jeudi 24 décembre 2015

Une noisette de fin d'année





Noël. Une fête religieuse pour certains, une journée unique pour se rassembler, une journée de joie à partager.

Noël. Une journée comme d'habitude pour d'autres, une journée de tristesse et de solitude, une journée à oublier.

Mais comme pour "la rose et le réséda, framboise ou mirabelle, flûte ou violoncelle, alouette ou hirondelle" que cette période de Noël apporte un peu de sérénité et d'espoir, une douce brise d'unité au-delà de tous les clivages.

Et surtout n'oublions pas les blessés de la vie pour qui chaque jour est une épreuve, un combat à mener, des fantômes du passé à effacer.

Lumière dans vos cœurs et puissent les ténèbres s'illuminer pour des jours meilleurs.

Je vous embrasse avec toute mon affection,
Squiri


dimanche 20 décembre 2015


Une noisette, une auteure

 

Isabelle Horlans



(Crédit photo : C à vous - France5)



Le génocide rwandais, la chute du Mur de Berlin. Elle y était. Reporter au cœur des événements, Isabelle Horlans est aussi et avant-tout une journaliste judiciaire, les prétoires n’ont plus de secrets pour elle.

Un jour, un soir, Isabelle Horlans, a pris la plume, pour raconter. Raconter ce qu’elle a vu, ce qu’elle a vécu. Sans jamais juger, ce n’est pas son rôle, elle en a parfaitement conscience. Par son écriture, elle nous fait découvrir des faits que l’on ignore, parfois, souvent, et nous amène à diverses réflexions.

Le 12 janvier prochain sortira un livre co-écrit avec sa collègue Valérie de Senneville : "Les grands fauves du barreau" aux éditions Calman-Lévy. L’occasion de revenir sur les trois ouvrages principaux de cette auteure aux multiples talents.


Les diaboliques d’Urcel – Editions J'ai Lu /  Scènes de Crimes – 2007

Le titre rappelle le film de Georges Clouzeau. La teneur est identique, cet ouvrage se lisant comme un roman avec une réalité qui dépasse la fiction.

Le mari de Ginette Daussy a été assassiné. L’épouse, comme la fille Paula qui adorait son père, semblent bouleversées. Rapidement, le procureur classe l’affaire sans suite. Mais, mais, l’un des assureurs de la victime va tout faire pour que l’histoire rebondisse. C’est le début de la course à la vérité sur fond de découvertes machiavéliques.
 

Les Sanguinaires – Editions Denoël – 2014

L’île de Beauté. Dans le Golfe d’Ajaccio, l’archipel des Sanguinaires, un lieu où le passé est chargé de mystère, un lieu baigné par cette lumière pourpre qui semble parfois ensanglanter ce paysage mirifique.

C’est l’un des cadres où se déroule une partie de ce thriller aux rebondissements multiples. L’héroïne s’appelle Jeanne, une journaliste de terrain, solide comme un roc mais qui va se retrouver mêlée à une affaire politico-judiciaire à faire frémir les plus aguerris. Récit tellement haletant qu’on ne peut décrocher même si parfois on est à bout de souffle. Au fil des pages, on ne peut que ressentir une grande compassion pour Jeanne, cette amoureuse, cette battante qui devra lutter en sortant ses griffes tout en surmontant ses peines.

L’amour (fou) pour un criminel – Editions du Cherche-Midi – 2015

L’amour n’est pas qu’enfant de bohème, il peut-être aussi source de folies.

Des femmes, jeunes ou plus âgées. La majorité d’entre elles ont une vie de famille, une situation, de l’argent. Mais il leur manque quelque chose... l’amour. Soudainement ou progressivement, elles vont devenir amoureuses... de criminels. La plupart vont essayer de nouer une relation intense sans jamais les avoir rencontrés, simplement à la lecture des journaux ou via les reportages télévisés.

C’est ce phénomène, qui ne date pas d’aujourd’hui (Landru avait reçu de nombreuses demandes en mariage) mais qui reste peu connu, qu’Isabelle Horlans va narrer, après des mois et des mois d’enquête. Elle restitue, selon les circonstances, les divers cas rencontrés et essaie d’analyser ces parcours atypiques où l’on aime à perdre la raison.

Sur ce dernier opus, retrouvez l’interview d’Isabelle Horlans ici

 


jeudi 17 décembre 2015


Une noisette, un livre

 

Renaud, Paradis perdu

Par Erwan L’Éléouet


 


"Mon paradis perdu c’est mon enfance

A jamais envolé, si loin déjà

La mélancolie s’acharne, quelle souffrance"


En 2006, par cette chanson, Renaud exprime avec réalisme son état d’esprit. Nostalgique à jamais de son enfance, doué d’une faculté d’écriture avant même d’atteindre ses 10 ans, une fragilité qui automatiquement entraîne une sensibilité à fleur de peau.

Très jeune, il est de tous les combats. Il rêve de devenir acteur, il deviendra l’un des chanteurs préférés des Français. Mais le succès a un revers, celui d’être connu et surtout d’être reconnu. Étant d’une grande simplicité, il va le vivre difficilement. Tout comme le fait de gagner beaucoup d’argent. Une sorte de paradoxe ambulant à supporter sur ses épaules et encore plus dans sa tête.

Erwan L’Éléouet (1) qui avait dressé un portrait du chanteur en 2012 dans le cadre de l’émission "Un jour/un destin" diffusé sur France2, signe une biographie de Renaud riche en détails, privilégiant le côté psychologique. Pour s’assurer de peindre un portrait aux couleurs du chanteur, le journaliste a enquêté de longs mois auprès de ses proches. Si bien, qu’au fil des pages, on a l’impression d’entrer dans l’univers intime de Renaud. De revivre son enfance tranquille auprès des siens, d’être sur le bord de la plage lors de sa rencontre avec Patrick Dewaere, de partager un grand moment lors du coup de foudre entre Renaud et Dominique, d’être dans la salle quand il débuta au Café de la Gare. On partage ses joies, ses peines, ses idéaux, ses déceptions.

Qui n’a pas eu ce ressenti à un moment ou à un autre :

"J’ai la vie qui m’pique les yeux

Dans ma tête, j’crois bien qu’il pleut

Dans ma peau y’a qu’du chagrin"

Très peu d’entre-nous... Ce pourquoi le personnage de Renaud est terriblement attachant et ce livre qui lui est consacré a le mérite (et pas le seul) de conforter les sentiments que l’on a envers l’artiste mais aussi envers l’homme.

Chapitre après chapitre, on se plonge dans l’univers de Docteur Renaud et Mister Renard, c’est à dire "un côté blanc, un côté noir", un Balzac des temps modernes, avec les illusions perdues, comme l’a chanté aussi Brassens, le héros de Renaud grâce à son père Olivier Séchan.

Vous l’avez compris, que vous soyez fan ou non de l’interprète de "Morgane de toi", cette biographie d’Erwan L’Éléouet est à ne pas laisser béton. Pourquoi ne pas la réserver vers le soir, quand tout est plus calme. Pour faire un peu de silence entre quelques phrases. Vous entendrez peut-être alors les notes d’un piano et une voix qui finalement vous dit :

"Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie

Et l’aimer même si le temps est assassin"
 
 
 
 
Renaud, Paradis perdu - Erwan L'Éléouet  - Editions Fayard - Novembre 2015
Disponible depuis le 16 février 2017 au format poche aux Editions Points

(1) L'interview d' Erwan L'Éléouet est à retrouver ici
 



lundi 14 décembre 2015


Une noisette, une découverte


 


Café littéraire pour infusion de vocables

 
 
 



Votre fidèle serviteur au pelage doré cuivré a trouvé récemment une noisette positive dans les environs de son arbre : une médiathèque qui propose, tous les deux mois, une rencontre littéraire autour d’un café (ou d’un thé) avec quelques douceurs à grignoter. Samedi matin, je partais d’une branche impatiente à la découverte de ce rendez-vous.

L’accueil était à la hauteur de mes espérances, simple et convivial. Fauteuils confortables et petites tables pour y déposer son café et ses livres préférés. Que demander de plus !

Le maître de cérémonie ouvre la séance, sans tambours ni trompettes (oui, je sais, le contraire eut été étonnant). On ne s’attarde pas (je craignais cette sempiternelle mode de présentation individuelle qui me hérisse les poils), on passe directement au partage de nos noisettes littéraires préférées mais, attention, avec la liberté totale de critiquer.

Même si je m’attendais à des discussion de haut niveau, j’ai été impressionné par la teneur hyper professionnelle de ces admiratrices et admirateurs de la littérature. Le tout enrobé d’un respect total pour les opinions des uns et des autres avec un dénominateur commun : la courtoisie.

Derniers prix, romans, essais, nouvelles ou plus anciennes parutions, excepté la bande-dessinée, tous les genres ont été pratiquement représentés et, par extension, on déborde forcément sur l’actualité. Cette actualité sanglante, en France et de par le monde, qui reste dans nos esprits. A l’unanimité, nous étions d’accord sur un point : ne jamais oublier et essayer de comprendre l’incompréhensible. Car « comprendre ne signifie pas forcément approuver mais mieux anticiper ce qui peut arriver ». Bon, coucou les dirigeants et autres décideurs, si vous pouviez nous entendre...

Afin que vous puissiez faire votre choix, je vous laisse la longue liste (par ordre de présentation) des ouvrages proposés et commentés (pour ma part, j’en avais sélectionné 4 mais je n’en dis pas plus...).

Mathias Enard – Boussole – Actes Sud

Hédi Kaddour - Les Prépondérants – Gallimard

Axel Kahn – Entre 2 mers, voyage au bout de soi – Stock

Sophie Chauveau – Manet le secret – Télémaque

Valérie Clo – La tyrannie des apparences – Buchet/Chastel

Sophie Divry – Quand le diable sortit de la salle de bains – Noir sur Blanc (1)

Héléna Marienské – Les ennemis de la vie ordinaire – Flammarion

Philippe Vilain – Une idée de l’enfer - Grasset

Antoine Choplin – Apnées – La Fosse aux ours

Antoine Choplin – Une forêt d’arbres creux – La fosse aux ours (2)

Jean Echenoz – Un an – Minuit

Philippe Claudel – Le rapport de Brodeck – Stock

Paul Lynch – La neige noire – Albin Michel

Yasmina Khadra : La dernière nuit du Raïs - Julliard

Mohamed Albichari – Le cauchemar lybien - Favre

David Thomson – Les Français djihadistes - Les arènes

Sarah Briand – Simone, éternelle rebelle – Fayard

Erwan L’ Éléouet – Renaud, Paradis perdu – Fayard

Carole Martinez – La terre qui penche – Gallimard

Philippe-Joseph Salazar – Paroles armées – Lemieux

Lionel-Edouard Martin – Mousseline et ses doubles – Le Sonneur

Carole Trébor – U4 – Syros-Nathan

Catherine Howe – Conversion – Albin Michel

Serge Brussolo – Les prisonnières du pharaon – Le Livre de Poche

Marceline Loridan-Ivens – Et tu n’es pas revenu – Grasset

Toni Morrison – Délivrances – Christian Bourgois

Pino Cacucci - Viva la vida - Christian Bourgois

Alice Zeniter – Juste avant l’oubli – Albin Michel (3)

Judith Perrignon – Victor Hugo vient de mourir – L’Iconoclaste

Patrick Roegiers – L’autre Simenon – Grasset

Isabelle Monnin – Les gens dans l’enveloppe – JC Lattés

Grand Corps Malade – Patient – Don Quichotte

  1. Critique unanime : grinçant/émouvant/drôle
  2. Critique unanime bis : à oublier, "la plus grande émotion est le regard du phoque"
  3. Note qui a résonné : "résister avec un crayon ne date pas d’aujourd’hui"


Et maintenant, non pas qu’allez vous faire mais choisissez ce que vous voulez ! Quant à votre serviteur, il attend le prochain rendez-vous fixé le 13 février prochain. En attendant, bonne lecture à toutes et à tous car n’oublions pas cette madeleine "La lecture est une amitié" dixit Marcel Proust.

http://mediatheque.coeurdubocage.fr/coeurdubocage.fr/index/index/id_profil/10











lundi 7 décembre 2015


Une noisette, un coup de griffe

 
 

 

Autant en emporte la politique

 

En cette actualité de COP21, les perturbations politiques risquent d’accélérer fortement le changement climatique de la douce France.
Après de nombreux combats, du sang versé, des vies sacrifiées, la noirceur du brun avait fini par laisser place à un ciel plus clair. Ensoleillé même. 

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes... Mais comme dans la chanson, le vent du nord emporte les souvenirs.

Tout commence par une brise marine, qui un jour, peut se transformer en ouragan et provoquer une tempête aux dégâts peut-être irréversibles.

Aujourd’hui, autre époque, autre contexte. Mais mon ciel est gris cendré. Les flammes d’un possible renouveau se sont éteintes pour ne laisser qu’une odeur de brûlé.

Que les représentants politiques ne crient plus au démon, qu’ils n’essaient plus, par des paroles, de le pourchasser pour en faire une victime. Comprenez enfin les raisons de sa puissance et ensuite combattez le dignement, ensemble, en laissant vos motivations personnelles sur le bord de la route pour éviter que nous plongions tous dans le caniveau. Ecoutez cette France qui souffre. Osez prendre des mesures concrètes que le peuple attend depuis si longtemps. Pendant qu’il en est temps encore...














jeudi 3 décembre 2015

Une noisette, une interview

 

Clarence Rodriguez

 

"La femme saoudienne me donne chaque jour une leçon d'humilité et de persévérance"


Clarence Rodriguez vit depuis 10 ans en Arabie Saoudite. Elle est la seule journaliste à être accréditée comme correspondante permanente pour différents magazines et médias. Elle est l’auteure de "Révolution sous le voile" paru en 2014 aux éditions First et vient de réaliser un documentaire "Arabie Saoudite, paroles de femmes" qui sera diffusé le 8 décembre à 21H45 sur France5 dans l'émission "Le Monde en face".

 
1 – Ce documentaire, co-réalisé avec Bernard Cazedepats, est un peu la retranscription par l’image des situations et des combats évoqués dans votre livre ?
Pas tout à fait ! Vous retrouvez seulement deux personnages du livre Madeha, et Hoda. J'ai voulu présenter une société de femmes actives la plus représentative même si elle n'est pas exhaustive.

 2 – Parmi les nombreux portraits de femmes, il y a celui de Madeha Al Alasjroush, une des premières militantes pour "le droit au volant". Quel est le parcours de cette saoudienne ?
Madeha a étudié aux Etats-Unis où elle a obtenu son diplôme de psychothérapeute. Elle est également passionnée de photographie. Madeha fait partie des 47 militantes saoudiennes a avoir bravé l'interdiction de conduire en novembre 1990 et pour ce fait elle a été arrêtée par la police religieuse. C'est une militante de la première heure.
 
3 - Conduire pour une femme est toujours strictement interdit dans le royaume wahhabite ? Oui, compte tenu de la situation délétère dans le royaume, la conduite des femmes n'est pas une priorité.  Les militantes au droit de conduire ont mis "le pied sur le frein" surtout après les arrestations de Loujain et Maysaa en novembre 2014. Les deux saoudiennes ont en effet  passé deux mois et demi en prison pour avoir osé prendre le volant à la frontière entre les Emirats Arabes  Unis et l'Arabie Saoudite. 

4 – Et puis, il y a la basketteuse Lina Almaneena. Le sport est-il un catalyseur pour unir/réunir la force des femmes ?
Le sport féminin en public est interdit en Arabie Saoudite. Lina a fondé le club "Jeddah United" dans la douleur. Mais grâce à sa pugnacité, sa persévérance et surtout les aides de son père et de son mari, elle est parvenue à faire de ce club, une véritable vitrine, une référence du sport à Jeddah.

5 – Ce documentaire a nécessité 6 années de tournage. Avez-vous eu à vous confronter à la censure ou pas du tout ?  
Entre le moment où j'ai eu l'idée de réaliser ce documentaire et le moment où nous l'avons réalisé avec Bernard, six années se sont écoulées. Sinon, nous avons tourné et suivi nos héroïnes durant un mois de Riyad à Jeddah... Aucune censure. En revanche nous n'avons obtenu l'accréditation deux jours avant la fin du tournage. Nous avons pris des risques, nous les avons assumés. Mais tout s'est bien passé.

6 – Existe-t-il officiellement des associations pour le droit des femmes ? Des hommes aident-ils à lever le voile ?  
Sans les hommes, les femmes que nous avons rencontrées n'auraient pas accepté de témoigner à visage découvert. Il existe des hommes "progressistes" qui souhaiteraient que les femmes occupent une place plus importante dans la société.

7 – En 2011, le roi Abdallah accorde le droit de vote aux femmes. Depuis janvier 2015, c’est le roi Salmane qui est à la tête du royaume. La monarchie est-elle prête à favoriser l’émancipation des femmes ? Doit-elle faire face, encore et toujours, aux autorités religieuses ?
Le roi Salman poursuit la politique menée auparavant par son demi frère feu le roi Abdallah. Mais le contexte géopolitique a évolué, changé. Le royaume traverse des turbulences.  Les autorités saoudiennes doivent affronter Daesh et les jihadistes saoudiens qui reviennent d'Irak ou de Syrie pour semer le chaos dans le royaume.  L'Arabie Saoudite est également engagée dans les coalitions au Yemen et en Syrie. 

8 – Eternelles mineures, 900 candidates vont pourtant entrer en lice le 29 novembre pour les élections municipales du 12 décembre. Un paradoxe ou bien un message du pays pour donner une image plus positive ?
Cela fait partie de la politique des "petits pas"... C'est une avancée pour les femmes qui ont attendu dix ans avant de participer à ces élections. Il est évident qu'il ne faut pas s'attendre à un séisme électoral et pour cause ! La population saoudienne n'a pas la culture des élections. Il faudra encore attendre quelques années pour être éduqués.

9 – Par extension, si Raif Badawi est gracié, ce serait une mesure pour effacer les autres atteintes aux droits de l’homme, ou bien le début d’une ouverture politique ?  
Concernant ce dossier brûlant, les autorités saoudiennes ont déjà fait savoir qu'elles ne souhaitaient pas que l'on s'immisce dans leurs affaires internes. Elles n'agiront jamais sous la pression. 

10 – Par rapport à vous, j’ai choisi cette photo pour illustrer l’interview parce qu’il me semble que le chapeau a une signification particulière ?
Depuis une vingtaine d'années je porte le chapeau. Lorsque je suis arrivée en Arabie,  en août 2005, j'avais décidé de ne jamais porter le voile. Considérant que le chapeau, couvre mes cheveux. En dix ans, je n'ai jamais essuyé la moindre réflexion. Ce chapeau est devenu un signe distinctif. Pour de nombreux saoudiens, il m'appelle "La française au chapeau".

11 – C’est traditionnel, le petit quizz pour en savoir davantage...
  • Un roman : "le voyage dans le passé" de Stefen Zweig   
  • Un personnage : Mandela
  • Un(e) écrivain(e) : Stefen Zweig et Romain Gary
  • Une musique :  La pavane de Gabriel Fauré
  • Un film :  Invictus
  • Une peinture : Guernica
  • Une photographie : Une photo que j'ai prise lors du tournage du documentaire. Une saoudienne au bord de la falaise scrute l'horizon, elle porte son voile au-dessus de sa tête. Impression qu'elle va s'envoler vers la liberté...
  • Un animal : Un cheval
  • Un dessert : Tarte au citron
  • Une devise/une citation : "Je n'ai qu'une seule ambition, ne pas plaire à tout le monde. Plaire à tout le monde c'est plaire à n'importe qui. "​ Sacha Guitry 

Merci Clarence Rodriguez . Je vous laisse terminer cet entretien pour exprimer votre sentiment après de longs mois de tournage avec vos doutes mais vos espoirs aussi : 

Toutes ces femmes rencontrées à l'occasion de ce documentaire, ou que je côtoie au quotidien forcent le respect. Elles me donnent chaque jour des leçons, d'humilité et de persévérance. En vivant à leur côté, je me dis que je n'ai pas le droit de me plaindre".


"Arabie Saoudite, portraits de femmes"  documentaire co-réalisé par Clarence Rodriguez et  Bernard Casedepats – Mardi 8 décembre 2015 à 21H45 sur France5