dimanche 26 octobre 2014




Une noisette, une interview

 

Sarah Briand

Réalisatrice du cœur des femmes



 



 

 

Mardi 28 octobre en première partie de soirée, France 2 proposera un portrait inédit de Simone Veil dans la collection “Un Jour Une Histoire”. L’un des auteurs n’est autre que Sarah Briand. Une belle opportunité pour en savoir plus sur cette brillante journaliste dont le travail est à son image : discrète et enthousiaste, sans oublier cette touche de sensibilité qui fait la différence.

 
1 – Romy Schneider, Mazarine Pingeot, Mireille Darc et très bientôt Simone Veil, vous allez devenir la spécialiste cathodique des portraits des femmes singulières ?
Spécialiste, tout de même pas. Mais il est vrai que tous les portraits que j’ai réalisés sont des portraits de femmes, des femmes fortes et indépendantes auxquelles on a, en tant que femme, envie de s’identifier. C’est une coïncidence au départ, même si j’ai un attachement particulier au destin de Simone Veil que je souhaitais raconter depuis plusieurs années. J’avais lu son livre "Une vie" et j’avais été frappée par l’histoire de cette femme qui a traversé le siècle en devenant, malgré elle au départ, une icône. Une icône à qui on doit beaucoup, à travers son combat pour la légalisation de l’IVG, son combat pour la paix en Europe, son combat contre l’antisémitisme, et son travail sur le devoir de mémoire.


2 – Justement, les engagements de Simone Veil sont incroyablement d’actualité : le droit à l’avortement remis en cause dans certains pays, l’antisémitisme qui refait surface, l’Europe qui cherche une autre voie... Ce nouveau chapitre d’Un Jour Une Histoire, est une belle leçon afin de ne jamais s’endormir sur ses acquis et de toujours savoir vigilance garder ?
Effectivement, que ce soit le droit des femmes à l’IVG, la paix en Europe, ou encore l’antisémitisme, toutes les luttes de Simone Veil font étrangement écho à des événements d’actualité. Et c’est sans doute pour ces combats-là qu’elle est aujourd’hui encore l’une des personnalités préférées des Français, sans avoir jamais voulu s’enfermer dans un parti politique. Réentendre ses réponses aux propos révisionnistes du Front National et sa liberté de parole sont encore utiles et sans aucun doute nécessaires en 2014.

 
3 – La vie de Simone Veil est une lutte permanente entre combats politiques et blessures intimes, ce pourquoi vous avez intitulé ce portrait “L’instinct de vie”. Peut-on connaître un peu le fil conducteur du reportage et comment réussissez-vous à réaliser un document émouvant et réaliste sans tomber dans le voyeurisme et l’ultra pathétique ?
Nous n’avons pas cherché à réaliser un document « émouvant » mais l’émotion effectivement transparaît tout au long du film, à travers les photos, les images d’archives, les interviews d’elle, notamment lorsqu’elle parle pour la première fois publiquement de la déportation, mais aussi et surtout à travers les témoignages de ses proches, de ses enfants et de ses petits-enfants. Nous avons essayé de montrer, à travers tous ces regards, la force de cette jeune fille de 16 ans pour qui la vie commence dans la tragédie, et qui n’aura de cesse d’avancer avec force et conviction. Et comment derrière l’image de cette femme pudique et assez distante en public, se cache une mère fière et très proche de la famille qu’elle a construite.

 
4 – La moyenne d’un documentaire est d’environ 90 minutes. On n’imagine pas le travail fourni et pourtant combien d’heures accumulées à écrire, enquêter, filmer, monter, corriger pour arriver à cette réussite. Décrivez-nous un peu ce que le téléspectateur ne voit pas.
Tout commence par le travail d’enquête, que j’ai effectué avec une journaliste de l’équipe de Magnéto Presse, Floriane Gillette, qui a passé beaucoup de temps à retrouver certains collaborateurs ou amis d’enfance de Simone Veil. Et comme souvent, certains ne souhaitaient pas s’exprimer. J’ai alors pris le temps de les rencontrer, parfois plusieurs fois, pour leur expliquer notre démarche et écouter ce qu’ils avaient envie d’exprimer sur leur relation avec Simone Veil. Il y a ensuite le tournage des interviews et des images d’évocations, puis le montage qui dure entre 12 et 15 semaines. Tout cela accumulé, avec le travail de post-production, on arrive à environ 7 mois de travail pour un documentaire de 110 minutes. Il faut saluer le travail de montage d’Alexis Guillot, le travail d’image et de lumière de Ludovic Siméon, ainsi que le travail et la confiance de Frédéric Martin, le rédacteur en chef de cette collection.

 
5 – Lorsque l’on consacre plusieurs mois à étudier puis à dresser le portrait d’une personnalité comme Simone Veil, y a-t-il un avant et un après ?
Oui, incontestablement et je dirais encore plus avec ce portrait de Simone Veil. Même s’il est nécessaire de prendre du recul, de garder un oeil de journaliste et de pas être complètement en empathie avec son sujet, je dois admettre que j’ai été marquée par plusieurs témoignages. Celui notamment de trois personnes que vous découvrirez dans le film, ses amis connus à l’âge de 16 ans au camp d’Auschwitz : Marceline Loridan, Ginette Kolinka et Paul Schaffer. Mais aussi par celui de ses deux fils et de plusieurs de ses petits-enfants qui parlent avec beaucoup d’émotion de leur grand-mère et du modèle qu’elle représente. Enfin, retourner sur les lieux qui ont marqué sa vie et plus précisément les camps d’Auschwitz, en Pologne, où je me suis rendue il y a quelques jours, était nécessaire et bouleversant.


6 – Votre premier “Un Jour Un Destin” consacré à la regrettée Romy Schneider a bouleversé des milliers de téléspectateurs notamment avec le récit sur les coulisses de son dernier film “La passante du Sans-Souci” . Que représente Romy pour vous ?
Romy Schneider est pour moi une actrice à part, qui me bouleverse dès que je pense à elle, à sa vie, dès que je regarde un film d’elle, et parce qu’évidemment elle est le premier portrait sur lequel j’ai travaillé.


7 – Parlons un peu de vous. Vous restez très attachée à la culture libanaise pour avoir vécu au pays du cèdre. Quels sont vos souvenirs les plus forts ?
Ce proverbe « Que le coq chante ou non, le jour se lève » s’inscrit-il dans votre ligne de pensée, surtout avec la tragédie que vit à nouveau le Proche Orient ?
J’ai vécu près de 6 ans au Liban et j’y retourne dès que je peux, donc je suis effectivement très attachée à cette région du monde malheureusement secouée par les soubresauts de l’actualité. J’aime son histoire, son énergie, son instinct de vie au-delà des conflits, j’aime cette culture méditerranéenne. Les Libanais sont toujours optimistes et profitent de l’instant présent, ne sachant pas de quoi demain sera fait. Mais voir la Syrie s’enfoncer dans le chaos me bouleverse. Plusieurs de mes amis syriens ont dû fuir le pays.

 
8 – Entre réaliser des documentaires et être l’assistante de Laurent Delahousse, vous avez sans aucun doute des petites recettes pour être toujours constante et si efficace dans tout ce que vous faites ?
Je ne sais pas si je suis efficace, mais j’aime passionnément ce que je fais. Et grâce à Laurent, j’ai la chance de pouvoir concilier le travail documentaire et le traitement de l’actualité immédiate pour le journal de 20H.


9 – Des projets en cours ? A moins qu’un nouveau portrait soit déjà prévu ?
Pas de nouveau projet pour l’instant ! Je continue mon travail pour le journal du week-end. Mais j’invite les téléspectateurs à regarder les prochains documentaires de mes confrères et consœurs de Magnéto Presse, il y a de très beaux films au programme !


10 – Pour terminer, le traditionnel questionnaire impersonnel... pour mieux vous connaître …

 Un roman : "Le quatrième mur" de Sorj Chalandon
 

Un personnage : Simone Veil !
Un(e) écrivain(e) : Proust pour « A la recherche du temps perdu »

Une musique : "La chanson d’Hélène" dans le film "Les choses de la vie"

Un film : les films de Claude Sautet

Une peinture : Caillebotte

Un animal : plutôt un oiseau, une hirondelle

Une devise/citation : "C’est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit" Khalil Gibran (Le Prophète)

 Sarah Briand merci infiniment pour votre disponibilité à m’avoir accordé cet entretien. Je vous laisse le mot de la fin pour convaincre les téléspectateurs encore hésitants à regarder “Simone Veil, l’instinct de vie” mardi prochain en première partie de soirée sur France 2.
J’espère que vous aurez autant de plaisir à regarder ce film que nous avons eu de plaisir à le réaliser. L’histoire de Simone Veil est bouleversante à tous points de vue, j’espère avoir très vite votre avis sur ce documentaire !
 

Et merci Squirelito pour cette belle interview !



Un Jour Une histoire : Simone Veil, l’instinct de vie. Documentaire inédit de Sarah Briand, Laurent Delahousse, Frédéric Martin et Alexis Guillot. Mardi 28 octobre à 20H45 sur France2.








  


 

vendredi 17 octobre 2014


Une noisette, un film documentaire

 

Chante ton bac d’abord





Oyez braves bipèdes, un OVNI va atterrir dans la sphère cinématographique mercredi 22 octobre 2014 sur plus de 40 petites planètes. Du petit écran au grand écran, un petit pas original pour un grand saut vers la découverte.

Un documentaire diffusé le 19 octobre sur France2 dans la case indispensable/incontournable Infrarouge qui réunit gaieté, espoir, rêves, musique avec en plus un regard positif sur la jeunesse, ce n’est pas tous les jours que l’on peut savourer une telle magie. Les principaux prestidigitateurs de cette aventure sont David André, le réalisateur, et des élèves de 17 ans du Lycée Mariette de Boulogne-sur-Mer : Gaëlle, Nico, Alex, Caroline, Rachel.

Tous ont des peines, des espoirs, des déceptions, un désir de travailler dans une société qu’ils veulent changer pour le meilleur et pour tous. Leurs parents participent également à cette aventure car eux aussi ont de belles choses à nous dire malgré un univers bien morose.

Un film social dépeignant la réalité sous forme de comédie musicale avec des chansons d’une grande qualité artistique. Le petit plus, la touche Gainsbourg qui revient parce que ces lycéens ont aussi quelque chose à nous dire.
Pour des raisons personnelles, le profil qui m’a le plus ému est celui d’Alex. Allez voir le film, vous devinerez peut-être pourquoi..

Que nous ayons le bac ou non (ces ados nous touchent tellement qu’on aurait presque envie de repasser l’examen) chantons ensemble avec cette jeunesse porteuse de renouveau, et croyez moi (faut toujours faire confiance aux écureuils) ce film documentaire offre 82 minutes de succulentes noisettes euphoriques !!
 
Le site de Chante ton bac d'abord : www.chantetonbacdabord-lefilm.cohttp://m/
 
Le site de Bodega Films : http://www.bodegafilms.com/

Le site de la production Brother Films : http://www.brotherfilms.fr/portfolio/chante-ton-bac-dabord/
 






samedi 11 octobre 2014


Une noisette, un entretien

 

Témoignage d’une mère courage

 
 
 

J’ai décidé de donner la parole à une amie qui m’est chère, rencontrée dans les années 2000 et "in real life" en 2006 lors d’un forum sur la leucémie : Herminia Marimon Barrientos. Une femme exceptionnelle mais avec un parcours que je ne souhaite à personne. Après plusieurs années de lutte contre la maladie, son cher fils Xavi est parti définitivement sous d’autres cieux. Quelques mois plus tard, un cancer du sein était détecté chez Herminia. Mère courage que j’admire par dessus tout et qui chaque jour donne une leçon de vie !


1 – Hermi, avant tout comment vas-tu ?
 
Actuellement je suis un peu faible, chaque chose me fatigue mais je n’ai pas le droit de me plaindre car il y a peu je suis passée par les traitements anti cancer et mon corps a bien répondu. Les médicaments psychiatriques me donnent envie de dormir énormément. Mon esprit va mal, j’ai encore beaucoup de chemin à faire pour pouvoir récupérer un peu.


2 – S’il te plait, résume comme tu le peux, le chemin de souffrance que tu parcoures depuis quelques années ?

J’ai toujours été craintive pour mes enfants, j’ai un tempérament très protecteur, c’est pourquoi n’avoir pu sauver mon fils est terrible. Depuis le début de sa maladie commencée en 2002 j’ai toujours été à ses côtés, je n’avais plus de vie personnelle, tout était pour lui et sa maudite maladie. Xavi a toujours lutté comme un lion, a subit deux greffes de moelle osseuse et a combattu la maladie plus de 10 ans mais pour lui ça paraissait facile pour être une personne extraordinaire, forte, positive avec l’envie irrésistible de vivre. Moi avec mes peines, craintes et beaucoup de tristesse pendant toutes ces années, je vivais seulement pour lui. Jamais, il ne s’est plaint, toujours avec un sourire magnifique et si doux, quel terrible choc pour nous tous. J’étais sa mère, son amie, son infirmière. Les nuits se convertissaient en enfer, jamais je ne pouvais le quitter, nous dormions en nous donnant la main. En mai 2012, la satanée leucémie a eu le dessus et depuis je me sens comme morte, une partie de moi qui s’est envolée avec lui.

Quelques mois plus tard, lors d’une visite de routine, on m’a découvert une tumeur au sein. Quand on me l’a annoncé, je m’en moquais, presque un peu comme si je l’attendais et au départ ça m’a donné des forces, je n’avais pas du tout conscience de la gravité de ma maladie. J’ai passé l’opération, les traitements sans m’en soucier, la douleur de la perte de mon fils était si grande, que pour le reste je pouvais tout accepter. Mon corps a très bien répondu à la chimio, aux rayons... je ne me rappelle pas d’avoir perdu mes cheveux, comme si cette étape n’avait pas existé en moi. Mais maintenant quand je me rends compte de la réalité, j’ai peur que ça n’aille pas. J’ai d’autres enfants, un mari, une mère, une petite-fille, et je demande encore quelques années pour pouvoir être avec eux. D’un autre côté si je savais que m’attend mon fils et que nous serions à nouveau réunis, je serais très heureuse puisque que là jamais plus nous ne serions séparés.

La vie n’est plus la même, j’étais une femme forte, battante et désormais je me sens perdue, je n’ai plus d’illusions, ni foi, plus rien, j’ai perdu l’être le plus cher et je demande seulement à Xavi (qui est pour moi mon Dieu) qu’il nous protège tous, spécialement sa nièce, qu’il n’a pu connaître, qui est une petite fille merveilleuse nous apportant tant de vie.


3 – D’où sors-tu cette énergie qui te permet de continuer ?

La vérité est que je n’ai plus beaucoup d’énergie. Si j’étais seule, tout serait différent mais je dois continuer pour ma famille et pour Xavi, parce que lui n’a jamais baissé les bras. S’il me voyait en mauvaise condition il me réprimenderait, vu qu’il m’a fait promettre de continuer de l’avant et être heureuse après son départ. Je ne pourrai jamais l’être sans lui mais je dois faire avec pour mes autres enfants et mon tendre époux qui sont depuis des années si malheureux, ils ne le méritent pas.


4 – Peux-tu décrire ce que tu penses de la vie ?

Jamais je n’aurais pu imaginer que le vie serait si injuste, il n’y a aucune raison pour que des parents perdent leurs enfants et les voient souffrir comme cela arrive trop souvent. Le pire qu’il puisse arriver à des parents, voir disparaitre des personnes si jeunes, des enfants qui ont toute la vie devant eux. L’unique point positif, s’il peut en exister un, se base sur un mot "AMOUR" l’amour le plus grand et véritable qui existe dans ce monde, celui des parents envers leurs enfants. Je désire obtenir une paix intérieure nécessaire pour vivre (et non survivre).


5 – Quels sont les conseils que tu donnerais pour les personnes dans la même situation que la tienne ?

Continuer à lutter pour les personnes que l’on aime et bien que cela coûte beaucoup nous sommes plus forts que ce que nous croyons. Essayer de trouver une paix intérieure dont nous avons tous besoin et l’énergie pour aller de l’avant. Parfois nous nous rendons pas compte que les personnes de notre entourage et qui nous aiment, ont besoin de nous et souffrent pour nous.


6 – Il te reste tout de même encore un peu d’espérance ?

Mes craintes sont nombreuses et si seulement ce jour où je pourrais vivre au présent sans penser au passé avec cette douleur au coeur, puisse arriver, je voudrais que cette blessure se convertisse seulement en un GRAND AMOUR qui m’unit avec mon fils et m’en souvenir avec un sourire. Je recherche simplement à obtenir une paix à l’âme et ainsi pouvoir rendre heureuses les personnes qui m’entourent.


7 - Nous nous sommes connues à travers la Fondation Josep Carreras pour la Lutte contre la leucémie. As-tu un message spécial pour eux ?

Remercier du formidable travail effectué et surtout qu’ils continuent les recherches et les aides aux personnes qui en ont besoin. Et souhaiter qu’un jour ils découvrent comment pouvoir guérir cette maladie pour tout le monde.

8 – Ton désir le plus cher ?

Que mon fils tant aimé soit dans un lieu baigné de lumière et de paix. Santé pour ma famille et que ma maladie me donne une trêve de quelques années pour pouvoir être avec les miens.


9 – Ta devise ?

Une bonne santé à tous, le plus important.


Merci infiniment Hermi et à travers cette page je t’envoie toute l’énergie positive dont tu as besoin en pensant à tous les malades et ceux qui souffrent de par le monde.
 
 
 
Xavi avec son petit chien




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Version originale en espagnol


Une avellana, una entrevista

Testimonio de una madre coraje

 

He decidido hoy dar la palabra a una preciosa amiga, encontrada en los años 2000 y realmente en vivo en 2006 : Herminia Marimom Barrientos.

Es una mujer excepcional con un camino que no deseo a nadie. Después de varios años de lucha contra la leucemia, su querido hijo Xavi sa ha ido a otro mudo. Algunos meses mas tarde, Herminia padecia de un càncer de mama. Madre coraje que admiro por todo y que cada dia mas da una leccion de vida !


1 - Hermi, ante todo como te encuentres fisicamente ?

Actualmente estoy un poco floja, me canso enseguida por cualquier cosa que hago, pero no me puedo quejar, ya que hace poco que pase todo mi tratamiento por el cáncer y mi cuerpo aguanto bastante bien los tratamientos, ademas   tomo medicación del psiquiatra y la cabeza siempre esta un poco bloqueada y me da mucho sueño. De animo estoy un poco  peor, todavía me falta mucho camino que recorrer

2- Por favor, resuma como puedes lo que ha sufrido desde algunos años ?

Yo siempre he sido muy sufridora y mis miedos era de que no les pasara nada a mis hijos, soy muy protectora, por eso la impotencia de no poder haber salvado la vida a mi querido hijo. Desde el principio de su enfermedad que fue en el año 2002, siempre estuve a su lado, yo ya no tenia vida propia, todo era él y la maldita enfermedad, Xavi lucho siempre como un jabato, paso por dos trasplantes de médula y estuvo luchando mas de 10 años, pero él lo hacia fácil porque era una persona extraordinaria, fuerte, positivo, tenia muchas ganas de vivir. Yo con toda mi pena,  miedos y tristeza durante toda la enfermedad, solo vivía para el, el jamas se quejo, siempre con su sonrisa preciosa y su dulzura, fue un golpe muy fuerte para todos. Yo era su madre, amiga, enfermera, las noches eran un infierno y jamas me hubiera separado de él, dormíamos cogidos de la mano. En mayo del 2012 la maldita leucemia pudo con el y desde entonces he estado como muerta, porque se me fue una parte de mi junto a él. A los pocos meses de dejarnos y en una revisión rutinaria, me encontraron un tumor en el pecho, pero cuando me lo dijeron me quede igual, era como si lo estuviera esperando y al principio me dio fuerza y no era muy consciente de la gravedad de mi enfermedad, pase mi operación, mis tratamientos sin enterarme, porque mi dolor era tan grande por la perdida de mi hijo que podía mas que todo, la verdad que mi cuerpo respondía bien a la quimio, radio, etc., no recuerdo ni la caída de mi pelo, es como si esa etapa no hubiera ido conmigo. Ahora es cuando me estoy dando cuenta de la realidad y tengo miedo de que no vaya bien, ya que tengo a mis otros hijos, mi marido, madre, mi preciosa nieta y solo pido que me dejen unos cuantos años más para estar junto a ellos, pero por otra parte si supiera realmente que me espera mi querido hijo en donde quiera que este y nos reuniéramos de nuevo, también seria muy feliz porque ya nadie nos podría separar jamas. La vida ya no es la misma, yo era una mujer fuerte, luchadora y ahora voy como perdida, parece que este en otro mundo, no tengo ilusiones, ni fe, ni nada, yo solo se que perdí a lo que mas quería y solo pido a Xavi (porque él si que es mi Dios) que cuide de nosotros especialmente a su sobrina que no pudo llegar a conocer y que estaría muy contento porque la verdad que es una niña preciosa que nos esta dando vida.

   
3 - Donde sacas tan energia para seguir adelante ?

La verdad es que no tengo mucha energía, si estuviera sola todo seria diferente, pero tengo que seguir por mi familia y por Xavi, porque el jamás se rindió y si me ve viera mal por él me reñiría, ya que me hizo prometer que cuando no estuviera, yo tenia que seguir adelante y ser feliz, (aunque es imposible sin él)  y por mis otros hijos y mi querido esposo que ya llevan demasiados años sufriendo y no se lo merecen.

4 - Puedes describir lo que piensas de la vida  ?

Jamas pude imaginar que la vida seria tan injusta, porque no hay derecho a que unos padres pierdan a sus hijos y verlos sufrir como pasa a tantas personas por desgracia, es lo peor que puede suceder a unos padres y a unas personas tan jóvenes y niños, que tienen toda una vida por delante. Lo único positivo de todo esto si es que lo hay, se basa en una palabra "AMOR"  el amor mas grande y verdadero que existe en este mundo, el de unos padres hacia sus hijos. Yo deseo conseguir una paz interior que necesito para vivir ( no sobrevivir)

5 - Cuales son los consejos que das para los demas, los que estan en la misma situacion que tu ?

Seguir luchando por las personas que quieres y aunque cuesta mucho, somos mas fuertes de lo que nos creemos, encontrar la paz interior que necesite cada uno y las fuerzas para seguir adelante, porque a veces no nos damos cuenta de las personas que tenemos a nuestro alrededor que nos quieren, necesitan y también sufren por nosotras.

6 - Te queda un poco de esperanza todavia ?

Tengo muchos miedos y ojala llegue el día en que pueda vivir el presente y no quedarme en el pasado con ese dolor en el corazón, quiero llegar a que ese dolor se convierta solo en el GRAN AMOR que me unía a mi hijo y recordarlo con una sonrisa. Solo busco tener paz en mi alma y así poder hacer felices también a las personas de mi alrededor.


7 - Nos conocimos a travès la Fundacion Josep Carreras para la Lucha contre la leucemia ? Tienes un mensaje especial para elllos ?

Agradecerles la labor que hacen y sobretodo que sigan investigando y ayudando a las personas  que lo necesitan y que ojala llegue el día en  que descubran la manera de que esta enfermedad sea curable para todos. 

8 - Tu deseo mas grande ?

Que mi querido hijo este en un lugar lleno de luz y de paz. Salud para mi familia y que mi enfermedad me de una tregua de unos cuantos años mas, para poder estar junto a los míos.

9 - Tu lema preferida ?

Salud para todos que es lo mas importante.


Muchisimas gracias Hermi y a travès esta pagina te envio todo la energia positiva que puedes necesitar en pensando a todos los enfermos y a los que sufren en este mundo.




mardi 7 octobre 2014


Une noisette, un parapluie

 

Quand un symbole chinois devient un symbole de liberté


Personne ne peut rester indifférent à ces images diffusées par les télés du monde entier (enfin presque...) des Hongkongais manifestant pacifiquement sous l’unique protection d’un parapluie.

En quelques jours, ce mouvement protestataire face aux célébrations du 65° anniversaire de la République Populaire de Chine a été baptisé "la révolution des parapluies" et sur Twitter on peut suivre son chemin via le hashtag #UmbrellaRevolution

Cette démonstration de pébrocs est d’autant plus frappante que l’origine de cet instrument est chinoise. En France, nous l’avons découvert qu’au début du XVIII° siècle mais en Chine, son histoire remonte à la nuit des temps. Certains pensent que ce serait l’empereur de la dynastie des Xin qui l’aurait inventé tandis que d’autres retrouvent sa trace il y a plus de 3000 ans notamment lors des rites des Zhou. Il s’agissait probablement d’un parasol, le parapluie étant apparu lorsqu'un chinois eut l’idée de mettre de l’huile, non pas sur le feu, mais sur la toile pour le rendre imperméable.

En Chine, depuis des siècles, on utilise le parapluie à pied, à cheval, à vélo, en toutes occasions pour se protéger. Brandir cet objet n’a donc rien d’anodin pour un peuple qui cherche à éloigner les pépins.


Avec un air de Cherbourg, nous avons envie de déclamer en soutien aux Hongkongais :

                 Ne pas renoncer à tout parce qu'il n'y a plus d'illusions, ne les quittez pas...




(Photos : Carlos Barria/Tyrone Siu pour Reuters)

dimanche 5 octobre 2014

 
 

Une noisette, une interview

 

Dany Mauro

L’homme aux 1001 voix

 
 
 
Il parait qu’il faut se méfier de cet imitateur... raison de plus pour en savoir plus sur cet étrange personnage né sur les rives de la Méditerranée et qui apporte du soleil à nos cellules moroses. Rire est la devise de ce gaulois sans filtre, et paf !
 
1 – L’imitation, un art général dans le sens où l’on enfile le costume d’un chansonnier avec la voix d’un autre, la motivation est double ?
 
Plus que la motivation, c'est le plaisir qui est double !
 
 2 – Quel fut l’élément déclencheur pour épouser cette... voie ? Et contrairement à Léo Ferré, il y a t-il eu un Dieu et maître ?
 
J'ai surtout baigné dans une cellule familiale où la déconne est une façon d'apprécier la vie, et cela s'est imposé tout naturellement à moi. Sans avoir eu de "maître", je peux dire que Thierry Le Luron, Coluche, Guy Bedos m'ont fortement inspiré.
 
3 – Suivre l’actualité est pour vous indispensable. Je sais que vous étiez ami avec le regretté Benoit Duquesne, pouvez-nous parler un peu de lui ?
 
Nous n'étions pas "amis" mais voisins proches et nous nous croisions souvent les dimanches au marché et discutions, parfois très sérieusement, parfois en plaisantant, de l'actualité. C'était un homme simple et accessible. Il devait venir à la captation de mon DVD le 20 septembre et c'est mon regret qu'il n'ait pas pu voir mon travail, lui qui m'avait dit n'être pas très branché "humoristes". Je garde le bon souvenir de lui avoir quand même décroché quelques bons rires. Il nous manque à tous. 
 
 4 – Via les réseaux sociaux, votre proximité avec le public ne fait aucun doute. Comment définir cette symbiose que je trouve particulièrement touchante ?
 
C'est grâce au public que l'Artiste joue dans des salles pleines. Aujourd'hui les réseaux sociaux permettent un échange direct avec mes fans et les nouveaux spectateurs conquis à chaque représentation. C'est un plaisir d'échanger avec eux, que ce soient des avis, des vidéos, des vannes... Il me semble en tout cas normal de partager quelques moment de ma vie tout en sachant garder une part de ma vie privée. Mais j'ai la chance d'avoir des fans dynamiques et non hystériques qui comprennent très bien cela ;-)
 
 
 5 – La question attendue : quels sont vos prochains spectacles mais aussi quel souhait aimeriez-vous réaliser ?
 
Je viens de terminer la captation du DVD de mon nouveau spectacle qui s'appelle "Hors-L'imites" et qui sera en vente sur mon site internet et à la fin de mes spectacles (toujours ce lien direct avec mon public). J'ai déjà en tête le thème de mon prochain spectacle. J'aimerais un jour faire l'Olympia et une grande tournée francophone. 
 
 6 – Un mot ou même deux pour votre collègue Patrick Sébastien ?
 
Un mix de populaire (dans le sens noble du terme) et d'émotion.  Un homme nécessaire au public français. 
 
 7 – Qu’est-ce qui déclenche chez vous l’hilarité ?
 
Me faire questionner par un écureuil ;-) Non, je plaisante. Le retour de Nicolas Sarkozy ?
 
 8 – Petit questionnaire rapide et impersonnel pour...mieux vous connaitre :
 
- Un roman : Une vie de chat de Yves Navarre
 
- Un personnage : L'homme invisible
 
- Un(e) écrivain(e) : Nabilla
 
- Une musique : Une parodie
 
- Une peinture : Acrylique
 
- Un animal : Un caméléon
 
- Une citation : Vive la liberté, surtout la mienne
 
 
Merci Infiniment Dany Mauro pour avoir accepté de répondre à mes questions. A très bientôt sur scène, à la télé, à la radio. En attendant on peut vous rejoindre sur :