vendredi 15 décembre 2017


Une noisette, une remise de prix

 

 

Lauréats 2017

Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation

 
© Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation

Vocation, de « Vocare ». Un appel à s’engager, avec ce ressenti du besoin de s’impliquer, où on prend conscience que l’on est apte pour un certain type d’activité… Reste à pouvoir atteindre son objectif… et soudain une main se tend, même plus, des bras s’ouvrent…

Lundi 11 décembre au Théâtre Edouard VII, lors de la 58° remise des Prix de la Fondation pour la Vocation, un mot extraordinaire revenait sans cesse, tournoyait au-dessus des têtes, se transformait en sourire pour les heureux élus : le mot rêve. Pour Simon de Bignicourt  « l’espérance était un rêve que l’on fait éveillé », depuis 1960, un espoir considérable pour des jeunes de 18 à 30 ans,  les rêves devenant une réalité grâce à la  Fondation pour la Vocation créée par Marcel Bleustein-Blanchet, en souvenir des années de guerre où il avait juré d’aider un jour des jeunes qui, comme lui, avaient une vocation.  

Elisabeth Badinter, présidente de l’association, a inauguré la cérémonie par un discours portant sur la qualité des candidatures et la nécessité d’encourager cette jeunesse, non seulement financièrement mais en apportant également une reconnaissance face aux efforts déployés.

Puis chaque lauréat, (20 pour la Promotion 2017, 8 pour le Prix de l’Espérance, 2 pour le prix Littéraire et 1 pour le Prix de la Poésie)  s’est vu remettre un prix des mains de leur parrain. Un défilé de talents, de convictions, d’idéaux avec ce très beau concept de la générosité. D’ailleurs, nombreux sont les anciens lauréats (en passant qui ont tous fait une brillante carrière, d’Yves Copens à Amélie Nothomb) qui s’investissent dans la fondation et accompagnent les candidats, la transmission dans toute sa nitescence.

Pascal Picq, lauréat 1982, était le parrain de la Promotion 2017, et, croyez votre serviteur, il est ô combien captivant d’écouter, de rencontrer un paléoanthropologue en chair et en os… autour de l’éternelle question « Qu’est-ce que l’humain ? ». En 1982, il avait eut pour parrain Yves Coppens, une année faste pour lui avec la Fondation pour la Vocation : « on me présentait Lucie, son beau-père et je recevais une dote ! », l’évolution humaine étant de prouver que le rire est le propre de l’homme…

Tous auront remarqué la présence salutaire de la diversité parmi les lauréats et c’est une formidable image renvoyée par la Fondation : quelle que soit son origine, quel que soit son statut, quelle que soit sa religion, quelle que soit sa couleur de peau, chaque femme, chaque homme a le droit de réussir sa vie et d’être encouragé dans son engagement professionnel.

A titre personnel, j’ai forcément focalisé toute mon attention sur les lauréats des Prix Littéraires : Simon Johannin «  L’été des Charognes » (Editions Allia), Nina Léger « Mise en pièces » (Editions Gallimard) et Jean d'Amérique » Nul chemin dans la peau que saignante étreinte » (Editions Cheyne). Des livres à découvrir tant pour la prouesse littéraire que pour ces plumes qui osent une première fois.

Selon Antoine de Saint-Exupéry, « L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre ». Grâce à des associations comme celle fondée par Marcel Bleustein-Blanchet, c’est un remarquable soutien pour ces jeunes talents multipliant les efforts, parfois dans des conditions familiales difficiles, et une promesse d’une carrière riche dans un esprit épanoui. N’oublions pas que la jeunesse c’est la continuité de la création, c’est l’avenir et que l’avenir c’est l’espoir.

« Réussir sa vocation, c’est connaître la joie de vivre dans l’amour de son métier »
Marcel Bleustein-Blanchet

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