Odessa des oiseaux
Sophie G. Lucas
Premier roman
de la rentrée littéraire 2026 que je pose en noisette sur le blog. Pourtant, il
ne fait pas partie de mes favoris. J’ai failli l’abandonner à plusieurs
reprises, noyée par une langue tellement abondante et une ponctuation libre que
j’avais l’impression d’être dans un torrent avec une chute proche. Mais cette
sensation reflète le message de l’autrice : celui d’un monde à l’image de
l’ouragan Katrina au bord du Mississipi où part la protagoniste Odessa lorsqu’elle
fuit Saint-Nazaire.
Un livre de révolte, de désespoir mais aussi d’espérance. Odessa trouve refuge dans l’observation des oiseaux et la puissance consolatrice des arbres, cette fille qui n’a connu dans sa jeunesse que le béton. Pourvu que cette gent ailée puisse être sauvée de toutes les catastrophes humaines !
Le déclic de ma lecture personnelle commence page 55, lorsqu’Odessa évoque la ferme des délices, celle de son grand-oncle : « On se disait paysan. Pas exploitant agricole. On disait terre. Pas propriété. On n’empoisonnait pas la terre. »
Je ne vous en dis pas plus. Lisez ce livre parce qu’il vous fera réagir, parce que c’est un hymne à la nature, parce que c’est une consolation du deuil qui environne chaque être humain. Et si la poésie pouvait sauver le monde et faire revenir les femmes et les hommes à la base de l’existence, entre ciel et terre…
« Les chants des oiseaux sont comme des battements de cœur dans le ciel »

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire