Souvenirs d'un médecin d'autrefois

dimanche 12 juillet 2015


Une noisette, une interview

 

Antoni Garcia Prat

Directeur de la Fondation Josep Carreras pour la lutte contre la leucémie

Le ténor et Président Josep Carreras avec un patient leucémique à l'Hôpital de Sant Pau en 2010

Depuis 1988, la Fondation Josep Carreras, fondée par le célèbre ténor catalan (l'un du fameux trio des 3 ténors), travaille sans relâche dans la lutte contre la leucémie et les maladies hématologiques. Pour en savoir un peu plus, son directeur Antoni Garcia Prat, a accordé un entretien pour le blog. 

1 – Bonjour et merci beaucoup pour avoir accepté cette interview. Pour nous les français, le 14 juillet est célébration nationale. Pour vous, c’est un jour, très, très spécial ?
 
Bien sûr. En 1998, ce jour là est née notre Fondation juste après le rétablissement de M. Carreras suite à une leucémie diagnostiquée justement à Paris, lorsqu’il s’est trouvé souffrant pendant le tournage d’un film.

2 – En 1991, naissait REDMO (1) puisque aucune banque de moelle osseuse n’existait en Espagne et que personne ne pouvait accéder aux registres des donneurs des autres pays. Une avancée énorme et la possibilité de soigner beaucoup de patients. Quel est actuellement son fonctionnement (a été ajouté depuis une banque de cordon ombilical) et également comment ça se passe avec les autres nations ?
 
Je crois que le plus important est que, grâce aux continuelles améliorations en connections et la collaboration avec les hôpitaux et les registres internationaux, et l’augmentation des donneurs de par le monde, nous arrivons à trouver un donneur compatible pour plus de 75% des cas. Créer un registre de donneurs a été une décision très judicieuse, nécessaire et novatrice.

3 – En 2010, un autre projet incomparable : le lancement de l’Institut Josep Carreras (IJC), premier centre européen de recherches uniquement sur la leucémie et les maladies hématologiques. Presque unique au monde, pouvez-vous nous en dire plus ?

De nombreux pays possèdent des centres de recherches considérables et qui réalisent un grand travail. La particularité de notre Institut est qu’il est monographiquement dédié à la leucémie et qu’il est implanté de façon pluridisciplinaire dans divers campus liés aux hôpitaux les plus renommés et qu’il n’est pas limité à un unique centre.

4– En 27 ans, quelles sont les plus grands progrès médicaux dans la lutte contre le cancer en général et la leucémie en particulier ?

Les scientifiques nous parlent d’avancées très importantes sur la survie des différentes formes de leucémie et, en particulier, celles qui affectent les tout-petits. Tout cela a été possible grâce aux découvertes dans divers domaines, spécialement en pharmacologie. Ainsi, pour certains types de leucémie, la greffe n’est plus nécessaire, seule une médication suivie suffit. Cependant, comme nous ignorons toujours les causes de cette maladie et que les traitements sont extrêmement agressifs, il faut absolument continuer à travailler inlassablement pour trouver des solutions.

5 – Que pensez-vous de la multiplication des banques privées de cordon ombilical ?

En premier, la Fondation défendra toujours le don altruiste. Ensuite, l’évidence scientifique publiée jusqu’à ce jour sur l’utilisation du cordon ombilical à ses propres fins est pratiquement nulle.

6 – La Fondation Josep Carreras a son siège en Espagne mais il existe d’autres bureaux à l’étranger. Celui d’Allemagne (2) est particulièrement important ?

Effectivement. M. Carreras est très apprécié en Allemagne et ce pays nous a ouvert les portes des médias et ainsi accéder aux personnes qui soutiennent notre cause. Notre Fondation allemande est très dynamique et a financé des centaines de projets, tant sur la recherche et ses infrastructures que sur l’assistance. Elle finance également des services sociaux et soutient diverses associations de malades et parents de malades.

7 – En décembre, un autre gala télévisuel est prévu ?

Ce sera à Berlin le 17 décembre, la 21° édition (3). Ce programme nous a permis de sensibiliser beaucoup de personnes et la lutte contre la leucémie à bénéficié de cette collaboration.

8 – Et quelles sont les relations avec la France ? Je crois que vous êtes en contact avec l’Hôpital Saint-Louis à Paris ?

Et également avec le service de santé français en général. Depuis le premier jour, notre modèle pour créer REDMO a été "France Greffe de Moelle" (4), plus tard intégrée à "l’Agence pour la Biomédecine" Nous avons beaucoup appris d’eux et continuons à le faire. Egalement, pendant des années, nous avons compté sur le soutien de l’entreprise Arcelor. Le développement du don de cordon ombilical a été possible grâce au travail extraordinaire du Dr Gluckmann, chef du service de transplantation de moelle osseuse à l’Hôpital Saint-Louis. Elle a collaboré avec nous de nombreuses fois comme membre de notre Comité Scientifique International, ce qui est un honneur pour nous.

9 – Avec la crise économique européenne, est-il plus difficile de travailler ? Moins d’aide financière pour les hôpitaux ? Et aussi moins de dons ou tout continue comme avant ?

Nous sommes très reconnaissants envers nos donneurs parce que, malgré la crise, nous comptons sur l’aide de plus de 60.000 personnes qui offrent régulièrement des dons et nous permettent de développer nos projets. Par contre, oui, ces dernières années, beaucoup plus difficile d’obtenir un mécénat d’entreprise.

10 – Reste encore des personnes qui hésitent à devenir donneurs de moelle osseuse, comment peut-on les convaincre ?

Que peut-on faire de mieux dans une vie que d’aider à en sauver une autre ?

11 – Votre Président, M. Josep Carreras qui a eu une leucémie en 1987, a toujours voulu aider les autres. Il continue à se produire sur scène, pour le plaisir de chanter mais aussi pour donner de nombreux concerts de bienfaisance ?

Si l’on prend les chiffres uniquement pour l’Espagne, M. Carreras a réussi à collecter plus de 24 millions d’euros via plus de 200 concerts et activités bénéfiques ainsi que dans ses initiatives de recherches de fonds. En Allemagne, les Galas José Carreras ont récolté des millions d’euros. Aussi important que sa vocation à trouver des fonds, est son témoignage que la leucémie peut être vaincue, et que son exemple d’une personne appréciée par la société peut transformer ce sentiment en soutien à une cause.

12 – Vous êtes directeur de la Fondation depuis 25 ans. Quel est votre plus beau souvenir ?

La plus grande joie de tous ceux qui travaillent à la Fondation est de voir chaque jour le fruit de notre persévérance, des vies sauvées et nos projets concrétisés.


Merci beaucoup M. Garcia Prat avec le ferme espoir qu’un jour "la leucémie soit curable pour tous et pour toujours" (5)

Merci beaucoup à vous pour votre intérêt et pour nous aider à transmettre notre message
 
(1) - REDMO = Registro de Donantes de Medula Osea

(5) - Slogan de la Fondation Josep Carreras
 
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Pour en savoir plus sur la Fondation Josep Carreras =>
 
 
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Version originale en espagnol





Una avellana, una entrevista

Antoni Garcia Prat

Gerente de la Fundacion Josep Carreras por la lucha contra le leucemia


1 – Hola y muchas gracias por haber aceptado esta entrevista. Para nosotros los franceses, el 14 de julio es fecha nacional. ¿ Para vosotros, es fecha muy, muy especial ?

Por supuesto. En ese día del año 1988 nació nuestra Fundación después de que el Sr. Carreras se recuperase de una leucemia que le fue diagnosticada precisamente en París, cuando se sintió indispuesto en medio de la grabación de una película

2 – En 1991 nacia REDMO ya que no existia ningun banco de medula osea en España y tambien nadie podia acceder a los registros de donantes de otros paises. Un avance enorme y la posibilidad de curar mucho mas enfermos. Cual es ahora su funcionamiento (ya que se ha añadido el banco de cordon umbilical) y tambien come se hace la colaboracion con los demas paises ?

Creo que lo más importante es que, gracias a las continuas mejoras en las conexiones y colaboración con hospitales y registros internacionales y al aumento de donantes en todo el mundo, conseguimos encontrar donante compatible para más de un 75% de los pacientes. Crear el registro de Donantes fue una decisión muy acertada, necesaria y innovadora.

3 – En 2010, otro poyecto incomparable : el lanzamiento del « IJC » primer centro de investigacion europeo unicamente sobre la leucemia y las enfermedades hematologicas. Algo casi unico en el mundo, puede darnos mas detalles ?

En muchos países existen centros de investigación muy importantes que hacen un gran trabajo. La particularidad de nuestro Instituto es que está monográficamente dedicado a la leucemia y que está implantado de forma transversal en diversos campus vinculados a hospitales de máximo nivel y no está limitado a un único centro.

4 - ¿ En 27 años, cuales son los mejores avances medicales en la lucha contra el cancer en general y la leucemia en particular  ?

Los científicos nos hablan de mejoras muy importantes en la supevivencia de varios tipos de leucemia y, en particular, en las que más afectan a los pacientes más pequeños. Ello ha sido posible gracias a avances en muchos campos, especialmente farmacológicos. Así, algunos tipos de leucemia ya no requieren trasplante sino una medicación contínua. Sin embargo aún desconocemos las causas por las que aparece y los tratamientos son aún muyagresivos, por lo que hay que seguir trabajando para solucionar estos problemas.

5 – ¿ Que piensa de la proliferacion de los bancos privados de cordon umbilical ?

En primer lugar, la Fundación defiende la donación altruista siempre. En segundo lugar, la evidencia científica publicada hasta la fecha sobre el uso del cordón umbilical para uso propio es prácticamente nula.

6 – La Fundacion Josep Carreras tiene su sede en España pero existe oficinas en otros paises. ¿ La de Alemania es particularmente importante ?

Efectivamente. El Sr. Carreras es muy apreciado en Alemania y ello nos ha abierto las puertas de los grandes medios de comunicación y, gracias a ello, llegar a muchas personas que apoyan nuestra causa. Nuestra Fundación alemana es muy dinámica y ha financiado cientos de proyectos de investigación y muchas infraestructuras de investigación y de asistencia. También financia servicios sociales y apoya a las asociaciones de pacientes y padres de pacientes

7 – ¿ En diciembre otra gala televisada es ya prevista ?

Será en Berlín, el dia 17 de Diciembre. Será la edición número 21. Este programa nos ha permitido sensibilizar a muchas personas y la lucha contra la leucemia se ha beneficiado mucho de esta colaboración

8 – ¿ Y como estan las relaciones con Francia ? Creo que estan en contacto con el Hôpital Saint-Louis en Paris ?

Y también con la sanidad pública francesa en general. Desde el primer día, nuestro modelo para crear REDMO fue "France Greffe de Moelle", más tarde integrada en la “Agence pour la Biomedicine”. Aprendimos mucho de ellos y seguimos haciéndolo. También contamos durante muchos años con el apoyo de la empresa Arcelor. El desarrollo de la donación de cordón umbilical también es posible gracias a la extraordinaria labor de la Dra. Gluckman, jefe del Departamento de Trasplante de Médula del Hôpital Saint-Louis. Ella ha colaborado muchas veces con nosotros como miembro de nuestro Comité Científico Internacional, lo cual constituye un honor para nosotros.

9 – ¿Con la crisis economica europea, es ahora mas dificil trabajar ? Hay menos dinero para los hospitales ? Y tambien menos donativos o sigue come antes ?

Nosotros estamos muy agradecidos a nuestros donantes porque, a pesar de la crisis, contamos con la ayuda de más de 60.000 personas que hacen aportaciones económicas regulares y nos permiten desarrollar nuestros proyectos. Sí es cierto en los últimos años es más difícil conseguir mecenazgo empresarial.

10 – ¿ Hay gente que todavia dudan a ser donante de medula osea, como se puede convencerlos ?
¿Qué mejor puede uno hacer en la vida que ayudar a salvar la vida de otro ser?

11 – Su Presidente, el Sr Josep Carreras que fue afectado por une leucemia en 1987, siempre ha querido ayudar a los demas. Sigue en los escenarios para el placer de cantar, pero tambien para dar muchos conciertos beneficos ?

Solo en España, el Sr. Carreras ha conseguido recaudar más de 24 millones de euros gracias a sus más de 200 conciertos y actividades benéficas así como en sus iniciativas de captación de fondos. En Alemania, las Galas Jose Carreras han recaudado muchísimos millones. Tan importante como su dedicación a captar fondos es su testimonio de que la leucemia puede superarse y su ejemplo sobre cómo una persona apreciada por la sociedad puede transformar ese sentimiento en apoyo a una causa

12 – Usted es Gerente de la Fundacion desde hace 25 años. ¿ Cual es su mas bonito recuerdo ?

La mayor alegría de todos los que trabajamos en la Fundación es ver cada día el fruto de nuestra perseverancia en forma de pacientes salvados y nuevos proyectos realizados.


Muchisimas gracias Sr Garcia Prat y con la fuerte espera que un dia "la leucemia sea curable para todos y para siempre" !


Muchas gracias a Ustedes por su interés y por ayudarnos a transmitir nuestro mensaje
 
 
Josep Carreras avec des ex-patients et plusieurs collaborateurs de sa Fondation
 
Josep Carreras avec une petite patiente

 
 

jeudi 9 juillet 2015


Une noisette, une histoire


Une vie, deux cœurs



Ils sont âgés, très âgés, quand je les regarde ils pourraient illustrer "La chanson des vieux amants", parce qu’ils s’aiment.

La vieillesse ne les a pas épargnés physiquement, mais peu importe parce qu’ils s’aiment.

Les regards ne sont plus aussi lumineux mais une flamme brille toujours au fond de la pupille, parce qu’ils s’aiment.

Un travail de labeur pour une retraite de misère mais l’argent n’a jamais été une priorité, parce qu’ils s’aiment.

Un intérieur plus que modeste, des murs qui transpirent, des portes qui se lamentent, une toiture en péril mais la chaleur d’un "home sweet home" est omniprésente, parce qu’ils s’aiment.

Un fils devenu, à la fleur de l’âge, une étoile dans le ciel mais la force de vie restera forte, parce qu’ils s’aiment.

Il est gravement malade mais l’accepte, elle a de la peine mais sourit, parce qu’ils s’aiment.

Un jour ils partiront. Ensemble. Parce qu’ils s’aiment, tout simplement...
 
 
 
 

jeudi 2 juillet 2015

Une noisette, un coup de gueule

 

Touche pas aux Guignols






Ainsi font, font, font les petites marionnettes
Trois p'tits tours et... puis s'en vont

Mais ceux qui les enlèveront,
Jamais ne dormiront...

1988 : naissance d'un programme caricatural qui est non seulement notre jeunesse mais aussi une émission appartenant au patrimoine audiovisuel français.

2015 : disparation possible des Guignols de l'Info pour des raisons que je ne préfère pas évoquer mais que tous ont déjà comprises.

La dérision est une arme pacifique contre les errances de la société. Les Guignols, on les aime ou pas, ils ont provoqué des rires, parfois de la colère mais ils sont nécessaires. D'autres guignols existent mais s'ils nous mettent en rogne, jamais ils ne pourront développer le moindre "rictus zygomatesque".

Pour que ATchao Bonsoir ne devienne pas ATchao Adieu, des pétitions sont en ligne :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/VINCENT_BOLLORE_LE_PDG_DU_GROUPE_VIVENDI_SAUVER_LES_GUIGNOLS_DE_LINFO/?nWuYyjb

https://www.change.org/p/monsieur-vincent-bollor%C3%A9-direction-de-la-chaine-canal-ne-fa%C3%AEtes-pas-mourir-les-guignols-de-l-info

http://touchepasauxguignols.wesign.it/fr

La mobilisation est générale sur les réseaux sociaux. A commencer par Patrick Poivre d'Arvor et Alain Juppé (affichant même sa marionnette sur Twitter) qui apportent leur soutien respectif au maintien du programme, comme quoi, l'humour est plus important que tout !

Journalistes, spécialistes media et anonymes apportent eux aussi leur contribution.

 
 
 

dimanche 28 juin 2015


Une noisette, des ombres, une lumière

 

Amazing rainbow


Juin 2015 – La pénombre, encore, toujours, incessant. Un crépuscule qui s’enfonce, ténèbres que l’on abhorre mais qui continuent de croître dans des nuances plus sombres les unes que les autres.

Juin 2015 – Même année, même mois, même planète. Une lumière visible jaillit, celle de la main tendue vers l’autre, de la compréhension, de la tolérance surtout. Un arc de beauté pour l’amour.


Somewhere over the rainbow
And the dreams that you dreamed of
Dreams really do come true




Juin 2015 – La ségrégation, imperceptible parfois mais même silencieuse elle subsiste, jusqu’au jour où elle glace d’horreur. Haine, racisme, racisme, haine, la roue tourne à l’envers...

Juin 2015 – Un président américain veut réconcilier son peuple, quelle que soit sa couleur, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion ,afin que chacun puisse parvenir à deux des valeurs les plus précieuses de l’existence : la liberté et la paix.


Amazing grace, how sweet the sound
That save a wretch like me
I once was lost but now am found
Was blind, but now I see



Puisse un incroyable arc-en-ciel continuer à apporter de plus en plus de clarté...


mardi 16 juin 2015


Une noisette, deux femmes

 

Manuela Carmena – Ada Colau

(Ada Colau/Manuela Carmena - Photo © Claudio Alvarez)



Une date à retenir : 24 mai 2015. Ce jour-là, deux visages, deux personnalités sont apparues aux caméras du monde entier. Par un parcours combatif et sincère, Manuela Carmena et Ada Colau ont gagné les élections municipales. Le week-end dernier, elles étaient investies, l’une à Madrid, l’autre à Barcelone.

Une phrase, une seule retient toute l’attention. Elle est de Manuela Carmena "Gobernar es escuchar" "Gouverner c’est écouter". Elle serait à graver, non seulement au fronton de tous les édifices institutionnels, mais aussi dans l’encéphale de chaque homme, de chaque femme politique, et par extension, dans celui de tout communicant ou dirigeant.

Le peuple n’a pas besoin de nouveaux discours reprenant sempiternellement des éléments de langage qui n’intéressent que ceux qui les prononcent.

Le peuple a besoin de faits, d’actions. Et justement, ces deux femmes ne font pas que s’indigner du sort des plus faibles, des blessés de la vie, elles agissent et vite ! Petit aperçu :

  • Pendant l’été, les écoles ferment. Comment les enfants vont manger dans des villes où les taux de chômage et pauvreté battent de tristes records ? Des rations alimentaires sont en train d’être préparées afin de les distribuer gratuitement aux enfants de 0 à 13 ans.
  • Freiner au maximum les expulsions des personnes surendettées par des médiations ou des solutions de logement alternatives.
  • Baisse importante et immédiate des émoluments, promesse électorale appliquée de suite ! Manuela Carmena touchera 37.000 € contre les 100.000 € d’Ana Botella et Ada Colau recevra 37.000 € contre les 144.000 € de Xavier Trias. Pour la mairie de Madrid, les conseillers (19) verront aussi leur salaire diminuer, 36.321 € au lieu de 62.010 €.
  • Pour Ada Colau "Acabar con los privilegios y predicar con el ejemplo" "En finir avec les privilèges et montrer l’exemple". Cela commencera par l’arrêt de l’usage de voitures officielles, les repas inutiles ou encore les subventions somptuaires (4 millions d’euros chaque année pour le circuit de Montmelo).
  • Une mesure qui remplira de joie les défenseurs des animaux, Manuela Carmena supprime toutes les aides aux spectacles taurins, plus d’argent public pour les corridas !

Rarement des mesures ont été prises aussi rapidement. Il faut espérer que les bonnes méthodes vont continuer afin de soulager un peuple qui ne cesse de souffrir, dignement mais sûrement. Et, également, que leur politique soit non seulement un espoir pour les autres nations, mais aussi la voie pour gouverner autrement.

Information de dernière minute. Sur son compte twitter, Ada Colau annonce qu’elle est intervenue personnellement pour empêcher l’expulsion d’une famille avec deux jeunes enfants. Si #Podemos !




mardi 9 juin 2015


Une noisette, un film

 

La Tête Haute


Un bureau de juge pour enfants, une mère en crise de nerfs, un petit garçon livré à lui-même... 10 ans plus tard, même bureau, même juge, même mère, même fils. Un long-métrage sur le parcours chaotique d’un adolescent à la recherche d’une identité perdue. A ses côtés, des adultes qui tendent des mains malgré les coups de poing.

Des cris, des larmes, de la colère, de la haine, de l’amour aussi. Le repli sur soi car on est malheureux. Des bras prêts à vous enlacer mais que l’on rejette ou que l’on ne veut pas voir, par crainte, voire plus encore.

Incompréhension, désillusion, résignation.

En face, des personnes qui n’ont qu’une conviction : dépenser toute leur énergie à aider ces jeunes écorchés de la vie pour éviter toute hémorragie de violence mêlée à la crise des sentiments.

Poignante réalisation d’Emmanuelle Bercot connaissant parfaitement le sujet de par son oncle qui a été éducateur dans un centre de délinquants. Elle-même aurait souhaité devenir juge auprès des enfants. La réalisatrice ne recherche pas les artifices, elle souligne par des images et des dialogues bruts, la souffrance des êtres incompris et le travail sans relâche des hommes et des femmes du monde judiciaire et éducatif/social. Hommage méritoire.

Poignants acteurs qui n’incarnent pas leur rôle mais respirent intensément leur personnage. Catherine Deneuve, juge intègre et humaine, Benoît Magimel, éducateur dévoué dont le passé n’est pas non plus un chemin de roses, Sarah Forestier, mère aimante mais dépassée par chaque situation et enfin Rod Paradot, adolescent qui derrière chaque agression cache un mal-être indéniable mais baigné dans une rivière de sensibilité.

Un film dur mais où l’espoir est permis si on s’en donne, de part et d’autre, les moyens. 120 minutes où aucune âme ne peut rester insensible, ne peut rester sans réflexion. Pas une fiction mais un document. Quant à la fin, elle vaut une cantate...

Positivement nécessaire, nécessairement positif.
 
 
La Tête Haute - 2015 - Réalisation Emmanuelle Bercot - Avec Catherine Deneuve, Rod Paradot, Benoît Magimel, Sarah Forestier, Diane Rouxel... Sélection officielle Festival de Cannes 2015 hors compétition.

vendredi 5 juin 2015


Une noisette, une interview

 

 

Thibault Pomares

Du journalisme, de la liberté et du piquant !

(Thibault Pomares, musicien, journaliste et coordinateur éditorial à La Télé Libre - Photo by Squirelito)




Il y a des lieux qui de suite vous inspirent un solide professionnalisme mais aussi une différence. Tel est celui de la rédaction de la Télé Libre qui depuis 2007 essaie d’offrir à chaque citoyen une vision inhabituelle de l’information. Rencontre avec l’un de ses contributeurs, je nomme (sortez tambours et trompettes) Thibault Pomares !


1 – Avant toute chose Thibault, quelle est cette histoire de hérisson, un lointain cousinage avec Spontex ?
Ha, ha ! Je ne suis pas du tout un hérisson ! Mais l’initiateur de cette histoire est Romain Potocki pour son concours, suite à la publication de son livre "L’Homme itinérant". J’avais fait une photo avec un hérisson et de là sont parties les "jokes" avec cet animal.

2 – Pour ceux qui ne te connaissent pas encore (ne savent pas ce qu’ils manquent) quel est, en deux temps, trois mouvements, ton parcours ?

Je n’avais pas envie de faire de longues études après le Bac, tout ce qui était école me rebutait. J’ai rejoint une prépa sur Nice où je pouvais directement me former sur le terrain. En parallèle de cette formation, j’ai cumulé deux riches expériences, l’une à TSF Jazz, l’autre à Gonzai Magazine.

Le monde la télé me repoussait car je ne voulais pas rentrer dans un formatage quelconque mais je suis rentré en 2010 comme stagiaire à la Télé Libre où justement on jouit d’une totale liberté. L’un de ses fondateurs John-Paul Lepers m’a aidé à me connaître et à savoir transmettre mes messages.

3 – C’était ta première expérience télé ?
Non, avant de rejoindre définitivement la Télé Libre, j’avais effectué un stage de 6 mois à M6 mais qui ne m’avait pas donné une grande satisfaction en raison d’une vision du journalisme que j’ai à cœur et qui ne correspondait pas à mon esprit.
J’ai aussi gagné le 1er prix du concours l’Express Grandes Ecoles avec des copains et avec la somme reçue j’ai pu réaliser mon premier grand reportage : un film sur l’Islande qui a été diffusé sur France ô.

4 – Et ensuite ?
Revenu à plein temps à la Télé Libre, j’ai fait un film sur la Fête de la Musique du quartier. L’association Casdal14 a été très intéressée et participe dorénavant au fonctionnement de la Télé Libre. C’est pourquoi nous faisons beaucoup de reportages sur les gens du quartier, pour montrer leur vie, leurs difficultés et aussi faire parler ceux qui cherchent une solution pour changer l’image et faire bouger les choses positivement.

5 – La Télé Libre, une poussinière journalistique pas comme les autres ?
C’est tout à fait ça ! Mais j’ajouterais "pas que journalistique" en ce sens que nous n’avons pas de ligne éditoriale car la Télé Libre c’est avant tout un esprit. On forme techniquement mais en respectant les idées de chacun et en laissant libre leurs envies, leur idéalisme. Pas de formatage, au contraire, nous sommes un centre de déformation ! Personne ici ou presque n’est vraiment issu du monde journalistique et en toute logique nous avons un regard différent. John-Paul Lepers permet que ces regards puissent exister.

6 – Sans la musique la vie serait une erreur ?
Ça serait un peu moins la vie !

J’ai toujours fait de la musique et je touche à tout : percussions, guitare, piano... Petit je voulais être 3 personnages :
  • paléontologue en raison des dinosaures (jamais pu trouver le moindre os dans un jardin !),
  • pêcheur normand car la mer est l’autre de mes passions,
  • musicien.
Je me suis retrouvé journaliste un peu par hasard et en fait la musique m’aide énormément aujourd’hui. En composant, les notes, les sons, sont un formidable catalyseur pour transmettre mon ressenti, ça me permet de renforcer le message. Je considère la musique comme une information supplémentaire.

7 – A l’horizon, quoi de nouveau ?
Je travaille sur la réalisation d’un documentaire sur le métier de modèle vivant. Tout un programme !

Et, et... je compose la musique d’un autre documentaire. Après celui de "La guerre des graines" ce sera "Villeneuve, l’utopie malgré tout" réalisé par deux jeunes journalistes talentueux : Flore Viénot et Vincent Massot.
Il est nécessaire de porter un autre regard sur la banlieue avec ceux qui la vivent. C’est un très beau projet porté par des personnes qui maîtrisent parfaitement le sujet et qui sont hyper sensibilisées de faire voir un quartier au-delà du prisme habituel de la peur.
Sa programmation est prévue en automne prochain sur la chaîne Public Sénat.

8 – Pour terminer, on ne peut échapper au traditionnel quizz de l’écureuil... mais c’est pour mieux te connaître...
  • Un roman : La Route de Cormac McCarthy
  • Un personnage : Tintin
  • Un(e) écrivain(e) : Jim Morrison
  • Une musique : Pink Floyd : The Great Gig in the Sky
  • Un film : Les Blues Brothers
  • Une peinture : Orders  (1993) de Christopher Brown (en fait la 1ère réponse a été : « Oh putain, y’en a tellement ! » )
  • Un animal : le lapin (aucune précision si avec un fusil !)
  • Un dessert : l’éclair au café
  • Une devise/citation : « Il faut toujours pisser dans le vent...enfin... tant qu’il y a du vent » !
Merci beaucoup Thibault Pomarespour cet accueil et continue le good job avec toute l’équipe de La télé Libre



(Ambiance libre et créative de La Télé Libre ! - Photo by Squirelito)









mardi 2 juin 2015


Une noisette, un film

 

La loi du marché

 


"On fait n’importe quoi avec les gens !"

Dès les premières secondes du film, le ton est lancé. Thierry (Vincent Lindon) ne mâche pas ses mots face au conseiller de Pôle Emploi (Yves Ory) devant un fonctionnement si incohérent.
Peu après, LA question est posée "Comment je fais pour vivre avec 500 euros par mois ?".

Rassurez-vous, je ne vais pas retranscrire le film, mais c’est seulement pour souligner combien cette nouvelle production cinématographique était indispensable et beaucoup plus salutaire que l’ensemble des discours politiques.

Le réalisateur Stéphane Brizé réussit à faire passer le message en faisant quasi une immersion dans le parcours d’un chômeur qui, pardonnez-moi l’expression, se bouge le cul ! Et ils sont nombreux à faire de même contrairement à ce que veulent prétendre certains esprits...
Même si l’humiliation, l’hypocrisie, l’égoïsme et l’argent sont les sujets principaux, il est assez rare de retrouver en moins de 95 minutes autant de thèmes forts qui pourrissent la société d’aujourd’hui.

Evidemment, Vincent Lindon est une fois encore magistral dans l’incarnation de son personnage. Vincent est Thierry, Thierry est Vincent. Il vit, respire, transpire de la même façon. Des phrases courtes, des dialogues brefs, les expressions remplaçant les paroles. Et c’est suffisant. Tellement parlant un rictus qui se forme, un nerf qui bouge, la salive qu’on ravale, les lèvres qui se referment, un regard qui se déplace, s’abaisse... Des plans rapprochés, très rapprochés qui permettent de deviner/comprendre les sentiments (ce qui était déjà le cas avec le film Mademoiselle Chambon du même tandem Brizé/Lindon). L’ensemble de la distribution est à la hauteur, car l’autre force du film est que la plupart des acteurs ne sont pas des professionnels mais des personnes jouant leur propre rôle.

J’espère que ce film, que l’on pourrait qualifier de documentaire choc, sera vu et revu par de nombreux politiques, directeurs de personnel et/ou ressources humaines, des managers, des conseillers en tout genre, car ce n’est pas une fiction mais, hélas, la réalité de tous les instants.

Ah, j’oubliais... souriez, vous êtes filmés... Pourquoi ? Réponse dans La Loi du marché, absolument nécessaire, nécessairement absolu.
 
 
 
La loi du marché - 2015 - Réalisation : Stéphane Brizé. Avec Vincent Lindon, Karine de Mirbeck, Matthieu Schaller, Xavier Mathieu... Cannes 2015 : Prix d'interprétation masculine pour Vincent Lindon et Mention Spéciale du jury œcuménique. César 2016 du meilleur acteur pour Vincent Lindon
 
 
 

dimanche 17 mai 2015


Une noisette, un livre

 

 

L’amour (fou) pour un criminel

par Isabelle Horlans

 
 
 

 
Lire un article, ouvrir un nouveau livre de la journaliste Isabelle Horlans, est toujours un parcours initiatique. Parce qu’on apprend, parce qu’on découvre, parce qu’elle sait traiter un sujet sensible (voire plus) avec pudeur et sans porter de jugement. Tout un art que de laisser le lecteur à la réflexion et à sa liberté des sentiments. Son dernier ouvrage "L’amour (fou) pour un criminel" en est une parfaite illustration.

 
1 – Bonjour Isabelle. Pourrais-je qualifier votre dernier livre, en faisant évidemment abstraction de la noirceur de la plupart des histoires, comme un "Hymne à l’amour" dans l’univers carcéral ?
Bonjour Squirelito, et bonjour à tous vos lecteurs. On peut considérer, oui, que c’est un hymne à l’amour derrière les barreaux même s’il est impossible de généraliser : certaines histoires naissent de pulsions qui n’ont hélas rien de romanesque, je pense notamment à l’association criminelle de Michel Fourniret et Monique Olivier. Mais la plupart des tueurs que j’évoque sont sincèrement aimés, et tant mieux si cela peut les aider à regretter leurs actes et à survivre en prison.

 2 – Dans l’avant-propos, vous expliquez parfaitement pourquoi vous est venue cette idée d’écrire sur les groupies des "serial killers", mais quelques mots supplémentaires seraient les bienvenus.
Mes années de chronique judiciaire m’ont confrontée aux groupies qui peuplent les cours d’assises. Au procès de Guy Georges – le plus célèbre des tueurs en série français –, elles étaient nombreuses aux audiences, pomponnées, bien habillées, dans l’espoir de se faire remarquer par l’accusé. J’ai également remarqué leur présence aux procès du gangster Antonio Ferrara et d’Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet Claude Erignac. J’ai donc voulu comprendre. Et j’ai découvert qu’en dehors de l’Américaine Sheila Isenberg, personne n’avait exploré le phénomène…

3 – Pourtant, "l’engouement pour les criminels n’est pas qu’une affaire de cœur" ?
Non, certaines s’en éprennent pour sortir de l’anonymat, pour assouvir leur perversité comme Monique Olivier ou Michelle Martin, l’ex-épouse du tueur en série belge Marc Dutroux, ou sont attirées par le danger et l’interdit.

4 – Il semble que l’on préfère parler d’attrait du « bad boy » plutôt que d’hybristophilie, pourquoi ?
Si l’on parle d’attirance pour le "bad boy", tout le monde comprend ; l’hybristophilie est un mot savant que n’emploient même pas les psys. C’est une sorte d’ "habillage" intellectuel pour parler de l’attrait sexuel envers les criminels.

5 – Une phrase a retenu toute mon attention, elle est extraite d’une plaidoirie d’une avocate "Sa seule dépendance, c’est la dépendance affective". Pouvez- vous nous expliquer un peu ?
Cette avocate défendait une surveillante de prison qui avait transgressé la loi par amour pour un détenu : c’est sa dépendance affective, et elle seule, qui l’avait conduite à commettre un délit et ainsi pulvériser sa vie familiale et sa carrière. C’est également la dépendance affective qui a ruiné l’existence de Florent Gonçalves, l’ancien directeur de la prison de Versailles. Ces gens-là ne sont pas des délinquants : ils ne le deviennent que par amour. Ce devrait être une circonstance atténuante lors de leur procès.

6 – On retrouve des histoires d’amour au sein même de l’Administration Pénitentiaire, n’y a-t-il pas une faille au niveau de la formation quant au risque professionnel ?
Oui, une faille énorme puisque l’amour derrière les barreaux est un sujet tabou durant la formation et dans l’établissement où l’on est affecté. L’Administration est gênée aux entournures : elle sait que le risque existe mais feint de l’ignorer. Elle compte sur la solidité de ses agents, comme s’ils n’étaient que des matricules qui ont prêté serment et non des êtres humains soumis comme tous à la tentation, décuplée en vase clos.

7 – Au cours du livre, vous mentionnez, à juste titre, le rôle indispensable des Unités de Vie Familiale, hélas encore peu nombreuses. Des précisions à apporter sur ces UVF ?
Les UVF sont une invention canadienne. Au Canada, on ne se contente pas de réprimer : on pense à l’après, à l’intérêt de préserver les liens familiaux pour éviter que les prisonniers se transforment en bêtes fauves asociales. La France installe peu à peu des UVF, mais très lentement. Il y a encore trop de gens, chez nous, qui pensent que l’enfermement n’a pas à être accompagné "d’avantages". Certains s’insurgent même contre la télévision dans les cellules ; c’est dire l’étroitesse d’esprit…

8 – En lisant attentivement et malgré certains récits abracadabrantesques, on s’aperçoit qu’il faut veiller (comme pour tout) à ne pas faire d’amalgame. Par exemple, les cas de Sandrine et Béatrice sont plutôt attachants ?
Ces femmes ont épousé des détenus qu’elles pensent innocents. C’est une démarche militante. Comme celle de Marie-Jo, mariée à Roland Agret : elle était sûre qu’il n’avait pas commis le crime dont il était accusé, elle a porté sa voix hors de la prison et Roland a fini par être rejugé et réhabilité.

9 – Avez-vous rencontré des proches des victimes pour en savoir davantage sur leur ressenti de ces amours extrêmes ?
Non, ce n’était pas l’objet du livre et j’avoue ne pas avoir eu envie de les questionner car leur ressenti est forcément faussé : quand un individu vous a pris votre enfant ou votre mari, vous n’avez aucune envie de le savoir heureux, d’imaginer qu’il bénéficie de l’amour qu’il vous a ravi. C’est humain.

10 – Nous, humbles lecteurs, prenons tout simplement plaisir à dévorer chapitre après chapitre. Mais combien de temps faut-il pour boucler une enquête comme vous venez de faire ? Combien de temps passé entre recherches d’archives, rencontres de protagonistes/spécialistes et écriture ?
J’ai enquêté et écrit à mes heures perdues, souvent la nuit, pendant un an.

11 – Pour terminer, le traditionnel questionnaire pour que les internautes puissent mieux vous connaître...

  • un roman : Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez.
  • un personnage : George Smiley, le maître-espion de John Le Carré.
  • un(e) écrivain(e) : Albert Camus.
  • une musique : Le concerto en mi mineur, opus 64, pour violon et orchestre de Félix Mendelssohn.
  • un film : Le Parrain, de Francis Ford Coppola. Et dans le registre des films documentaires, Shoah, de Claude Lanzmann.
  • une peinture : Morning Sun, d’Edward Hopper.
  • un animal : Le chien (mais chez moi).
  • un dessert : La mousse au chocolat
  • une devise/une citation : "Tout le monde, tôt ou tard, s’assied au banquet des conséquences ". Robert Louis Stevenson.  


Merci infiniment Isabelle Horlans pour avoir répondu à mes questions. Je vous souhaite beaucoup de succès pour un ouvrage qui le mérite amplement et puis-je me permettre de conclure avec un peu de douceur, si j’ose dire, en évoquant les tourments d’Henry VIII dans l’opéra de Camille Saint-Saëns : "Qui donc commande quand il aime ?"
 
Et maintenant, une noisette, un conseil ==> direction la librairie pour :
"L’amour (fou) pour un criminel" - Isabelle Horlans – Editions du Cherche-midi - Avril 2015

 



jeudi 14 mai 2015


Une noisette, un livre

Un livre, une infusion


Manderley for Ever

Par Tatiana de Rosnay



La saveur des mots

Le parfum des pages


Une biographie de Daphne du Maurier qui a su extraire tous les principes actifs d’une vie riche et dont les arômes les plus subtils se dégagent chapitre après chapitre.

Laisser infuser progressivement la lecture et savourer sans modération...vous découvrirez, ainsi, pourquoi ce choix de boisson n’est pas anodin !
 
Merci Tatiana de Rosnay pour cet ouvrage aux mille vertus,




 



mardi 12 mai 2015


Une noisette, un film

 

L’épreuve




Une zone de conflit, des clics, une explosion... Et après, l’incertitude, repartir pour informer ou se protéger, soi et sa famille. Cruel dilemme !

Bien loin de moi l’idée de vouloir faire une critique du film "L’épreuve", je préfère laisser la place aux spécialistes bien plus doués que votre serviteur même si certains de leurs papiers ont un goût amer...

Mon souhait est tout simplement de partager mon enthousiasme et vous inciter à aller voir cette production, véritable hommage dédié au photojournalisme et aux reporters de guerre.

La force du film est déjà dans l’interprétation bouleversante de Juliette Binoche (Rebecca), se livrant corps et âme dans ce récit de combat et de doutes. Elle a d’ailleurs été coachée par la journaliste américaine Zoriah Miller pour mieux comprednre et incarner son personnage.

La réalisation d’ Erik Poppe (ex- photographe de presse) ne peut également laisser indifférent. De nombreuses questions d’éthique sont posées (cf le Congo et son pillage par de grandes firmes multinationales), des images soignées mais sans une recherche absolue de l’esthétisme afin que la forme ne prenne le dessus sur le fond, un quasi-langage des couleurs entre scènes de violence et tranquillité irlandaise et des dialogues qui claquent mais sans excès.

Une fiction au cœur de la réalité qui montre la nécessité de continuer à dénoncer les tragédies humaines grâce à "la puissance de la photo" ! La puissance de la photo, écoutez bien les dialogues, vous retrouverez ces mots à un moment crucial du film...
 
 
 
 

  Odessa des oiseaux Sophie G. Lucas   Premier roman de la rentrée littéraire 2026 que je pose en noisette sur le blog. Pourtant, il n...