mercredi 31 décembre 2014


Une noisette, une année

2015 à l’horizon




Une année passe, une autre arrive. Inutile de basculer dans les sempiternels vœux de Nouvel An.
Le silence est parfois plus parlant. Plus de bruit, seul celui qui nous entoure, celui de la vie.
 
 Portons notre regard comme ce jeune homme vers l’horizon 2015 avec espoir et optimisme.
Tout simplement, sobrement... mais humainement... 
 
 

(Photo by C. Kehres : Hope on the horizon)

dimanche 28 décembre 2014


Une noisette, une interview coup de patte

 

Sarah Dray, bloggeuse, twitteuse et...

 
 



Envie de fraises même l’hiver ? Une adresse, une seule pour déguster des yeux un blog qui apporte mille saveurs aux petites cellules grises. Discrètement, tâchons d’en savoir un peu plus sur cette personne qui semble avoir plus d’une noisette dans son sac à main...



1 – Sarah, quelles sont les recettes pour développer les papilles cérébrales de vos lectrices et lecteurs, écureuils compris ?
Quand j’ai créé mon blog j’ai voulu qu’il soit simple et spontané, de pouvoir y écrire comme je parle…qu’il soit comme une photo avec un ressenti de l’instant.  J’ai toujours beaucoup aimé écrire, avant c’était plutôt des rimes, depuis 2 ans avec le blog, c’est plutôt de la prose. Pour titiller mes lecteurs, je me sers donc de la vie de tous les jours, de ce qui me surprend, ce et ceux que j’aime, ce qui me fait rire, ce qui me révolte, ce qui m’émeut, ce qui me met en colère… J’aime aussi être un peu provocatrice et susciter les débats, je me souviens d’un coup de gueule contre les hommes de mon âge qui a fait couler beaucoup d’encre. Mais globalement, ce qui est très intéressant, c’est de voir l’évolution de mon style au fur et à mesure des billets et les styles très différents que je peux avoir selon mon humeur ou selon les sujets, toujours avec la même sincérité et le même optimisme. J’écris aussi pour un blog multi contributeurs sur Israël qui s’appelle Rootsisrael, même si ma participation est plus rare qu’à son lancement en novembre 2013.

2 – Internet, une passion, une folie ou simplement quelques granules de curiosité en mode homéopathique ?
Internet c’est d‘abord mon métier, puisque je suis chef de projet digital mais c’est aussi une mine inépuisable d’information et de découverte : pour l’actualité, la musique, l’histoire… J’ai choisi ce métier car il est en prise avec une innovation constante, et que cette nouveauté et ce changement perpétuels correspondent bien à mon tempérament et à mon caractère. Dans la vie de tous les jours, je suis très connectée grâce aux réseaux sociaux, tant avec mes proches qu’avec mes lecteurs que je ne connais pas. J’adore avoir leur ressenti sur mes posts. Aussi, Twitter et Facebook me servent beaucoup de fil d’actualité personnalisé, les informations remontent vite sur ces 2 réseaux là. C’est aussi une source intarissable d’humour (et malheureusement parfois de haine). Après, je consomme aussi énormément de séries télé et de replay d’émissions de télé. Je me sers aussi des sites de tablatures pour gratter de nouvelles chansons sur ma guitare.

3 – La fraise, nouvel emblème du féminisme serein ?
Jusqu’à il y a peu de temps, je ne m’étais jamais posé la question du féminisme et puis, à force de me voir répondre à des propos machistes, de lire ou de voir parler des femmes de cette condition, j’ai réalisé qu’il était essentiel de s’opposer aux propos misogynes et surtout de faire changer les choses, chacun à son niveau. Mais comme la prise de conscience est récente, je tâtonne encore sur la façon de la mettre en action. Si je peux me permettre j’aimerais citer ici Sophie Gourion et son blog Tout à l’égo, qui y sont pour beaucoup dans cette prise de conscience.

4 – La journaliste Audrey Pulvar semble être votre modèle, vrai ou faux ?
Modèle est un mot un peu fort, surtout que je pense qu’on en a plusieurs dans la vie, en commençant par ses parents, si on a la chance qu’ils soient aussi présents et admirables que les miens. Cependant, j’ai découvert Audrey Pulvar sous un nouveau jour grâce au Grand 8 sur D8, je la connaissais moins avant, et je la trouve impressionnante d’intelligence et de détermination. J’aime lorsqu’elle donne chaque fois un point de vu construit, altruiste et engagé. J’ai aimé découvrir, à la sortie de son livre et même avant dans ses interviews, qu’elle avait construit sa pensée féministe grâce à une mosaïque de femmes qui lui servaient de modèle ou d’inspiration. Elle fait incontestablement partie de la mienne. Elle sait montrer que le féminisme est nécessaire pour les hommes comme pour les femmes, et le sortir de sa stigmatisation ou de sa caricature, en tout cas de ce qu’aimerait en faire ses détracteurs. Et pour ça je lui dis merci.

5 – Votre parcours en quelques noisettes ?
Comment vous raconter ça en quelques mots…. J’ai dit mon premier mot justement, à l’âge de 7 mois, et je suis restée depuis très bavarde. Mais j’ai aussi gardé une vraie passion pour les mots : qui chantent, qui riment, qui échangent, qui bataillent, qui font rire… J’ai fait tout mon parcours en école républicaine. Elle m’a appris l’ouverture d’esprit et le vivre ensemble. Je suis l’aînée d’une famille de trois et nos grands parents nous ont apporté beaucoup d’affection en nous racontant beaucoup de faits historiques. Mes parents m’ont transmis un goût certains pour la chanson française, l’actualité et la politique. J’ai hérité d’eux également, ma curiosité de tout, mon côté sociable et mon empathie pour les gens qui m’entourent. Grâce à eux aussi, j’ai découvert les EI (éclaireurs israélites, comprenez scouts juifs), où je me suis construite et où j’ai appris à me débrouiller, à partager, à me dépasser et à transmettre. Après mon DEUG d’Eco-gestion, j’ai filé à Nice pour étudier à l’Edhec. Pendant mes stages j’ai fait 6 mois à Paris dont je suis tombée amoureuse, et 6 mois à Tel Aviv qui m’a subjuguée. Après avoir fini l’Edhec, j’ai donc vécu 6 ans à Paris, et début 2013 je suis partie vivre l’expérience israélienne un peu plus longtemps cette fois, environ 15 mois. Je suis revenue avant l’été, et depuis je suis à la recherche de mon futur challenge professionnel.

6 – Vous êtes, donc, à la recherche d’un emploi. C’est le moment, c’est l’instant, de préciser ce que vous recherchez exactement :
Je cherche un poste de chef de projet digital, plutôt dans une grande entreprise. J’ai 7 ans d’expérience donc j’ai envie aujourd’hui de stabilité professionnelle et de pouvoir me poser et évoluer dans une entreprise. Auparavant, j’ai fait beaucoup de choses, ce qui m’a permis d’apprendre beaucoup et de m’adapter à des problématiques différentes. J’ai une préférence toute particulière pour le secteur des médias.

(Note : une bonne nouvelle, depuis le 23 janvier Sarah a retrouvé un emploi)

7 – Pour terminer, le traditionnel questionnaire impersonnel pour mieux vous...connaître :

- un roman : Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda

- un personnage : Golda Meir

- un/e écrivain/e : Maupassant

- une musique : N’importe quelle chanson de J.J. Goldman

- un film : Trop se bousculent dans ma tête, je cite mon dernier coup de cœur, Les héritiers

- une peinture : La baiser de Picasso

- un animal : Je ne suis pas très animaux
 
- une devise/citation : Quand on veut, on peut


Merci beaucoup Sarah et pour te retrouver sur Internet, on suit les flèches :

Sarah mène sa fraise ====>  http://sarahmenesafraise.blogspot.fr/ 
 
 
Pour retrouver Sarah Dray sur Twitter ====> @Saranet_dr

samedi 27 décembre 2014

Une noisette, une claque

 

Quand un regard ne prend pas une ride

 




Léo Ferré l'a pourtant chanté, "avec le temps va tout s'en va" mais en cette période dite festive, si on s'arrête un peu et que l'on regarde le parcours des noisettes semées, il semblerait que l'histoire est d'une perpétuelle modernité...

L'année 2014 s'achève, que déplorons-nous ? La violence, la guerre, la tragédie syrienne... Que cherchons-nous ? Un homme providentiel qui hélas rime avec Père Noël... Qu'admirons-nous ? Le révolté ou le résigné ?

Remontons un peu le temps, juste un peu, tout doucement. Cliquons sur feu cette chronique cathodique... de décembre 2011 et découvrons son étrange actualité. Bluffant, ou pas...

https://www.youtube.com/watch?v=MKYewP3WbSI


Voilà pourquoi j'avais déjà écrit que cette rubrique manquait cruellement dans le Paysage Audiovisuel Français, des petites claques savamment dosées permettent parfois de remettre nos esprits en mode éveillée.

http://squirelito.blogspot.fr/2013/09/un-jourun-coup-de-patte-pourquoimonoeil.html


Une fois encore, merci Michel Mompontet http://squirelito.blogspot.fr/2014/09/unenoisette-une-interview.html et que 2015 puisse devenir un #Podemos !




samedi 13 décembre 2014


Une noisette, un mythe

 

The Beatles

Yesterday and today

 
 
 
 



Temps gris, ambiance morose, noisettes qui diminuent, le moral a plutôt tendance à flotter en berne et puis soudain, au milieu de son arbre dont les feuilles se sont ramassées à la pelle, on se permet une petite danse qui réchauffe le cœur en regardant le magazine "13h15 le samedi" consacré à la Beatlemania.

The Beatles, 50 ans se sont écoulés depuis leur premier concert sur le sol américain à Washington ! Une ville : Liverpool. 4 boys : John Lennon, Paul McCartney, George Harrison, Ringo Starr. Une carrière à la puissance de la lumière : 10 ans, 12 albums, 200 chansons, un style, des concerts, des tournées, un tourbillon devenu légende musical. Même si le rock avait pris ses racines avant les années 60, les Beatles lui ont permis de rythmer définitivement la planète roll.

George Harrison avait déclaré "Les Beatles ont sauvé le monde de l’ennui". Alors, ne tombons pas dans la lassitude mais dans une potion magique dont nous avons tous besoin, celle de la "love"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quant au phénomène de la Beatlemania, Marie-Pierre Farkas, Jean-Marie Lequertier, Ghislain Delaval la racontent avec tendresse et authenticité et l'écureuil ne peut que vous conseiller de voir ce reportage en replay sur le site de l'émission du #13h15
 
 
Reste plus ensuite, qu'à rêver un peu, d'un monde uni, de paix, de fraternité humaine...
 
 
 







mercredi 10 décembre 2014


Une noisette, une référence

 

Les Ambitieux – Saison 2

 

Deux hommes, deux destins mais un seul lieu de pouvoir : l’Elysée, ou l’edelweiss d’une carrière politique. Mais depuis que Louis XV a offert à la Marquise de Pompadour ce palais, le roman n’a cessé d’ouvrir de nouveaux chapitres.
 
Le dernier en date est celui des ambitieux présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande. Mais comment analyser, décrypter des faits aussi récents sans tomber dans le sempiternel schéma du documentaire, vu, revu et parfois même pas corrigé ? La réponse vient d’une équipe de fins cuisiniers, Magneto Presse avec un chef à sa tête, Laurent Delahousse : comme en politique la réalité dépasse souvent la fiction, pourquoi ne pas la scénariser et ainsi décoder le tout sous un angle novateur et atypique.

Le résultat est sans appel : réussite totale. Malgré les faits connus, le suspense plane, la tension narrative captive le téléspectateur, la musique est en adéquation avec le texte, ce qui fait encore monter l’adrénaline. Oh pas de scènes de poursuites, ni de combats spectaculaires, non juste cette accumulation d’affaires qui touchent les protagonistes, mises en parallèle et ce dans un souci d’équilibre digne d’un acrobate.

Ce qui m’a particulièrement impressionnée c’est la recherche du détail dans toute son élégance. Un exemple : pour exprimer la chute de François Hollande qui malgré tout décide de lutter envers et contre tout, une image en noir et blanc apparaît à l’écran qui progressivement se colorise...

La conclusion, tel un cliffhanger, donne envie de découvrir la suite du feuilleton. Selon Aristote, l’homme est par nature un animal politique, ne doutons pas alors que ce thriller nous offre encore bien des aventures "hitchcockiennes" ! Illusions perdues mais illusions palpitantes...



Les ambitieux, saison 2 : Les illusions perdues. Film documentaire de Laurent Delahousse, Dominique Fargues et Matthieu Besnard. Une production Magneto Presse

Si vous ne l’avez pas vu en direct, je ne peux que vous conseiller d’aller visionner ce doc, principalement pour deux raisons : pour sa qualité exceptionnelle mais aussi pour se rendre compte au fil des images des heures passées par les réalisateurs, techniciens, enquêteurs pour aboutir un à tel degré de prouesse journalistique et artistique.

Le replay est disponible pendant 26 jours sur : http://pluzz.francetv.fr/videos/un_jour_une_histoire_,113714341.html












mercredi 3 décembre 2014


Une noisette, un témoignage

 
 

Michelle Brun

Une femme de combat

 
 



Les rencontres sont un formidable outil pour apprendre la vie. On connaît le destin des célébrités mais donner la parole aux luttes personnelles et anonymes, est aussi une formidable manière de recevoir des leçons d’humilité. Celle de Michelle Brun en est une.


1 – Michelle, pour que les internautes puissent mieux te connaître, raconte-nous en quelques phrases ton parcours.
Une enfance dans un orphelinat, des rencontres, des souvenirs, des blessures. L’apprentissage d’un métier, deux enfants, Marion et Valentin. A 5 ans, on découvre la maladie de Valentin, un craniopharyngiome. Comme l’a constaté un contrôleur de la CAF, "quand un enfant est malade, souvent le père se fait la malle". Je me suis donc retrouvée seule avec mes deux enfants, en essayant qu’ils ne pâtissent pas trop du départ de leur père. Ensuite, pour être totalement disponible pour mes deux enfants et encore plus pour Valentin, j’ai cessé de travailler à plein temps. J’ai vécu avec la petite aide de la CAF (Caisse d’Allocation Familiale). Mais je fais toujours quelques travaux de couture, repassage, ménage tout en ayant écrit trois bouquins :

- Une journée avec Nicola Sirkis, suivi Des phrases qui tuent
- Waza !
- La providence

2 – Le craniopharyngiome, une maladie rare. Quels en sont les symptômes, les traitements, les conséquences ?
Le craniopharyngiome est une tumeur au cerveau qui atteint les enfants et/ou les adolescents. Cette tumeur n’est pas cancéreuse mais la chirurgie ne permet pas de l’enlever entièrement car elle est placée sur la glande hypophyse et très prés du nerf optique. Cette maladie est très contraignante car n’ayant plus de glande hypophyse , un traitement subsidiaire est mis en place pour la vie. Hormone de croissance, hormone pubertaire, levotyrox, minirim, etc. L’enfant prend énormément de poids suite au dérèglement hormonal, ce qui entraîne de graves problèmes psychologiques.

3 – Comment ça se passe avec ton fils Valentin ?
Le problème c’est que la tumeur repousse et Valentin a déjà été opéré quatre fois sans oublier une hospitalisation régulière pour les contrôles. Comme dit précédemment, beaucoup de problèmes psychologiques, certains parents choisissent de placer leur enfant en service psychiatrique, moi j’ai refusé, j’essaie de gérer le tout avec mon fils. Valentin a 23 ans. Malgré les embûches, il est parvenu à faire ce qu’il voulait et suit une formation de graphiste 3 D.

4 – Mais le combat continue...
Oui. Pour Valentin, pour les autres. Et aussi pour moi. Je suis en âge de prendre ma retraite mais elle va être bien modeste. Ma nouvelle lutte avec les parents d’enfants différents, est de faire valoir les années d’accompagnement maladie (16 ans pour ma part) mais pour l’instant ce n’est pas gagné, Marisol Touraine et les services du Ministère ne répondant à aucun courrier !

5 – Une association pour le craniopharyngiome existe-telle ?
L’association existe depuis 10 ans. Les parents et les malades concernés se réunissent une fois par an lors d’une assemblée générale.L’association participe aussi à la marche des maladies rares lors du Téléthon. Mais elle n’a pas pour but d’aider financièrement les parents et les malades, tout est pour la recherche.
http://www.craniopharyngiome-solidarite.org/

6 – Le chanteur Nicola Sirkis occupe une grande place dans ton cœur ?
Oui, Nicola Sirkis est présent pour Valentin depuis 2005. Il parraine aussi l’association que j’ai nommée. Il reste très discret sur ses engagements humanitaires, c’est tout à son honneur. Mon fils a le privilège de correspondre avec lui. Nicola est un ami précieux.

7 – Comment peut-on coopérer avec toi ou venir au secours des personnes qui se trouvent dans la même situation que la tienne ?
J’envisage de monter une association parallèle pour venir en aide aux plus démunis, le projet est à l’étude. Une bande de copains et de copines, fans du groupe Indochine, serait partante pour m’encourager à me lancer dans la bataille ainsi qu’une comptable concernée par la maladie dite de "cranio."
Toute aide sera la bienvenue.


Merci Michelle pour avoir accepté de témoigner. On peut contacter cette belle personne via son compte Twitter @BrunMichelle et je conseille à tous de lire son dernier livre "La providence" pour découvrir combien la vie de cette femme n’a pas été un chemin de roses et que, malgré tout, son combat pour son fils et également pour les autres, paraît sans limite.

Blog de Michelle Brun ====> http://wazamichellebrun.blogspot.fr/