dimanche 24 novembre 2013


Une noisette, un départ
 
 
"On naît, on vit, on trépasse,"

Georges Lautner a rejoint Michel Audiard au terminus des inégalables


Georges Lautner était un « Bon Vivant » et même pas « Barbouze » à ses heures perdues. Pas besoin d’un « Septième Juré » pour hélas se rendre compte que tous nous terminerons par prendre « Des pissenlits par la racine ». Mais est-ce « Est-ce bien raisonnable ? » Allez savoir, car que l’on soit « Flic ou voyou » il reste toujours « Quelques hommes trop tranquilles » pour faire le « Guignolo ».

Georges lautner était un grand « Professionnel » qui a su trouver une « Grande sauterelle » pour en faire une délicieuse « Fleur d’oseille » et « Même en plein cirage » il savait qu’à un moment il n’y aurait « Pas de Problème » parce que c’était un « Pacha ».


Désormais c’est au royaume des cieux ou ailleurs que Georges souhaitera de « Joyeuses Pâques » à son fidèle ami Michel car ensemble ils ont pris « La valise » pour rejoindre les autres « Tontons Flingueurs »
 
 


(Source photo : Unifrance Films)
 




samedi 23 novembre 2013


Une noisette, un film,
 
Une belle histoire, de belles rencontres


Gabrielle, vous connaissez ? Gabrielle Marion-Rivard est une jeune femme atteinte du syndrome de Williams et qui a accepté de jouer son propre rôle afin de mettre en valeur l’esprit d’ouverture et de tolérance envers les personnes handicapées.

Le film de Louise Archambault est une histoire simple, une histoire d’amour entre deux êtres différents aux yeux des autres mais qui pourtant aspirent aux mêmes idéaux : vivre et partager. Une réalisation sobre afin de mieux cerner la psychologie des personnages et de faire progresser le spectateur vers le dénouement en même temps que les protagonistes.

Un amour qui paraît impossible face aux préjugés, aux tabous mais qui deviendra possible grâce à la ténacité des jeunes amoureux. Une leçon d’humanité enrobée dans un univers d’eau et surtout de musique car le chanteur Robert Charlebois a accepté de participer à cette fiction qui au fil des minutes devient documentaire.

Afin de mieux renforcer le côté pédagogique de ce film canadien, José Daily membre du cinéma Le Foyer à Parthenay a co-animé un débat avec Christian Rotureau (1) où avaient été conviés de nombreux handicapés et professionnels. Une excellent idée, car cette projection avait un but souhaité par José Dailly : partager. Réussite totale car ce fut extrêmement émouvant d’entendre tour à tour, les personnes handicapées exprimer leur bonheur d’avoir pu assister à cette séance. Certains avec un handicap très lourd ont déclaré leur joie de se retrouver dans un film « où enfin on pense à nous et où nous sommes considérées comme des personnes normales » Une jeune femme a ensuite déclaré « merci, je vis une histoire d’amour depuis 9 ans au foyer où je réside et c’était un bonheur de voir ce film ». Ou encore « merci et bravo à toutes ces personnes qui nous aident à vivre comme les autres ». Des témoignages émouvants au possible et si sincères qu’il était peut-être difficile de trouver un œil encore sec à la clôture du débat . 

Alors, un conseil, si vous n’avez pas encore vu ce film, allez-y, c’est un véritable hymne à la tolérance et à l’approche de la différence. Et surtout un message fort : les personnes à déficience psychique n’auraient-elles pas quelque chose de plus dans le cœur... A méditer !


P.S. A noter que ce film à déjà reçu de nombreux prix et est en course pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

(1) Christian Rotureau est directeur général de l'association :
 http://www.comite-franco-quebecois.fr/france_quebec.php?cfqips=CFQIPS_Au_Service_De_La_Deficience_Intellectuelle


mardi 12 novembre 2013

Une noisette, une réflexion
 
Quand un oiseau bleu devient parfois vautour
 
Voici près de trois ans, votre serviteur a décidé sur un coup de noisette de s’installer de temps en temps sur un autre arbre que le sien. Une très grande branche (et pas vieille du tout), flexible, malléable, informative, bref un petit coin de paradis, où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (oui, je sais Candide n’est pas loin), le tout agrémenté d’un merveilleux gazouillis d’oiseau bleu, doux comme un rêve et paisible comme l’eau d’un ruisseau.

Véritable écureuil arboricole que je suis, je me faisais une joie de découvrir virtuellement le monde merveilleux des bipèdes terrestres en ce 21° siècle B.C. Rassurez-vous, je ne rajouterai pas « mes bien chers frères »….

Et le plaisir fut immense, comme pour toute activité Internet, le monde au bout des griffes, la connaissance à portée de pattes, des rencontres progressives de très belles personnes, des échanges constructifs, de l’information en temps réel, des passions partagées, des divergences discutées et bien plus encore.

Mais hélas, les bourrasques ont parfois tendance à faire vibrer cette branche dans le sens du ravin, l’oiseau bleu devient sombre, prend de l’ampleur et se transforme en un vautour nauséabond prêt à détruire avec son bec langue de vipère, toutes les racines de la prétendue civilisation geek ! Et même si vous êtes équipé d’un système anti-dépressions, c’est-à-dire, avec la résolution de ne jamais insulter qui que ce soit et d’être le plus cordial possible, personne ne peut échapper aux divagations malsaines et autres humeurs négatives de l’Homo Twittérius.

Effectivement, qu’il est facile, de devenir rapace lorsqu’ aucun filet ne risque de vous surprendre : bien au chaud, derrière un écran, que c’est jouissant de juger le travail des autres, d’établir une fiche personnalisée alors que vous ne connaissez rien de vos interlocuteurs, d’insulter tranquillement en vous donnant de l’importance, de créer des rumeurs sur des fixations ou des idées préconçues, de s’inventer des vies parce qu’évidemment la sienne n’est pas forcément glorieuse, de haïr des êtres sans savoir pourquoi mais parce que l’attraction est gratuite, de ne pardonner aucune faute parce qu’hélas il vous faut souvent courber l’échine avec votre entourage, de répandre du venin car jamais on ne vous injectera de l’anti-poison à travers votre smartphone !
Cependant, malgré les orages quotidiens, des éclaircies permettent de se reposer tranquillement en profitant du chant de l’oiseau redevenu pacifique. Des échanges fructueux, des rencontres In Real Life (coucou les ami(e)s qui se reconnaîtront), des éclats de rire, de belles histoires partagées, du soutien apporté, des larmes adoucies, des connaissances approfondies, une motivation retrouvée font que cet ensemble est un formidable paratonnerre contre la foudre invisible.

Alors, ne perdons pas de panache face aux calomnies infondées, ne prêtons pas attention aux bipèdes en mal de reconnaissance, continuons à gazouiller, à partager ce que nous apprécions, à encourager ce que nous admirons et à mépriser sans haine celles et ceux qui ne savent pas encore que chacun a le droit de s’exprimer tranquillement et surtout de vivre pacifiquement.

Respect, humilité, cordialité et tolérance devraient être inscrits dans l’âme des locataires de la branche. Et si ces vocables ont disparu du code déontologique des spécialistes en agressivité permanente, et bien, laissons-les se déchaîner, se ridiculiser… quand les chiens aboieront encore, la caravane sera passée depuis longtemps !

Noisettement votre,