André Gide
  • Un personnage : Sam Lion
  • Un écrivain(e) : Hunter S ; Thompson
  • Une musique : A day in the Life
  • Un film : Regarde les hommes tomber de Jacques Audiard
  • Un animal : la girafe
  • Un dessert : l’œuf mayo
  • Une devise/citation : « L’eau chaude, n’oublie pas qu’elle a été froide »

Et on termine par Vincent :
  • Un roman : Terre des Hommes (Saint-Exupéry) / La promesse de l’aube (Gary) / Voyage au bout de la nuit (Céline) / Water Music (TC Boyle) and so on !
  • Un personnage : Saint-Ex, Mermoz, Churchill
  • Un écrivain(e) : Romain Gary, Josep Kessel
  • Une musique : Bach (tiens, il s’appelle aussi Jean-Sébastien ! )
  • Un film : Un singe en hiver d’Henri Verneuil
  • Un animal : le chat
  • Un dessert : le gâteau basque de chez Pariès à Saint-Jean de Luz
  • Une devise/citation : « Vis comme si tu allais mourir demain, apprend comme si tu allais vivre toujours » (Ghandi)


Merci du fond de la noisette pour cette interview et à samedi prochain pour suivre vos découvertes en immersion à 360@


 




lundi 26 octobre 2015


Une noisette, des lectures


Des pages, des phrases, des histoires



Du haut de mon arbre, il est naturel (et ce sans arôme artificiel) de vous dévoiler mes quelques noisettes "coup de cœur" de ces derniers mois, votre serviteur n’ayant qu’une seule devise (enfin presque) : de la lecture avant toute chose !



Mohammad Reza Pahlavi, le dernier Shah d’Iran – Yves Bomati/Houchang Nahavandi – Editions Perrin - 2013
Ouvrage lu avant tout pour ses auteurs. Une surprise en le découvrant chez un libraire de mon secteur arboricole. Yves Bomati et Houchang Nahavandi sont un peu mes deux mentors, le premier m’a appris à aimer les lettres, le second à découvrir et aimer le monde et la culture du Proche-Orient. Deux de mes anciens professeurs pour qui j’ai un immense respect, malgré parfois, des points de divergence.

Cette biographie récente du dernier Shah d’Iran est riche en détails et sur l’histoire de la brève dynastie des Pahlavi. Même si on garde un œil critique sur ce récit penchant plutôt en faveur de Mohammad Reza, les auteurs ont toutefois l’objectivité de ne pas occulter ses défauts, ses erreurs et contradictions. Mais prendre un peu de recul est parfois salutaire, par exemple, les passages sur les exigences britanniques à travers le 20° siècle et la position de l’Iran sur l’Afghanistan dans les années 70, pourraient un peu expliquer la situation d’aujourd’hui sur le Proche-Orient. Quant à Valéry Giscard d'Estaing, j'espère qu'il a lu ce livre...


Je vous écris de Téhéran – Delphine Minoui – Editions seuil - 2015
Autre ouvrage sur l’Iran qui apporte une vision du pays dans les années 80 et celles d’aujourd’hui, entre frayeur et espoir. Des paragraphes absolument saisissants sur l’ultra sécurité du pays, la description de celles et ceux qui continuent à lutter malgré les dangers, ses rencontres improbables et parfois désarmantes, font de ce récit un quasi-testament sur la vie quotidienne iranienne. Pour apporter de la douceur et de la poésie, la correspondance imaginaire de l’auteure à son grand-père permet au lecteur de s’engouffrer dans l’âme persane. Delphine Minoui émet beaucoup de questions, la plupart sans y apporter de réponses. Le passage le plus frappant, est sans aucun doute celui portant sur le nucléaire. Les raisons aussi de vouloir cet arsenal. Pourquoi ? Réponse dans le massacre d’Halabja.


La vérité sur la tragédie des Romanov – Marc Ferro - 2013
Passons de l’Iran à la Russie...

Enquête très fournie de Marc Ferro sur la tragédie des Romanov et le réel sort réservé à sa famille. Et si Nicolas II avait été le seul à être assassiné ? Documents, témoignages de la part des deux côtés, celui des Rouges et celui des Blancs. Chacun avait intérêt, pour des raisons évidemment distinctes, de faire croire que toute la famille avait été exterminée. Mais...


L’avocat, le nain et la princesse masquée – Paul Colize – Press Pocket 2014
Non, ce n’est pas un remake d’une histoire de Walt Disney, c’est un roman policier, une histoire belge ( pas de vilaines pensées, merci), palpitante, haletante mais pour laquelle pas besoin de retenir votre souffle. Il suffira de tourner les pages pour suivre sans vous arrêter le parcours d’Hugues Tonnon, avocat du bureau bruxellois qui a eu la mauvaise idée d’accepter l’invitation d’une très séduisante top model que l’on retrouvera quelques heures plus tard assassinée. Tous les ingrédients du bon polar de divertissement sont réunis, le tout agrémenté d’une sauce piquante savamment dosée en humour, qui vous donneront trois heures de lecture ferme et du fun en sursis !  


Jamais sans elles – Jacques Santamaria/Patrice Duhamel – Editions Plon 2015
Marie-Louise, Charlotte, Yvonne, Mathilde, Liliane, Elisabeth, Michelle... Des femmes. Certaines oubliées et/ou peu connues. D’autres immortalisées à jamais. Mais toutes ont un point commun : elles ont influencé un mari, un père un fils dans l’exercice du pouvoir. De Charles-Maurice de Talleyrand à Manuel Valls. Plus de 200 ans d’écart pour une visite intime des petites histoires pour la grande histoire. Un livre qui au départ ne figurait pas dans la liste de mes envies, mais en le feuilletant, je lui ai trouvé un parfum alléchant, celui qui vous permet de vous faire inviter dans le sanctuaire privé de la politique. Mais attention, que les amateurs de récits glauques ne s’attendent pas à des révélations de noisettes croustillantes, cet ouvrage n’est en aucun cas du "people" même si à plusieurs reprises, je lui trouve un côté un peu "bisounours". Cependant, le charme de la lecture opère...


L’ours est un écrivain comme les autres – William Kotzwinkle – Editions Cambourakis - 2014
Ai-je gardé le meilleur pour la fin ? Possible. Du compagnon typographe à la liste des journalistes œuvrant pour un journal, l’ours ne pouvait devenir qu’écrivain ! Enfin presque car il use d’un stratagème pour le devenir. Une fable burlesque, un conte pour adultes, une épopée digne du plus fin des plantigrades dans l’univers impitoyable de la presse et de l’édition. Périple ursinesque pour une satire de la bêtise humaine.

Bref, pour résumer, c’est un livre pop-corn, ou plutôt de la crème fouettée, bien fouettée même. Bien appuyer le marque-page en position du 3° degré et on dévore le tout jusqu’à la dernière ligne. L’ours alias Dan Flakes sort ses griffes pour une cynique critique de la société mercantile, de la course à la célébrité, du snobisme.. et autres pots de miel. A déguster entre les nombreuses tranches de rire !


lundi 5 octobre 2015


Une noisette, une initiative

 

Watch Help : une petite application pour une grande aide au handicap

 
 
 


Etre parent d’un enfant handicapé, ce sont des combats quotidiens, pour ses proches, pour soi-même, pour les autres. C’est trouver une aide, rechercher une écoute, chercher des issues. C’est parfois se sentir abandonné dans un monde qui n’accepte pas la différence. C’est aussi rebondir en proposant des solutions...


1 – Estelle, comment vous est venue l’idée de créer cette application ?
J'ai un petit garçon de 10 ans, Allan, qui est autiste. Au niveau des apprentissages, j'ai décidé il y a quelques mois de mettre la priorité sur l'autonomie. J'ai donc réfléchi à un support beaucoup plus ludique que les pictogrammes papiers que j'utilisais jusqu'à maintenant, dont Allan s'est lassé avec le temps.

2 – Ainsi, vous avez déjà pu constater par vous-même l’utilité de cette démarche ?
Oui en effet, j'ai testé certaines fonctions avec lui et le résultat était vraiment étonnant.

3 – En quelques lignes, en quoi consiste cette application ?
Il s'agit d'envoyer des alertes et des rappels directement sur une montre connectée qu'il porte toujours au poignet comme une montre classique. Cette application propose 3 fonctions principales : la fonction Séquentiel qui lui indique étape par étape les tâches qu'il doit effectuer. Par exemple : "je me lève", "je me douche", "je m'habille" etc... La fonction Planning qui permet de consulter son emploi du temps et de recevoir des alertes à chaque rdv. Et une fonction Mémo, qui apporte sous forme d'images et/ou de textes, une solution face à une situation déstabilisante ; par exemple "je loupe mon bus".
Une fonction permet aux aidants de vérifier à distance que tout se déroule comme prévu, en posant des questions auxquelles l'aidé doit répondre par "oui" ou par "non". Par exemple : "es-tu bien arrivé ?"


4 – Quelles personnes pourraient bénéficier de cet outil ?
Toutes les personnes atteintes de troubles cognitifs que l'on trouve notamment dans l'autisme, la trisomie 21, la maladie d'Alzheimer, le TDA/A, la maladie d'Hungtinton etc...

5 – Vous avez lancé un appel aux dons ?
Oui en effet, sur la plateforme de financement participatif www.kisskissbankbank.com/watchelp.

6 – On parle, on écrit beaucoup sur le handicap. Pourtant la réalité sur le terrain est parfois bien différente ?
Se sont les écrits des personnes directement concernées qui sont le plus souvent les plus représentatifs, qui sont les plus justes. Car personne n'est mieux placé que nous pour décrire les énormes difficultés auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement. Tant qu'on n'est pas dans cette situation on ne peut pas vraiment se rendre compte...

7 – J’ai lu récemment que certaines familles confrontées à l’autisme se sentent comme "les damnés du handicap". Pourquoi ?
Je pense sincèrement que toutes les familles touchées par le handicap en général se sentent "damnés". Pas seulement dans l'autisme. Pourquoi ? Parce que très clairement, en France, on n'en veut pas, ils dérangent ; sauf pour faire de l'argent sur leur dos bien sûr... Un enfant autiste par exemple rapporte beaucoup plus lorsqu'il est enfermé dans une institution (environ 250€/jour/enfant) ou dans un hôpital psychiatrique (environ 800€/jour/enfant) plutôt qu'à l'école. Ainsi, non seulement il contribue aux bénéfices de l'établissement mais ainsi on ne le voit pas et il ne dérange personne. 100% des enfants autistes en Angleterre sont scolarisés contre 20% chez nous. Ça vous donne une idée... Nous parents d'enfants porteurs d'un handicap, passons notre temps à nous battre contre les administrations et contre l'éducation nationale pour obtenir un diagnostic, pour leur apporter une prise en charge digne de ce nom, pour les scolariser, pour les faire accueillir dans un centre sportif ou de loisirs... Beaucoup de parents ont tout perdu : leur travail, leur vie sociale, leur santé morale et/ou physique et parfois leur amis et leur famille...

8 – Pour terminer, si vous avez un message à faire passer, c’est le moment, c’est l’instant :
Je dirais que devant ce constat du handicap en France, pays "des droits de l'homme" dans lequel quasiment rien n'est fait pour aider au mieux les familles, je ne peux qu'espérer, de manière très humble, que cette application apportera une aide au plus grand nombre. L'autonomie est synonyme de liberté, et rien n'est plus précieux pour l'homme.

Merci Estelle et bon courage en espérant que votre beau projet aboutisse.
Un grand merci à vous.

Pour suivre Estelle sur Facebook


vendredi 2 octobre 2015


Une noisette, une rose

 
 

Quand un bouquet devient solidaire



"Ô Rose, merveilleux butin
Ton charme est sans pareil
Ô Rose dans le frais matin
Ouvrant ton cœur vermeil"

Monsieur Beaucaire par la voix de son Messager aurait pu continuer par

Ouvrir son cœur par une rose
Ouvrir son cœur par un bouquet
Ouvrir son cœur par une action

Une Rose pour donner espoir
Une Rose pour redonner le sourire
Une Rose pour la Vie

Le cancer n’a pas de visage, pas d’âge, pas de religion, pas de couleur. Il frappe à n’importe quelle porte sans demander la permission d’entrer. Mais des fenêtres de solidarité s’ouvrent.
Comme en ce mois d’octobre où Interflora s’associe à la lutte contre le cancer, et en particulier, le cancer qui touche les femmes, en reversant des fonds à Rose Association.    Si vous vous voulez offrir des fleurs, n’hésitez pas à choisir le bouquet Rose Magazine : vous ferez plaisir et vous participerez à une belle action (15 € reversés à l'association) 

Pour en savoir plus http://blog.interflora.fr/actualites-interflora/fonds-interflora/un-bouquet-solidaire-contre-le-cancer/

Un envoi de fleurs, qui vous diront de penser aux autres, d’y penser souvent, d’y penser encore..