Souvenirs d'un médecin d'autrefois

dimanche 10 août 2014


La semaine télé de Squiri

Eric Rohmer/Otello/Louis de Funés/Jean d’Ormesson



Ouvrir le programme télé est un peu comme se retrouver devant le rayon chocolat d’une grande surface. Du choix de bas en haut et de haut en bas mais face à la prolifération des offres, ne point tomber dans l’avalanche boulimique et choisir les quelques bons crus pour une dégustation avec modération.


Deux bijoux diffusés lundi sur Arte pour commencer la semaine sous le signe de la littérature cinématographique. L’expression peut surprendre et pourtant le maestro Eric Rohmer a bien été le Marivaux du cinéma du XX° siècle. "Le genou de Claire" et "Ma nuit chez Maud", des propos d’une grande finesse dans le jeu de la séduction où des événements imprévisibles attendent les protagonistes. Un casting où figurent grands noms (Jean-Claude Brialy, Jean-louis Trintignant, Françoise Fabian) et acteurs méconnus (Aurora Cornu, Béatrice Romand, Gérard Falconetti) mais où tous peuvent librement donner sens à leur texte tant le réalisateur laissait une extrême souplesse dans le jeu des personnages. Absence de musique mais le son de la vie à chaque image comme pour encore mieux fusionner réalité et fiction sour la bannière des rencontres. Du grand art et une soirée qui entraîne dans les songes des destins de l’amour et du hasard.




Mardi sur France2 l’amour tournait au drame de la jalousie sur fond de complot : Otello, opéra de Giuseppe verdi d’après l’oeuvre de William Shakespeare. Sous la direction de Myung-Whun Chung cette production  en direct des Chorégies d’Orange  a offert une approche terriblement médiatique grâce à un casting à la hauteur : Roberto Alagna, Inva Mula, Seng-Hyoun Ko et Florian Laconi dans les rôles principaux. Roberto Alagna apporte une vision beaucoup plus déchirante qu’à l’accoutumée, timbre lumineux mais accents dramatiques qui font de lui un très grand Maure de Venise enveloppé d’une force solaire. Inva Mula et sa voix limpide tel un cristal qui se brise doucement, transforment son Ave Maria comme pratiquement un chant d’espérance. J’avais remarqué le fougueux baryton Seng-Hyoun Ko lors d’un Rigoletto magistral, sa verve lyrique n’a pas changé, un timbre puissant et une présence scénique haute en prestance. Quant à Florian Laconi, il est une des valeurs sûres de notre paysage lyrique français: vaillant et touchant, que dire de mieux lorsqu'on incarne le personnage parfois ingrat de Cassio.

Merci à la chaine publique de continuer à diffuser ce type de spectacle bien trop inaccessible pour la plupart d’entre nous. Et même si les audience ne suivent pas toujours, c’est une mission à suivre pour qu’un peu de culture puisse continuer à vivre dans la petite lucarne.
 
(Via @Chorégies)


De la ville d’Orange nous passons jeudi à celle de Saint-Tropez avec le troisième volet diffusé sur M6 du gendarme le plus célèbre de France : le Maréchal des Logis-chef Cruchot alias l’unique Louis de Funés. Vu, revu et bien plus encore, la magie Louis de Funés opère toujours, surout qu’il est entouré avec sa bande de joyeux lurons sans oublier Claude Gensac injustement mise à l’écart après le décès du grand Louis. Moment de détente assurée avec musculation des zygomatiques afin de mieux résister aux aléas de la vie. Fufu ou le meilleur antidépresseur qu’aucune médecine n’aurait pu trouver. Et où vous êtes Monsieur de Funés, n’oubliez pas de saluer votre confrère Charlot ainsi que ces adorables saltimbanques de la comédie. Parfois, je me demande même, si la pluie qui tombe n’est pas tout simplement les larmes de rire que vous nous envoyez du paradis...
 
 
 


Et la semaine se termine par la rediffusion ce jour, d’un entretien de Jean d’Ormesson par Laurent Delahousse dans l’incontournable magazine "13H15 le dimanche" le frère jumeau de "13h15 le samedi". Toujours une chose étrange que d’écouter cet Immortel même s’il affirme qu’un "jour il s’en ira sans en avoir tout dit". De Jean d’Ormesson je dirai (si j’ose un peu) que c’est la pertinence du vocable dans l’élégance de la simplicité. Dans cette interview se mêlent l’observation politique avec les Présidents successifs de la V° république (accompagnée d’archives télévisuelles), le regard sur la société, le parcours d’une vie avec son lot de larmes et de rires. Un échange qui atteint son climax lorsque Laurent Delahousse déclare avec justesse "il n’y a rien de plus intéressant que l’avenir" et ce à quoi Jean d’Ormesson répond avec brio :" il n’y a rien de plus intéressant que la vie" ! Tous est dit, ou presque, un petit pas de sagesse pour un grand saut d’humanité.
 
 
 
 

mercredi 6 août 2014


Une noisette et plus si affinités...

 
 
 
 
Force est de constater que le Squirrel Power prend une importance de plus en plus croissante... Oui, aujourd’hui sort sur grand écran (non, pas le vôtre, celui du ciné) les aventures extraordinaires de Surly, et votre fidèle serviteur, je sais, je me répète mais le radotage est l’une des mes (nombreuses) qualités, et ce en toute modestie... Bref, et sans pépin, il est temps de rendre honneur à l’emblème des sciuridés, un met délicat, raffiné, subtil (à mon image quoi), je nomme haut et fort : la noisette !

La noisette ou aveline pour les plus intimes, est un fruit ! J’en profite en passant pour vous rappeler le slogan diurne "5 fruits et légumes par jour" car pour la nuit c’est inutile. Un fruit sec aux apports énergétiques incroyables et dont la brève description va vous réjouir au plus haut point des sens...

De forme plus ou mois ovoïde et de dimensions variables (parfois jusqu’à 3 cm de diamètre), protégée par une enveloppe, la noisette se balançant délicatement au noisetier, au bout d’une branchette, peut se retrouver par deux, chacune renfermant une petite graine. Pour extraire ce produit en forme d’amande, on aura recours à un instrument qui peut paraître un peu barbare même si un ballet lui est dédié : le casse-noisette. Pour les cueillir, ne pas hésiter à les secouer mais toujours avec délicatesse.

Les variétés de noisettes sont abondantes mais les qualités diffèrent que ce soit au niveau de la taille, de la forme ou de la chair plus ou moins parfumée.
Attention, à ne pas les confondre avec ce qu’on appelle les pommes noisette, inutile de les croquer car ce ne sont que de vulgaires boules de... pommes de terre !

Ô rêve de noisettes
A faire chavirer plus d’une grisette
Une ode valant mieux qu’une causette
Au risque de perdre la tête
A quand un défilé sur la Croisette
Pour vous honorer d’une fête
Sur l’air des trompettes
Nous en ferions des pirouettes
Ô noisette Ô Mignonnette

(Pour la notation, aucun risque j'ai le triple A )














dimanche 27 juillet 2014


Une noisette, une émission

 

Sous le ciel de Paris s’envole une... porte cochère

 
 
Trouvez moi une émission radiophonique où en 90 minutes, on évoque en deux temps trois mouvements : l’omelette aux écrevisses, Giuseppina Strepponi et l’érotisme des portes cochères, pas facile, n’est-ce-pas ? Et pourtant, mes bien chères sœurs et mes bien chers frères il fallait écouter l’émission dominicale de la Mère Supérieure Eva Roque et du révérendThierry Geffrotin sur Europe1 : "Quand on arrive en ville" !

Avant d’entrer dans le vif de l’émission, tentons d’en savoir un peu plus sur les portes cochères dont Eva semblent raffoler...
Origine : "de porte et de cochers (hé, hé) qui conduisaient les voitures"
Définition (l’officielle)  : grande porte qui permet le passage des voitures pour rentrer dans une cour d’une maison, d’un hôtel (hé, hé bis)...

Une petite noisette me dit que cet intérêt soudain pour l’architecture des portes cochères n’est pas très anodin, surtout quand on l’associe aux statues coquines avec le guide du jour Thierry Richard... Enfin, votre serviteur ne voulant pas jouer au voyeurisme, je vous laisse écouter le podcast (1), votre imagination (que je suppose débordante) fera le reste... et plus si affinités.

L’autre belle surprise de la matinée fut l’évocation dans une émission dite "grand public" de la seconde épouse du compositeur Giuseppe Verdi : Giuseppina Strepponi, la soprano créatrice d’Abigaille dans Nabucco. Après la prise de rôles trop lourds pour sa tessiture, sa carrière s’arrête hélas dès l’âge de 30 ans. Elle s’installe à Paris, le maestro la rejoint l’année suivante et assistent ensemble à une représentation de "La dame aux camélias" Le passé de cette femme aux mœurs libertines, touche Verdi, imagine faire de cette pièce un opéra, pendant que la Strepponi craint que l’on ne pense trop à elle, résultat : le couple est en désaccord malgré leur amour indéfectible. Mais Verdi persiste, car il en veut terriblement aux habitants de Busseto qui avaient envoyés des jets de pierre au couple "illégitime". A sa création La Traviata est un succès à demi-teinte mais au fil des décennies, cette œuvre sera l’une des compositions verdiennes les plus jouées de par le monde.

Enfin, comme pour la précédente édition, "Quand on arrive en ville" confirme son éclectisme en matière musicale (Brel, Piaf, Barbara, Offenbach) et ses escapades gourmandes (les calories ne vous disent pas merci) au fil de l’émission.

A écouter, réécouter, pour le plaisir des sens, en solitaire ou accompagné et pourquoi pas, sous une porte cochère... et voir la vie en rose  

 
 
 

dimanche 20 juillet 2014

Une noisette, une émission

 

"Quand on arrive en ville"

Starmaniesquement radiophonique

 

Evidemment, à la lecture du titre, vous allez penser que votre dévoué (enfin ça dépend des jours) serviteur a sniffé un peu trop de noisettes. Mais comme d’habitude j’explique...

Quand on arrive en été, cette période est parfois source de mélancolie en tout genre. Et lorsque l’on reste chez soi, on regrette le départ de nos émissions préférées. Bien sûr, il reste la lecture, mais il faut varier aussi les sources (bis) de possible distraction.

Quand on arrive en été, l’actualité s’endort un peu. Mais hélas, depuis début juillet, on aurait plutôt tendance à vouloir carrément hiberner sur une île déserte telle une autruche dans le sable.

Quand on arrive en été, on se dit dans sa petite tête que pouvoir voyager en musique avec quelques douceurs pour un estomac demandeur, serait la noisette sur le gâteau...

Et bien, en ce dimanche 20 juillet 2014, à 11H00 précises, de Gentils Organisateurs sont arrivés sur les ondes d’Europe1 pour nous faire voyager avec des notes sur toute la gamme mais... je préviens le plus caloriquement possible !

La destination choisie pour la première escale était la ville synonyme de liberté : New York (célèbre également pour les écureuils de Central Park). Les prochains carnets de voyage nous emmèneront ( et en dansant, s’il vous plait) à Paris, Vienne, Rome... Je vous invite de suite à suivre ces pérégrinations musicales et gustatives pendant tout l’été, et contrairement à la cigale, nous nous trouverons pas au dépourvu quand la bise sera revenue...

Vous avez encore un doute sur cette émission euphorique ? Alors, écoutez le podcast http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Quand-on-arrive-en-ville/Sons/Quand-on-arrive-en-ville-20-07-14-2186177/# et branchez vous ( le 100.000 volts est recommandé) à la fois sur la page FB (adresse diffusée demain) et tous les dimanches sur les antennes d’Europe1 !

Quant au mot de la fin, il est pour remercier nos deux Gentils Organisateurs avec qui ont aimerait créer un Club : je nomme Eva Roque (@roqueeva) et Thierry Geffrotin ( @geffrotin ).

 
(Photo Europe1)


Je résume leurs talents par quelques vocables : éclectisme, esprit d’ouverture, découverte, gaieté et plus si affinités !
 
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Quelques références évoquées lors de l'émission du 20 juillet 2014 (merci Eva Roque pour le coup de patte en me les transmettant )

 
 

 
 

P.S. Un petit bonus pour rendre hommage à un chanteur inoubliable
 
 

mardi 15 juillet 2014


Une noisette, une réflexion

 

Pourquoi faire simple quand on peut faire double



Etant donné que les bipèdes sont encore incapables de donner dans le panache pour une réforme territoriale, il va falloir que votre serviteur sciuridérien fasse le travail ou, tout au moins, élabore un plan infaillible.
Le projet de loi a un but principal ( je ne parle pas de football au cas où certains seraient restés devant leur écran ), celui de simplifier. Et oui, mais que veut dire ce joli verbe ? That’s the first question !

Simplifier : verbe transitif

Mais que veut dire « transitif » That’s the second question !

Transitif : se dit d’un verbe qui admet un complément d’objet direct ou indirect

Autant vous dire qu’il est normal que nos élus aient quelques difficultés, car là les complications arrivent. Eh oui, comment peut-on faire admettre quelque chose à un verbe qui n’est en fait qu’un mot. Et après on demande aux personnes d’accepter une idée alors que l’on bute (encore une fois rien à voir avec la Coupe du Monde) sur un verbe qui devrait approuver qu’on lui colle au derrière ( reste à savoir si fondement il y a ) un objet directement ou indirectement. Admettez (transitivement ou pas) qu’il y a de quoi se poser des questions !

Pour mieux comprendre, retour à la base, qu’est-ce qu’un verbe ? That’s the question before the first one !

Verbe : mot qui exprime une action et qui varie en nombre de personnes, en temps, en mode et en voix.

Eh bien, je ne veux pas vous mettre le moral hors des noisettes, mais on n’est pas sorti de l’auberge (bien qu’il faille se sustenter face à tant de difficultés cérébrales).

Si on résume, un verbe est donc une action à qui on impose une obligation ! Financièrement ça risque de secouer les bourses ! Ensuite, si on comprend de façon logique, il y a variation par tête de pipe (prière de vous cantonner au sens initial) en fonction de la météo, des défilés haute-couture et des votes.
Un imbroglio enchevêtré dans un labyrinthe embrouillé, et encore, j’allège les maux...

Sachons cohérence garder, mieux va falloir peut-être attendre les résultats de la NASA qui envisage pouvoir trouver dans une vingtaine d’années des extra-terrestres. Un espace atmosphérique se redessinera alors pour avoir peut-être la tête dans les étoiles...mais, mais ce n’est qu’une piste !  















samedi 12 juillet 2014


Une noisette, une photo


Une très belle personne, Sarah Pierret, rencontrée sur les réseaux sociaux a envoyé sur sa page Facebook un cliché qui est une pure petite merveille où le songe n’est pas que pour une nuit d’été...

Un imaginaire qui fait clic-clac, instantanément... C’est peu, beaucoup, peut-être à la folie mais passionnément saisissant. Ne penser à rien, ni réfléchir ou deviner si elle ressemble à quelque chose même si des formes font des ronds et rebonds dans votre tête. Un univers qui vous transporte entre vos rêves d’enfant et le passage à l’adolescence sur l’écume des jours...

Du noir, du blanc, du gris, du sombre, une éclaircie jaillit. Un yin et yang photographique, un négatif pour penser positif, une envolée lunaire pour attraper un rayon solaire, un contraste harmonieux pour une énergie à développer tel un grand bi ! 
 
A regarder avec son cœur en pensant avec ses yeux :
 
 
 

P.S. Vous pouvez retrouver Sarah Pierret sur sa page de la Compagnie L'Artchimie du vertige
https://www.facebook.com/pages/Cie-LArtchimie-du-vertige/395344533864894?fref=ts

dimanche 6 juillet 2014

Entre deux noisettes, mon panache balance

 
 
Votre dévoué serviteur au pelage doré cuivré intense a pourtant une couleur intérieure bien différente, celle du gris, non par mélancolie mais par souci de toujours mélanger le blanc et le noir, une sorte de yin et de yang de la tolérance. A l’occasion de cette Coupe du Monde de Foot et à une semaine de la finale, la couleur reste inchangée avec des nuances oscillant entre l’obscur, la demi-teinte mais aussi le flamboyant car un tel rassemblement est forcément communicatif.






(Photo Credit : Le HuffingtonPost )

La misère sans fin, dans ce Brésil tant éloigné des stades et hauts lieux footballistiques, des journées longues, très longues, de labeur, pour ne même pas arriver un peu au-delà du seuil de pauvreté. Une terre pas irriguée qui ne permet que de faibles récoltes mais comment faire autrement ? Dame électricité refuse toujours de venir sur ces régions isolées. Et sans ce précieux joyau, aucune possibilité de regarder un seul match de ce Mondial qui a coûté des millions à un peuple qui derrière les clichés touristiques pleure son infortune...





(Photo Credit : Yasuyoshi Chiba/AFP)
 

Malgré leur dénuement, les habitants des favelas veulent participer à ce rêve mondialesque. Evidemment, leur conditions n’en seront pas changées, ils subiront toujours la même détresse, les mêmes peurs, la même délinquance mais pendant un mois, ils ont la possibilité de peut-être rêvasser un peu, d’avoir l’espoir qu’un jour « the dream could be true », qu’à travers l’internationalisation de l’événement sportif, enfin on va s’intéresser un peu à leur triste sort. Ils vont alors participer comme ils peuvent aux corners, aux passes, aux marquages, aux penaltys, vouloir atteindre le même but que leur équipe : gagner !


La balle de match est dans chacun d’entre nous mais sachons avoir un œil sur chaque image et loin des clichés... Et ce même si, comme votre serviteur, vous êtes passionné par le ballon rond...

samedi 28 juin 2014

Une noisette, une coupe du monde

 

Et si on changeait le foot ?

 

Même si jouer au foot n’est pas le plus vieux métier du monde (on me souffle à l’oreillette qu’il s’agit d’un autre même si tout aussi sportif) il serait peut-être grand temps en cette Coupe du Monde 2014, de rafraichir les noisettes. J’ai bien réfléchi (et oui, ça arrive aux écureuils aussi) et j’ai trouvé de nouvelles règles (heu, pas la peine de prendre compas et équerres) afin de pimenter et redonner de la noisette au compteur des aficionados du ballon rond.

N’ayez aucune crainte ( le "n’ayez pas peur" ayant déjà été pris) je vais faire simple comme à mon habitude.

Nombre d’équipes : on ne change rien, on reste à deux. Après l’écureuil risquerait d’être accusé de prosélytisme du triolisme où je ne sais quoi encore.

Nombre de joueurs : 11 bipèdes de chaque côté , non, plus possible, trop de risque de voir à chaque fois la marée-chaussée débarquer. Respectons le chiffre impair du départ pour arriver au chiffre pair (on ne sait jamais avec leurs histoires de particules atmosphériques), alors disons 25 joueurs de chaque côté : ça fait 50 sur le terrain, ça va, plus nombreux faudrait imposer l’installation de feux tricolores et ça ferait désordre.

Ballon : on risque de tourner en rond si on continue à faire des ballons de la même forme que la terre. Mieux en concevoir un qui aurait la forme d’une étoile, ce qui permettrait à chaque joueur d’avoir du rêve à chaque coup de pied...

Pénalités : adieu carton jaune qui nous fait croire que chaque joueur est cocu et exit carton rouge qui ressemble trop à la muleta du matador. Remplaçons la biscotte jaune par des noisettes que l’arbitre fera avaler avec la coque aux joueurs répréhensibles. Le rouge, sera remplacé par un bon coup de pied qui propulsera l’être infâme aux sous-sols de l’arène footballistique.

Arbitre et juges de touche : ayons un peu de pitié pour ces malheureux, si dénigrés, mal aimés (pire que la version chanteur). Avouez qu’un arbitre monté sur un cheval, avec deux juges de touche, eux, sur des poneys, et bien ça aurait du chien ! Evidemment, faudra prévoir des grooms pour le ramassage du crottin comme au tennis pour la récupération des balles. Mais ça fera de l’engrais pour la pelouse qui aura bien besoin d’un petit coup de punch après le passage des nombreux sabots...

Règles du jeu : on élimine tout et on simplifie. La surface du terrain sera divisée en deux (là rien d’extraordinaire) mais en laissant des zones de repos (genre bandes d’arrêt d’urgence) pour séances massages et plus si affinités . Ensuite chaque moitié sera divisée en quatre mais façon quartier d’orange (ça donnera du jus à l’action) avec, en toute logique, disparition des avants-centre pour ne laisser que des attaquants et des défenseurs. Les attaquants auront droit à des banderilles et les attaquants à des sarbacanes. Mais rassurez-vous, il y aura un peu de douceur car afin de les distraire chaque gardien de but se verra entourer de quelques girls/boys habillés pour la circonstance (c’est à dire pas beaucoup).

Comptage des buts : afin d’éviter toute polémique, chaque ballon rentré dans cette petite cabine grillagée le restera. Un juge suprême (façon épisode Lucky Luke), viendra comptabiliser et donner les résultat à l’issue de la partie.

Je termine cette révolution footballistique en paraphrasant Danton (pas Dalton !) : du panache, encore du panache, toujours du panache !
 
P.S. La coupe du monde 2014 se vit aussi sur un blog http://evaroque.fr/ créé par la pétillante Eva Roque. Elle a imaginé avec brio un rendez-vous de contributeurs aussi éclectiques que brillants pour notre plus grand plaisir, car permet à la fois de découvrir de belles personnes et de déguster des saveurs sémantiques.
 
 
 
 
 

dimanche 22 juin 2014


Une noisette, une aubade

De la musique avant toute chose



Le 21 juin célèbre désormais deux événements : l’arrivée de l’été, quand Mister Soleil a consulté son agenda, et la fête de la musique, enfin sur le papier parce que parfois ce n’est pas vraiment la joie du côté des oreilles !

Nonobstant (Squiri joue à l’écureuil savant) pourquoi diantre faudrait-il que la musique ne soit à l’honneur qu’un jour (et une nuit) par an ! Rien de plus universel qu’une mélodie, un tempo, il suffit juste d’écouter, ressentir des notes acheminées en allegro dans votre cerveau et pour paraphraser légèrement Simung Romberg pour jouir de cette caresse auditive en forme d'amour.

Votre serviteur a donc décidé de vous offrir (profitez-en c’est gratuit) sa petite liste de ses coups de noisette au fil du temps, ce n’est qu’un extrait sinon Internet risquerait de souffrir d’un buzz pour excès de données !

Tel un Obélix, je suis tombée dès 3 ans (et encore) dans l’univers des notes blanches et noires et ce ne sont pas les comptines qui ont compté mais curieusement ceci https://www.youtube.com/watch?v=HMpD5AMXsb0 les paroles m’importaient peu mais les accents nostalgiques ont eu un effet cinglant sur mes petites oreilles.

Peu à peu, j’ai découvert 1001 facettes de cet art assoluto qui se doit aussi d’être éclectique.

Allez on commence par danser un peu, hop, hop, hop
https://www.youtube.com/watch?v=CS9OO0S5w2k

On s'envole dans les airs tel un aigle royal
https://www.youtube.com/watch?v=VfHOJf3c8qQ

On se met à rêver, passionnément
https://www.youtube.com/watch?v=yRhq-yO1KN8

Pour redescendre sur terre et verser une larme pour une voix unique
https://www.youtube.com/watch?v=TYl8GRJGnBY

Et quand on parle de voix alliée à un engagement 
https://www.youtube.com/watch?v=RkNsEH1GD7Q
https://www.youtube.com/watch?v=EX3oHrUv5cg

La beauté encore et toujours
https://www.youtube.com/watch?v=xqG2_gPE4zI

La conviction, la force des paroles
https://www.youtube.com/watch?v=Ei-WsxN3snk

Puis naquit le cinéma
https://www.youtube.com/watch?v=tYpJDC4P6wc

Pour qui nous n'avons aucun mépris
https://www.youtube.com/watch?v=Sf6wYbJNwRc

S'il vous plait, un Sinatra sinon rien
https://www.youtube.com/watch?v=hlSbSKNk9f0

Du rose mais pas que...
https://www.youtube.com/watch?v=cpbbuaIA3Ds

Une petite berceuse pour se faire du bien
https://www.youtube.com/watch?v=XivELBdxVRM

Ne zappons pas notre Johnny et l'inoubliable Michel Berger
https://www.youtube.com/watch?v=eHlV-tXhKjo

La forza de Giuseppe Verdi, la puisance de Dimitri Hvorostovsky et celui qui fait craquer comme une noisette l'écureuil, je nomme Jonas Kaufmann
https://www.youtube.com/watch?v=oFxEeyo0d1c&list=RDoFxEeyo0d1c#t=12

Et pour terminer, une question, aimez-vous Brahms ?
https://www.youtube.com/watch?v=TMFn8UYjTa0



"Qui néglige la musique ignore l'approche du sublime" Louis Nucera


 

mercredi 18 juin 2014


Une noisette, une photo

 

Avoir du chien


Ce petit billet est une dédicace pour Dame Eva Roque alias notre bon docteur du dimanche soir, qui pour un mois a délaissé ses ordonnances pour des prescriptions limite légales tant les dérapages des nerfs zygomatiques sont nombreux pour sa Coupe du Monde sur "La vie sur Ecrans" http://evaroque.fr/

Ayant eu le plaisir et l’honneur de rejoindre la Eva Dynamique Force (EDF pour ceux qui ont la comprenette version Rantanplan) et sachant que sa présidente est amoureuse à la folie de Snoopy, rien de mieux que ce cliché du photographe Yasuyoshi Chiba pour illustrer, façon mascotte, le club aux supporters de plus en plus nombreux...

En une seule photo vous pouvez cumuler 1001 sujets comme, entre autres : le Brésil, le foot, la cause animale mais aussi, la défense des perruquiers anonymes, la position de la levrette, la prochaine mode canine 2014/2015, le jeu de quilles, la fable du pelage et du coiffage, le code de la route façon : le chien aboie, le scooter passe, and so on !

Je n’espère qu’une chose : qu’Eva soit enchantée par cette nouvelle mascotte (coucou http://evaroque.fr/2014/06/footix-striker-et-fuleco.html) que je lui propose bien que je perçois déjà un léger éternuement à l’horizon même si tout est au poil !
 
 
 
(Source : AFP Photo Department/Yasuyoshi Chiba)



dimanche 15 juin 2014


Une noisette, un fleuve, un pays

 

Chans zwa pa chans kana (*)



Comment en un seul mot décrire le fond de la pensée votre serviteur : tout près du Brésil (vous savez où se joue une coupe du monde d’une petite baballe), existe un pays qui mérite aussi toute notre attention et qui est le lieu de destination choisi par le journaliste Matthieu Martin pour un très beau projet. Réponse : Oyapock, anciennement "Wiapoco".

Ce fleuve marque la frontière entre le brésil et la Guyane et se jette dans l’Atlantique d’où arrivera Matthieu Martin, en solitaire et en rames, depuis la côté sénégalaise afin de nous sensibiliser sur la protection animale avec @IFAWFrance .
 
 

La Guyane a été le lieu d’un immense combat par justement un autre journaliste ô combien reconnu comme un exemple : Albert Londres. C’est lui qui "acheva" le sinistre bagne de Cayenne ou plutôt, comme il le raconta lui-même : "Le bagne n’est plus à Cayenne mais à Saint-Laurent du Maroni et aux îles du Salut. Je demande que l’on débaptise ces îles, ce n’est pas le salut mais le châtiment (…) une usine à malheur qui travaille sans plan ni matrice".

Par un article publié en 1923 dans le "Petit Parisien" il fut le premier à dénoncer cette ignominie, inconnue de beaucoup en métropole. Mais, il faudra tout de même attendre 1954 pour que l’extinction de cette "barbarie française" soit définitive !

Pourtant la richesse de la Guyane est humaine grâce à une société multiculturelle.

Six communautés amérindiennes sont présentes d' avant la découverte du nouveau monde (vous savez un certain Christophe Colomb vers 1492...) ou bien issues de migrations plus ou moins anciennes. Je les cite :
  • Galibi
  • Wayana
  • Wayapi
  • Emerillons
  • Arawak
  • Palikur
A ces femmes et ces hommes trop souvent oubliés, s’ajoutent :

 - Les "Noirs Marrons" dont les Bonis, Saramaka, N’djuka, Matawaï, Paramaca et Kwinti ; Ce sont des descendants d’esclaves et le nom de marron, vient de leur révolte et fuite vers la forêt, appelée "marronage".
  • Une forte communauté chinoise appelée au début du XIX° siècle pour peupler la Guyane. Puis, à nouveau après l’abolition de l’esclavage en 1848, on fera venir ( à l’époque on parlait de commande !) de la main d’oeuvre de Chine (quand on a besoin des étrangers, on a toujours su les trouver, je dis ça en passant...) Mais, hélas, beaucoup de chinois n’ont pas résisté aux conditions climatiques et imposées.
  • Les Hmongs ou laotiens du nord, d’abord réfugiés en Thaïlande, puis en Guyane, ils sont "parqués" sur un site isolé, celui de Cacao. Mais au fur et à mesure, ce peuple a été très bien accepté.
  • Les libanais, les premiers arrivants ont foulé le sol américain vers 1860. Ils sont peu nombreux, mais leur présence est loin d’être négligeable pour les affaires de la région.
  • Enfin et surtout, les "Noirs Marrons" dont les Bonis, Saramaka, N’djuka, Matawaï, Paramaca et Kwinti ; Ce sont des descendants d’esclaves et le nom de marron, vient de leur révolte et fuite vers la forêt, appelée "marronage".
Quant à la biodiversité, la Guyane en est un petit laboratoire :
  • Plus de 1000 essences d’arbres (en métropole que 60 !)
  • Plus de 5 200 espèces végétales
  • 190 espèces de mammifères dont la moitié en chauve-souris
  • 710 espèces d’oiseaux
  • 200 espèces de reptiles et batraciens, sans compter la myriade d’insectes et autres charmantes petites bestioles...

Alors, essayons de préserver cette richesse écologique. Matthieu Martin va se bouger les bras pour affronter un océan. Si vous voulez en savoir plus, ci-joint les liens à consulter sans hésitation. Pour le contacter, Matthieu est sur Twitter @Matthieu64 et sur Facebook https://www.facebook.com/mat64?fref=ts
 
 
 
 
 
Mise à jour 2015 : Parti le 18 octobre 2014, Matthieu Martin est arrivé en Guyane le 5 janvier 2015 !! Bravo à lui pour sa ténacité et sa bravoure. Vous pouvez voir son périple en images sur le site de La Télé Libre : http://latelelibre.fr/2014/11/12/carnet-bord-matthieu-en-solitaire-au-milieu-mondes/
 
 
 
 
 
 

(*) Proverbe guyanais : la chance de l'oie n'est pas celle du canard
 
 
 
 










  Judith, le pacte oublié Martine Trouillet De prime abord, l'envie de faire entrer chez soi Judith est plutôt de faible intensité... As...