Souvenirs d'un médecin d'autrefois

lundi 28 avril 2014


Une noisette, une larme

 

Le sourire de la souffrance



Dimanche soir un reportage du JT de France 2  (*) a montré devant des milliers de téléspectateurs le combat d’un jeune anglais, Stephen, atteint d’un cancer digestif depuis 4 ans et dont le pronostic est hélas en phase terminale. Qu’avons-nous vu ? Des plaintes, des remords, du désespoir exprimé ? Non, nous avons découvert le sourire éclatant d’un jeune homme qui se bat, non plus pour lui, mais pour les autres patients, en récoltant des fonds contre le cancer et en motivant les malades.

Quelle leçon de courage et de vie ! Ce témoignage me rappelle celui vécu en direct, il y a une dizaine d’années, lors d’une réunion autour de la lutte contre la leucémie. Parmi les participants, une femme énergique, Lupe, qui a raconté son combat contre la maladie et son parcours hospitalier comme si elle avait embarqué sur un bateau de croisières, décrivant chaque examen et traitement comme une attraction ! Dotée de qualités humoristiques, son récit s’est terminé devant un auditoire riant jusqu’aux larmes. Même si j’avais déjà auparavant assisté à de nombreux parcours de patients, celui de Lupe m’a marqué pour toujours.

A chaque fois, je reste éblouie et admirative devant tant de force morale alors que le corps se brise peu à peu. Des exemples de courage, de motivation aussi, car ces personnes nous apprennent à avoir un regard sur les autres, à fuir l’égoïsme, à savourer les quelques roses offertes sur le chemin de la vie, et à essayer de balayer les épines en prenant conscience qu’à côté de soi, elles sont encore plus redoutables.

Ces combattants de l’ombre pour la vie, nous offrent une leçon scintillante de lumière auréolée d’humilité.

(*) http://www.francetvinfo.fr/angleterre-un-jeune-malade-recolte-3-millions-d-euros-pour-une-association-caritative_587137.html







lundi 21 avril 2014


Une noisette, un coup de griffe

 

Pourquoi tant de haine ?


 
Des bombes, des snipers à tous les coins de rue, un incendie qui se déclare, un enfant qui meurt devant soi mais il faut continuer, se protéger, ramper, parfois rester caché dans un souterrain pendant des heures sans boire, ni manger. Braver le danger, supporter l’horreur d’une population déchirée, oui, il le faut pour informer les autres, envoyer des images dans le monde entier pour faire comprendre le sort qui est réservé à des peuples innocents.

Nous qui sommes confortablement assis sur une chaise, un fauteuil pour regarder les informations ou feuilleter un magazine, sachons que des photojournalistes risquent leur vie pour continuer à révéler l’actualité de la planète. Il en est de même pour ces humanitaires qui affrontent mille dangers afin d’aller secourir les populations en détresse. En eux, existent la conviction, l’engagement.

Hélas, certains y laissent leur vie, ne reviendront jamais de l’enfer terrestre. D’autres sont pris en otage pour de multiples raisons que je n’aborderai pas. Mais après la lutte pour travailler, un autre combat se dessine : survivre face aux conditions de détention pendant des mois qui se convertissent en siècles d’angoisse permanente.

Et puis après des jours et des nuits dans l’obscurité de l’incertitude, une lumière jaillit ! LIBERTE ! Oui, comme Paul Eluard, liberté nous écrivons ton nom et la célébrons ! Même si nous ne connaissons pas ces personnes, nous ne pouvons que partager la joie de les voir libres, heureux, embrassant leur famille, serrant dans leurs bras leurs enfants, leurs amis et retrouver peu à peu la santé.

Ce n’est pas de ma part un excès de sensiblerie, non, c’est juste un refus de l’égoïsme. Par contre, je suis révoltée de lire, de découvrir à chaque fois les propos de haine envers une libération d’otages ! En profiter pour déballer sa rancoeur, polémiquer à des fins de politique nauséabonde alors que des vies ont été sauvées ! Aucun mot ne peut décrire ces réactions narcissiques et pestilentielles. Je l’ai déjà dit, écrit, mais à nouveau je le répète, qu’il est facile de critiquer, d’insulter, de déverser ses ressentiments envers je ne sais quoi, derrière un écran ! Je pense à certains éditorialistes, chroniqueurs, anonymes, ou encore pseudos mal intentionnés, qui auraient mieux fait de prendre un week-end pour aller chercher les œufs !

Je ne suis ni journaliste, ni reporter et pas encore eu l’occasion de faire de l’humanitaire au-delà des frontières. Mais j’essaie simplement d’avoir un peu de compassion envers les gens qui souffrent et qui sont méritoires. Avoir des convictions politiques ou autres, c’est bien, mais à condition de savoir les diffuser avec décence.

Alors, réjouissons-nous de cette nouvelle libération en espérant que d’autres viendront pour TOUS les otages retenus de par le monde. Une vie est unique, respectons-là !


P.S. Parmi les nombreux ouvrages qui existent, un a particulièrement retenu mon attention : « Carnets de Homs » de Jonathan Littel. Un récit brut, qui laisse le lecteur libre de ses pensées mais décrit à la fois la situation désastreuse en Syrie et les conditions de travail des journalistes de terrain.







dimanche 20 avril 2014


Une noisette, une humeur

 

La métamorphose des diplopodes


Qui n’a pas chantonné dans sa tendre jeunesse : 1km, 2 km, 3km ça use les souliers ? Oui, mais voilà, le problème est qu’un éléphant ça trompe énormément et que ce sont les souliers qui peuvent vous user !

Cette semaine, le cirage était à l’honneur et comme la palette est de plus en plus étendue, on a risqué d’en voir de toutes les couleurs. C’est vrai que pour les vertes et les pas mûres, le printemps est la saison idéale pour prendre de l’ampleur. Et en même temps, renouveler le placard à chaussures. Car un bipède avec les chaussures cirées est à moitié habillé, oui enfin quoique... D’un coup de patte, on risque de le retrouver en pantoufle à moins qu’il ait une botte secrète pour pouvoir repartir du bon pied !

Les pompes de l’Etat ont quand même pris un sacré coup de pied. Mais gardons nous, tout de même, de jeter la savate car par le passé certains ont su savamment serrer les lacets afin de ne pas se faire étrangler par un "cordonnier" mal intentionné... Simplement ne tournons pas les talons (attention je n’ai pas écrit l’étalon !) et sachons avoir bon pied bon œil sur les faits d’actualité qui tournent parfois aux aventures des Pieds Nickelés !

Les bipèdes risquent à force, de rencontrer de plus en plus de difficultés à trouver chaussures à leurs pieds (et pourtant il n’y en a que deux !) et je n’ose imaginer la situation si un jour les myriapodes prenaient le pouvoir...
 
Evidemment, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite...







jeudi 17 avril 2014


Une noisette, une réflexion

 

Afrique, ton peuple est oublié



Il est tout de même étrange/bizarre/déconcertant/inquiétant que les catastrophes, les morts, les blessés soient, dans les médias, réglés selon un cursus d’importance en fonction du lieu d’origine. Loin de moi l’idée de vouloir tout opposer, je rejette ce procédé, mais force est de constater que 50 morts en Afrique semblent être moins important qu’une légère glissade avec 1 cm de neige à 50 ou 150 kilomètres de la capitale !

Dernier exemple en date : le Nigeria où la terreur s’installe jour après jour, le dernier attentat faisant 77 morts, plus d’une centaine de blessés, et avant-hier 115 lycéennes étaient kidnappées dans la quasi-indifférence excepté quelques dépêches... Imaginez si cela avait eu lieu aux Etats-Unis pour ne citer qu’un exemple...

Autre fait révélateur : la situation en RDC où notamment le viol est utilisé comme arme de guerre. Dans l’horreur surgit une belle personne, le Dr Denis Mukwege qui lutte contre ces crimes depuis des années, mais hélas la reconnaissance internationale est faible. La Fondation Jacques Chirac lui a remis un prix l’an dernier mais les photographes (hormis les reporters de France24) ont préféré se concentrer sur la rencontre Chirac/Hollande plutôt que sur ce médecin qui "répare" les corps et les âmes meurtris . (1) 

Il en est de même pour tous ces africains qui tentent de joindre un monde meilleur, bravant tous les dangers et, hélas, se retrouvant la plupart du temps dans des centres de rétention (dans le meilleur des cas) ou sans vie sur une plage, en pleine mer, après avoir donné leurs dernières petites économies à des passeurs sans scrupules. Qui s’en émeut excepté quelques âmes ? Parfois, pendant quelques jours, des articles ou des brefs reportages sont consacrés à ce drame mais peut-être tout simplement parce qu’il faut un peu "meubler" l’actualité... Oui, je suis cynique mais le comportement des Homo Sapiens est tout de même déroutant.

Tiens, au fait, en parlant d’Homo Sapiens, quelle est son origine ? Allez, répondez tous en choeur c’est, c’est ? Bon, je vous donne des indices : Lucy, Toumaï,... Oui !! L’Afrique est le berceau de l’humanité, la terre de vos, de nos ancêtres à tous ! Alors, plutôt que de ne se préoccuper que du sous-sol extrêmement riche, regardons un peu celles et ceux qui peuplent le sol et qui sont elles et eux, aussi, d’une extrême richesse !
 
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(1) Revoir le reportage poignant de Jean-Sébastien Desbordes, Matthieu Martin et Nicolas Berthelot "Larmes de guerre" diffusé dans le cadre du magazine @13h15 sur France 2. Ce document est d’ailleurs présélectionné pour le prestigieux prix Albert Londres.
 
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"De longues lianes ne suffisent pas pour construire une case, il en faut aussi des courtes pour parfaire les angles"

"Le soleil n’ignore pas un village parce qu’il est petit"

Proverbes africains
 
 
 
 
 

mercredi 16 avril 2014


Une noisette, des remerciements



Entre deux noisettes, j’avais décidé que mon prochain plat de choix, serait un billet sur Cannes et son affiche 2014, mais recevant aujourd’hui un festival de messages, il est logique/automagique/biologique/ voire si j’osais, paléontologique (ça ne veut rien dire mais peu importe), de consacrer une petite ode à la joie (et ce n’est pas Beethoven qui me contredira) envers autant de gentillesse.

Une gentillesse qui coule doucement tweets après tweets, messages après messages, textos après textos, comme l’eau du ruisseau devant le chaland que je suis sans être tout à fait péniche...
Bien que se dégage une impression d’être tous embarqués sur un même bateau, pour une croisière de légèreté, de bienveillance où les cygnes organisent un ballet sans apporter de casse-noisettes pour nous les briser, ok ça devient moins poétique mais faut savoir revenir à la réalité, tout en restant « Tchaikovskyien » !

Oui, je m’égare un peu, mais si peu. Mais de branches en branches, au moment de ce « printemps qui commence, portant l’espérance, ton souffle qui passe, de la terre qui passe, efface les jours malheureux... » ... pour la suite je vous conseille la version avec Maria Callas jamais inégalée !

Preuve que de temps en temps, il faut savoir raison garder, mettre à part, voir ensevelir les noisettes nauséabondes et ne garder que celles qui vous apportent fraîcheur et légèreté. Merci infiniment du fond de la noisette pour votre fidélité chers zamis Twittériens/Facebookiens, et pour certains, amis dans la vraie vie, je ne saurai jamais être assez reconnaissant pour les bouffées d’optimisme que vous apportez à un écureuil parfois bien fatigué.

Que la noisette vous soit prospère et youp la boum !


(Les décors sont d'Elisabeth Ehrmann)















jeudi 10 avril 2014


Une noisette, une réflexion

 

L’arbre de l’information



Et si l’information était un arbre ? Vous allez me dire de suite (si,si je vous vois venir) que l’écureuil met son côté arboricole à toutes les branches, mais pourtant, c’est une idée qui mérite quelques noisettes de réflexion.

L’information à une solide base : des racines profondes pour aller jusqu’à la source des événements. Ces racines s’enchevêtrent et il arrive parfois, mais juste parfois, qu’un coup de pioche soit donné afin de cesser l’alimentation...

L’information a un tronc commun : puissant, majestueux, quelquefois endommagé par des coups de bec plus ou moins anodins, mais ce tronc résiste encore, inlassablement, et des jeunes pousses ne cessent de croître au fil des ans.

L’information a une ramification, très étendue avec des branches solides et des branches plus fragiles mais d’où on ne peut jamais s’asseoir en toute sérénité, une scie étant toujours prête à couper la sève du droit à informer. Ne pas oublier, néanmoins, que chaque feuille est chargée d’assurer une « infosynthèse » même si les échanges sont comme dans la nature, disons gazeux...

L’information alterne entre éléments caducs et persistants mais qui ne fonctionnent pas selon les saisons mais plutôt au bon vouloir des puissants et du regard des promeneurs du bois. Le feuillage est florissant quand la graine semée est Officiellement Garantie Manipulable, et défaillant quand la semence n’a pas été contrôlée ou ne correspond pas à la demande générale souvent avide de jardinage en « mode cirque romain » !

L’information a des parasites, tels des champignons vénéneux qui s’agrippent à un statut pour pouvoir mieux se faire remarquer ou exister au détriment du vrai travail du tronc commun d’une rédaction en chêne (et pas en chaîne !)

L’information doit ressembler à une vaste forêt, car si uniquement peuplée de marronniers,on risque rapidement à une lassitude du paysage didactique. Par conséquent, la biodiversité est indispensable pour alimenter l’oxygène de l’actualité.

Et enfin, (oui, j’ai presque terminé, ensuite vous pourrez vaquez à vos occupations) ne pas oublier que l’arbre occupe dans presque toutes les cultures (au propre comme au figuré) une place symbolique importante. Alors prenons garde aux bûcherons de tout poil afin que les coups de hache soient limités et espérons que professionnels et contemplateurs puissent continuer à rendre l’écorce de l’information la plus solide possible.

En ce printemps où tout bourgeonne, puissions encore longtemps profiter de la pluralité informative en sachant reconnaître l’arbre à ses fruits. Et le tout sans langue de bois...




lundi 17 mars 2014


Une noisette, une théorie

 

La parité de la particule


Face au brouillard ambiant qui semble vouloir empoisonner une partie de l’existence de certaines populations d'Homo Modernus, votre fidèle et dévoué serviteur a décidé de vous aider pour y voir plus clair dans cette immense écran de fumée (en passant, merci d’éteindre vos cigarettes).

Les jours où des particules toxiques ont décidé de s’abattre sans pitié sur l’atmosphère, est mis en place une circulation alternée entre nombre pairs et impairs. Cependant, il se peut que cette mesure ne soit pas limpide et pourtant c’est d’une simplicité lumineuse. J’explique et suivez bien, au besoin, prenez des notes 

Un nombre pair est un nombre entier divisible par deux, un nombre impair est un nombre qui n’est PAS divisible par deux, vous saisissez la nuance ? Oui, bon, on continue alors !

Un nombre élevé au carré ou à la puissance conserve sa parité, ce qui va faciliter bon nombre d’élections pour les futurs conseils municipaux... mais ne brouillons pas les pistes car jusqu’ici tout va bien.

Le problème devient plus difficile quand il va s’agir d’additionner la relation ambiguë entre plaque d’immatriculation et nombre de passagers. En effet, la somme de deux nombres consécutifs (bien étudier ainsi la position à l’intérieur de l’habitacle) et sa division par quatre donne un pour reste mais (il y a toujours un mais) le produit (il ne s’agit pas dans ce cas d’accouplement) de deux nombres consécutifs est divisible par deux ! Voilà, ça change tout.

Donc, avant de prendre votre voiture, pensez-y : la somme de trois nombres consécutifs est de la même parité que celle du nombre initial de parité unique ! Et surtout, refilez cette phrase au premier képi qui oserait vous verbaliser parce que vous n’avez pas respecté... la parité de la particule !

Afin que mon exposé soit complet et vous aide pleinement à clarifier toute embrouille, ne pas hésiter à réfléchir aussi sur la perfection de la théorie avant de la mettre en pratique. Car tout nombre parfait se termine par un 6 ou un 8 mais attention encore une fois, pas en alternance ! Ce qui pourrait de suite, faire dire à son esprit (si peu malveillant qu'il soit) que cette histoire de circulation alternée ne peut être parfaite. Mais pas du tout, car les nombres parfaits impairs n’existent tout simplement pas, et toc !

Une dernière pour la route, en n’ oubliant pas les comprimés de paracétamol :

Pair = n = 2.k

Impair : n = 2.k + 1

Equation rapide et infaillible 2 k (4K à la puissance 2 + 6K + 2) = 4K (2K2 + 3k + 1) = pair divisible par 4 ou 2.3.4. = 24 + la vitesse du vent et l’âge du capitaine !

Vous voyez, c’est un jeu d’enfant et maintenant, vous ne commettrez plus d’impair car les deux font la paire !

P.S. Pour les animaux, cela va être un poil plus compliqué étant donné leur parité au niveau des pattes...
 
 
 


jeudi 6 mars 2014

Le panier de noisettes de Squiri (2)




La semaine a été pauvre en récolte mais par contre très bénéfique quant au ramassage de coquilles : des marrons, des vertes, des pourries, bref de tout, un peu, passionnément, beaucoup, à la folie !
Ah oui, la folie, la démesure, l’inconscience, la démence, la divagation, la mégalomanie, l’extravagance, l’aberration (en même temps merci de déposer quelque chose en sortant pour vous avoir remémoré la liste des synonymes), la bêtise, le délire, que sais-je encore ! Tel est le constat de la politique de tout poil (non ce n’est pas mon genre du tout) qui jour après jour, nuit après nuit, nous offre un spectacle permanent de barbouzes à la mode non pas de chez nous mais de chez eux.

Pour quelques micros de plus, que ferions-nous pas, non ? Un petit enregistrement par ci, un petit enregistrement par là, et youp lariri que j’en remette un autre au plafond pour vous faire tous dévaler le plancher… les décors sont de Roger Hart et les costumes de Donald Cardwell. Oui quel théâtre permanent se joue de nous dans des proportions dignes d’un Gargantua avide de pièces sonnantes et trébuchantes  mais dont la guerre picrocholine n’a cette fois-ci rien de burlesque, bien au contraire tant elle est obscure et n’appelle aucun désir. Car chez ces gens là, on ne vit pas, on ne cause pas, on n’aime pas, non, on compte, on triche, on surjoue pour mieux tromper et dans une dimension éléphantesque.
Et le temps passe et certains trépassent dans l’indifférence générale, d’une société où les autruches sont reines et les édredons rois ! Ce royaume qui n’a rien d’un air d’opérette, se multiplie aux quatre coins de la planète, au sud, au nord, à l’ouest, à l’est dans un tourbillon infernal où un jour le soleil aura du mal à trouver par où se lever et où se coucher.

Heureusement, il reste encore quelques étoiles qui brillent encore, d’une lumière lumineuse et qui nous font encore un peu espérer de l’humanité. Des anonymes, ou presque, qui oeuvrent pour les autres sans se soucier de leur ego et de leur destinée. Puissions-nous mieux les reconnaître, les encourager même si ces quelques efforts semblent se noyer dans un océan assourdissant ( à la place j’aurais pu écrire piscine, mais bon, faut savoir être emphatique parfois…)
Sur cette dernière noisette, votre serviteur au pelage doré cuivré intense vous laisse terminer cette réflexion à votre guise, mais évidemment, sans duc, ni balafre ;-)

P.S.  Suite à ce qui se passe dans certaines rédactions par rapport à cette affaire de micros, je tiens tout de même à faire remarquer que si ce procédé est pitoyable, il en est de même pour toutes les "chasses de la vie privée", que l'on soit politique, journaliste ou  simple citoyen... 





lundi 24 février 2014


Document à ne pas manquer

 

Larmes de guerre par Jean-Sébastien Desbordes, Matthieu martin, Nicolas Berthelot

13H15 le dimanche

 
Un pays : le Congo où la guerre ne cesse de ravager les corps et les âmes, d’emporter des vies. Rien ne semble avoir changé depuis le temps des récits de Roger Casement, les hommes ne sont plus les mêmes mais la violence et l’horreur demeurent toujours. Avec seulement une marche de plus sur l’échelle de l’abomination : le viol comme arme de guerre, pour disperser les ethnies, terroriser, détruire comme précédemment au Rwanda ou en Bosnie.

Des êtres vivants : femmes, enfants et bébés sont les premières victimes de ces exactions et humiliations. Le viol est un crime, une destruction, le meurtre de la féminité, de l’insouciance et pureté d’un enfant. Le viol est une arme de destruction massive et depuis 2008, le Conseil de Sécurité des Nations Unies l’a désigné comme « tactique de guerre » Ce n’est pas une réalité d’aujourd’hui mais il est inconcevable qu’au 21° siècle, des humains utilisent cet instrument de torture en toute impunité et dans l’indifférence générale.

Un homme : le Docteur Denis Mukwege refuse de fermer les yeux et mène un combat depuis 14 ans pour redonner aux femmes une dignité qui sans lui serait perdue à jamais. Il se bat, envers et contre tout malgré les menaces et la tentative d’assassinat en 2012. Un héros, un vrai, à l’image de celles et ceux qui se dévouent pour soulager les blessés et qui refusent la mode du « charity business » !

Même si l’on ne peut épouser tous les combats, ne soyons pas indifférents au dévouement de ce médecin congolais et de son équipe. Et ne manquons pas dimanche 2 mars, dans le magazine créé par Jean-Michel Carpentier et Laurent Delahousse 13H15 le dimanche sur France 2, le reportage d’une grande humanité de Jean-Sébastien Desbordes, Matthieu Martin et Nicolas Bethelot, qui nous en apprendrons beaucoup sur le courage de ces femmes blessées et l’exemplarité de ceux qui les aident.

Avant dimanche, merci de diffuser autour de vous cet extrait qui en dit déjà long sur la force de ce reportage, qui croyez-moi est déchirant. Oui, Dr Mukwege, il ne faut pas se taire ! Et puissent un jour ces larmes de guerre être asséchées pour toujours...

Extrait : http://vimeo.com/86595381

Lire aussi l'article d'Eva Roque sur le site de Télé 7 Jours : http://www.programme-television.org/news-tv/au-congo-le-viol-comme-arme-de-guerre-2402

Et enfin, pour vous tirer des larmes avant de regarder le documentaire dimanche prochain, lire attentivement le billet de toujours Dame Eva Roque alias @roqueeva sur son blog :
http://evaroque.fr/2014/02/sur-la-terre-rouge-d%E2%80%99afrique-elles-souffrent.html




vendredi 21 février 2014


La noisette du jour




L’actualité sanglante de Kiev et les paillettes éphémères de Sochi oscillent entre réalité et fiction, des antagonismes sur fond d’opéra tragique. Si l’on voulait scénariser ce qui se passe actuellement en Ukraine, on pourrait facilement faire un parallèle sur certains points avec une des tragédies les plus célèbres au monde : Carmen ! Pendant que la foule crie victoire à grands fracas pour un torero assoiffé de sang, Carmen meurt au nom de la liberté !

Scénario à multiplier de nombreuses fois, tant, comme je l’entendais encore ce matin sur l’antenne de France-Infos, les peuples de nombreux pays comme l’Ukraine, la Thaïlande, le Venezuela... n’en peuvent plus de cette corruption qui anéantit tout espoir d’épanouissement. Les exemples du passé ne sont pas suffisants, il semble qu’il existera toujours des faiseurs de marionnettes et nous sommes alors pas loin de la pensée nietzchéenne de l’Eternel Retour.

A l’instar de Paul Eluard, nous avons tous envie d’inscrire "Liberté, j’écris ton nom" mais si "Je suis né pour te connaître" combien sont morts pour tenter de la retrouver et la défendre !

lundi 17 février 2014


Le panier de noisettes de Squiri (1)




Du haut de son arbre, qu’a vu, lu ou entendu votre fidèle serviteur à quatre pattes ces derniers jours...

Allez hop, on commence par le 14 février, car désormais comment oublier ce pauvre Cupidon qui perd toutes ses flèches les unes après les autres car l’ardeur a perdu de sa flamme. Des roses qui se perdent et une cécité de plus en plus absorbante tant l’amour se résume à coup (oh pardon) de promotions et machines à fric en tout genre !

Le lendemain, nous étions le 15, bon rassurez-vous, je ne vais pas égrainer le calendrier mais c’est une date à se souvenir, celle de la Journée Mondiale de la Lutte contre le Cancer Pédiatrique. Pour ce jour, pas d’affiches, pas de slogans à répétition, pas de petits messages dans la boite mail, pas un cœur et pourtant au même moment de nombreux petits, touts petits cœurs battent pour être encore en vie.
Ces petits héros de la vie n’auront pas droit à de multiples reportages dans les medias, ni pour ceux qui les entourent, ni pour ceux qui les aident chaque jour à surmonter le mal qui s’est infiltré dans leur corps plein de jeunesse et d’insouciance.
Indifférence ou inconscience ? Peut-être les deux.

Cette semaine, autre cas préoccupant, celui de la liberté de la presse (a). Dans ce domaine, on recule encore et pas seulement que dans les zones de conflits et les sources indiquent "une légère dégradation globale", aucun doute nous entrons dans une zone de perturbation et sachons justement prendre du recul face à la quantité d’informations que nous absorbons tous les jours.

Il y a 24 ans, Nelson Mandela était libre après 27 ans passés en prison pour avoir voulu... l’égalité pour tous. De ses belles intentions, que reste-t-il ? Un espoir, sans aucun doute, mais les craintes demeurent et augmentent même jour après jour : des peuples se déchirent et en haut les puissants tirent sur les fils des pauvres marionnettes que nous sommes tous...

Sans faire de bruit, certains se battent et parviennent à une belle victoire. J’ai découvert avec satisfaction dans le nouveau et excellent magazine Vox Pop (b) sur Arte le portrait de Karl Heinz Bablok, un apiculteur allemand qui a fini par gagner contre le puissant Monsanto. Mais une victoire n’est pas de remporter une guerre !

Sinon, cette semaine a été calme, pas de politiques qui ont quitté un plateau (heu, télé pas repas) en claquant la porte, ni non plus un specimen pour s’amuser à jouer les apprentis JRI ! Cependant je garde espoir de trouver un troisième larron, tout bord confondu, pour organiser en tournée mondiale, une nouvelle version des 3T, un T pour Tartuffe, bien entendu !

Ah si, justement, en parlant de Tartuffe, cette semaine, nous avons eu droit à la version 21° siècle de "cachez ce sein que je ne saurais voir" Que des enfants manipulent des armes, bah, ils apprennent la vie, que des budgets santé rétrécissent comme peau de chagrin, bah, faut faire de la place, qu’un certain dictateur jette des barils enflammés sur sa population, bah faut bien trouver des nouveaux jouets, l’excision et les mutilations génétiques, bah les femmes sont douillettes, mais montrer un corps nu, ciel, quelle horreur !

Sur ces bonnes paroles (non, vous n’aurez pas "mes bien chers frères") je vous abandonne mais en chanson et avec, s’il vous plait, Barbara : "ma plus belle histoire d’amour c’est vous" !
 
 
 
 
 
 
 
 
 






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