lundi 21 avril 2014


Une noisette, un coup de griffe

 

Pourquoi tant de haine ?


 
Des bombes, des snipers à tous les coins de rue, un incendie qui se déclare, un enfant qui meurt devant soi mais il faut continuer, se protéger, ramper, parfois rester caché dans un souterrain pendant des heures sans boire, ni manger. Braver le danger, supporter l’horreur d’une population déchirée, oui, il le faut pour informer les autres, envoyer des images dans le monde entier pour faire comprendre le sort qui est réservé à des peuples innocents.

Nous qui sommes confortablement assis sur une chaise, un fauteuil pour regarder les informations ou feuilleter un magazine, sachons que des photojournalistes risquent leur vie pour continuer à révéler l’actualité de la planète. Il en est de même pour ces humanitaires qui affrontent mille dangers afin d’aller secourir les populations en détresse. En eux, existent la conviction, l’engagement.

Hélas, certains y laissent leur vie, ne reviendront jamais de l’enfer terrestre. D’autres sont pris en otage pour de multiples raisons que je n’aborderai pas. Mais après la lutte pour travailler, un autre combat se dessine : survivre face aux conditions de détention pendant des mois qui se convertissent en siècles d’angoisse permanente.

Et puis après des jours et des nuits dans l’obscurité de l’incertitude, une lumière jaillit ! LIBERTE ! Oui, comme Paul Eluard, liberté nous écrivons ton nom et la célébrons ! Même si nous ne connaissons pas ces personnes, nous ne pouvons que partager la joie de les voir libres, heureux, embrassant leur famille, serrant dans leurs bras leurs enfants, leurs amis et retrouver peu à peu la santé.

Ce n’est pas de ma part un excès de sensiblerie, non, c’est juste un refus de l’égoïsme. Par contre, je suis révoltée de lire, de découvrir à chaque fois les propos de haine envers une libération d’otages ! En profiter pour déballer sa rancoeur, polémiquer à des fins de politique nauséabonde alors que des vies ont été sauvées ! Aucun mot ne peut décrire ces réactions narcissiques et pestilentielles. Je l’ai déjà dit, écrit, mais à nouveau je le répète, qu’il est facile de critiquer, d’insulter, de déverser ses ressentiments envers je ne sais quoi, derrière un écran ! Je pense à certains éditorialistes, chroniqueurs, anonymes, ou encore pseudos mal intentionnés, qui auraient mieux fait de prendre un week-end pour aller chercher les œufs !

Je ne suis ni journaliste, ni reporter et pas encore eu l’occasion de faire de l’humanitaire au-delà des frontières. Mais j’essaie simplement d’avoir un peu de compassion envers les gens qui souffrent et qui sont méritoires. Avoir des convictions politiques ou autres, c’est bien, mais à condition de savoir les diffuser avec décence.

Alors, réjouissons-nous de cette nouvelle libération en espérant que d’autres viendront pour TOUS les otages retenus de par le monde. Une vie est unique, respectons-là !


P.S. Parmi les nombreux ouvrages qui existent, un a particulièrement retenu mon attention : « Carnets de Homs » de Jonathan Littel. Un récit brut, qui laisse le lecteur libre de ses pensées mais décrit à la fois la situation désastreuse en Syrie et les conditions de travail des journalistes de terrain.







1 commentaire:

Pascale Deldal a dit…

Bonjour Squrelito, Je suis de votre avis quant au bonheur de ces reporters et leur retour ! A chaque fois, (triste expression d' ailleurs) que des otages sont libérés en France ou ailleurs, il est toujours question d' argent ou autres, et cela s' appelle, vous le savez comme moi, des négociations. Je ne crois plus que l'on soit dans un contexte de générosité entre les Gouvernements et les terroristes.

L' essentiel est comme vous le dites si bien, leurs libérations et le bonheur de profiter à nouveau de leurs familles et entourages.

Quant à la méchanceté, tout le monde ne la voit pas au même endroit, selon le ressenti de chacun.


Très beau billet Mme Cureuille comme à votre habitude, sur des sujets essentiels et contemporains.


Bon retour à eux !