Souvenirs d'un médecin d'autrefois

samedi 28 juin 2014

Une noisette, une coupe du monde

 

Et si on changeait le foot ?

 

Même si jouer au foot n’est pas le plus vieux métier du monde (on me souffle à l’oreillette qu’il s’agit d’un autre même si tout aussi sportif) il serait peut-être grand temps en cette Coupe du Monde 2014, de rafraichir les noisettes. J’ai bien réfléchi (et oui, ça arrive aux écureuils aussi) et j’ai trouvé de nouvelles règles (heu, pas la peine de prendre compas et équerres) afin de pimenter et redonner de la noisette au compteur des aficionados du ballon rond.

N’ayez aucune crainte ( le "n’ayez pas peur" ayant déjà été pris) je vais faire simple comme à mon habitude.

Nombre d’équipes : on ne change rien, on reste à deux. Après l’écureuil risquerait d’être accusé de prosélytisme du triolisme où je ne sais quoi encore.

Nombre de joueurs : 11 bipèdes de chaque côté , non, plus possible, trop de risque de voir à chaque fois la marée-chaussée débarquer. Respectons le chiffre impair du départ pour arriver au chiffre pair (on ne sait jamais avec leurs histoires de particules atmosphériques), alors disons 25 joueurs de chaque côté : ça fait 50 sur le terrain, ça va, plus nombreux faudrait imposer l’installation de feux tricolores et ça ferait désordre.

Ballon : on risque de tourner en rond si on continue à faire des ballons de la même forme que la terre. Mieux en concevoir un qui aurait la forme d’une étoile, ce qui permettrait à chaque joueur d’avoir du rêve à chaque coup de pied...

Pénalités : adieu carton jaune qui nous fait croire que chaque joueur est cocu et exit carton rouge qui ressemble trop à la muleta du matador. Remplaçons la biscotte jaune par des noisettes que l’arbitre fera avaler avec la coque aux joueurs répréhensibles. Le rouge, sera remplacé par un bon coup de pied qui propulsera l’être infâme aux sous-sols de l’arène footballistique.

Arbitre et juges de touche : ayons un peu de pitié pour ces malheureux, si dénigrés, mal aimés (pire que la version chanteur). Avouez qu’un arbitre monté sur un cheval, avec deux juges de touche, eux, sur des poneys, et bien ça aurait du chien ! Evidemment, faudra prévoir des grooms pour le ramassage du crottin comme au tennis pour la récupération des balles. Mais ça fera de l’engrais pour la pelouse qui aura bien besoin d’un petit coup de punch après le passage des nombreux sabots...

Règles du jeu : on élimine tout et on simplifie. La surface du terrain sera divisée en deux (là rien d’extraordinaire) mais en laissant des zones de repos (genre bandes d’arrêt d’urgence) pour séances massages et plus si affinités . Ensuite chaque moitié sera divisée en quatre mais façon quartier d’orange (ça donnera du jus à l’action) avec, en toute logique, disparition des avants-centre pour ne laisser que des attaquants et des défenseurs. Les attaquants auront droit à des banderilles et les attaquants à des sarbacanes. Mais rassurez-vous, il y aura un peu de douceur car afin de les distraire chaque gardien de but se verra entourer de quelques girls/boys habillés pour la circonstance (c’est à dire pas beaucoup).

Comptage des buts : afin d’éviter toute polémique, chaque ballon rentré dans cette petite cabine grillagée le restera. Un juge suprême (façon épisode Lucky Luke), viendra comptabiliser et donner les résultat à l’issue de la partie.

Je termine cette révolution footballistique en paraphrasant Danton (pas Dalton !) : du panache, encore du panache, toujours du panache !
 
P.S. La coupe du monde 2014 se vit aussi sur un blog http://evaroque.fr/ créé par la pétillante Eva Roque. Elle a imaginé avec brio un rendez-vous de contributeurs aussi éclectiques que brillants pour notre plus grand plaisir, car permet à la fois de découvrir de belles personnes et de déguster des saveurs sémantiques.
 
 
 
 
 

dimanche 22 juin 2014


Une noisette, une aubade

De la musique avant toute chose



Le 21 juin célèbre désormais deux événements : l’arrivée de l’été, quand Mister Soleil a consulté son agenda, et la fête de la musique, enfin sur le papier parce que parfois ce n’est pas vraiment la joie du côté des oreilles !

Nonobstant (Squiri joue à l’écureuil savant) pourquoi diantre faudrait-il que la musique ne soit à l’honneur qu’un jour (et une nuit) par an ! Rien de plus universel qu’une mélodie, un tempo, il suffit juste d’écouter, ressentir des notes acheminées en allegro dans votre cerveau et pour paraphraser légèrement Simung Romberg pour jouir de cette caresse auditive en forme d'amour.

Votre serviteur a donc décidé de vous offrir (profitez-en c’est gratuit) sa petite liste de ses coups de noisette au fil du temps, ce n’est qu’un extrait sinon Internet risquerait de souffrir d’un buzz pour excès de données !

Tel un Obélix, je suis tombée dès 3 ans (et encore) dans l’univers des notes blanches et noires et ce ne sont pas les comptines qui ont compté mais curieusement ceci https://www.youtube.com/watch?v=HMpD5AMXsb0 les paroles m’importaient peu mais les accents nostalgiques ont eu un effet cinglant sur mes petites oreilles.

Peu à peu, j’ai découvert 1001 facettes de cet art assoluto qui se doit aussi d’être éclectique.

Allez on commence par danser un peu, hop, hop, hop
https://www.youtube.com/watch?v=CS9OO0S5w2k

On s'envole dans les airs tel un aigle royal
https://www.youtube.com/watch?v=VfHOJf3c8qQ

On se met à rêver, passionnément
https://www.youtube.com/watch?v=yRhq-yO1KN8

Pour redescendre sur terre et verser une larme pour une voix unique
https://www.youtube.com/watch?v=TYl8GRJGnBY

Et quand on parle de voix alliée à un engagement 
https://www.youtube.com/watch?v=RkNsEH1GD7Q
https://www.youtube.com/watch?v=EX3oHrUv5cg

La beauté encore et toujours
https://www.youtube.com/watch?v=xqG2_gPE4zI

La conviction, la force des paroles
https://www.youtube.com/watch?v=Ei-WsxN3snk

Puis naquit le cinéma
https://www.youtube.com/watch?v=tYpJDC4P6wc

Pour qui nous n'avons aucun mépris
https://www.youtube.com/watch?v=Sf6wYbJNwRc

S'il vous plait, un Sinatra sinon rien
https://www.youtube.com/watch?v=hlSbSKNk9f0

Du rose mais pas que...
https://www.youtube.com/watch?v=cpbbuaIA3Ds

Une petite berceuse pour se faire du bien
https://www.youtube.com/watch?v=XivELBdxVRM

Ne zappons pas notre Johnny et l'inoubliable Michel Berger
https://www.youtube.com/watch?v=eHlV-tXhKjo

La forza de Giuseppe Verdi, la puisance de Dimitri Hvorostovsky et celui qui fait craquer comme une noisette l'écureuil, je nomme Jonas Kaufmann
https://www.youtube.com/watch?v=oFxEeyo0d1c&list=RDoFxEeyo0d1c#t=12

Et pour terminer, une question, aimez-vous Brahms ?
https://www.youtube.com/watch?v=TMFn8UYjTa0



"Qui néglige la musique ignore l'approche du sublime" Louis Nucera


 

mercredi 18 juin 2014


Une noisette, une photo

 

Avoir du chien


Ce petit billet est une dédicace pour Dame Eva Roque alias notre bon docteur du dimanche soir, qui pour un mois a délaissé ses ordonnances pour des prescriptions limite légales tant les dérapages des nerfs zygomatiques sont nombreux pour sa Coupe du Monde sur "La vie sur Ecrans" http://evaroque.fr/

Ayant eu le plaisir et l’honneur de rejoindre la Eva Dynamique Force (EDF pour ceux qui ont la comprenette version Rantanplan) et sachant que sa présidente est amoureuse à la folie de Snoopy, rien de mieux que ce cliché du photographe Yasuyoshi Chiba pour illustrer, façon mascotte, le club aux supporters de plus en plus nombreux...

En une seule photo vous pouvez cumuler 1001 sujets comme, entre autres : le Brésil, le foot, la cause animale mais aussi, la défense des perruquiers anonymes, la position de la levrette, la prochaine mode canine 2014/2015, le jeu de quilles, la fable du pelage et du coiffage, le code de la route façon : le chien aboie, le scooter passe, and so on !

Je n’espère qu’une chose : qu’Eva soit enchantée par cette nouvelle mascotte (coucou http://evaroque.fr/2014/06/footix-striker-et-fuleco.html) que je lui propose bien que je perçois déjà un léger éternuement à l’horizon même si tout est au poil !
 
 
 
(Source : AFP Photo Department/Yasuyoshi Chiba)



dimanche 15 juin 2014


Une noisette, un fleuve, un pays

 

Chans zwa pa chans kana (*)



Comment en un seul mot décrire le fond de la pensée votre serviteur : tout près du Brésil (vous savez où se joue une coupe du monde d’une petite baballe), existe un pays qui mérite aussi toute notre attention et qui est le lieu de destination choisi par le journaliste Matthieu Martin pour un très beau projet. Réponse : Oyapock, anciennement "Wiapoco".

Ce fleuve marque la frontière entre le brésil et la Guyane et se jette dans l’Atlantique d’où arrivera Matthieu Martin, en solitaire et en rames, depuis la côté sénégalaise afin de nous sensibiliser sur la protection animale avec @IFAWFrance .
 
 

La Guyane a été le lieu d’un immense combat par justement un autre journaliste ô combien reconnu comme un exemple : Albert Londres. C’est lui qui "acheva" le sinistre bagne de Cayenne ou plutôt, comme il le raconta lui-même : "Le bagne n’est plus à Cayenne mais à Saint-Laurent du Maroni et aux îles du Salut. Je demande que l’on débaptise ces îles, ce n’est pas le salut mais le châtiment (…) une usine à malheur qui travaille sans plan ni matrice".

Par un article publié en 1923 dans le "Petit Parisien" il fut le premier à dénoncer cette ignominie, inconnue de beaucoup en métropole. Mais, il faudra tout de même attendre 1954 pour que l’extinction de cette "barbarie française" soit définitive !

Pourtant la richesse de la Guyane est humaine grâce à une société multiculturelle.

Six communautés amérindiennes sont présentes d' avant la découverte du nouveau monde (vous savez un certain Christophe Colomb vers 1492...) ou bien issues de migrations plus ou moins anciennes. Je les cite :
  • Galibi
  • Wayana
  • Wayapi
  • Emerillons
  • Arawak
  • Palikur
A ces femmes et ces hommes trop souvent oubliés, s’ajoutent :

 - Les "Noirs Marrons" dont les Bonis, Saramaka, N’djuka, Matawaï, Paramaca et Kwinti ; Ce sont des descendants d’esclaves et le nom de marron, vient de leur révolte et fuite vers la forêt, appelée "marronage".
  • Une forte communauté chinoise appelée au début du XIX° siècle pour peupler la Guyane. Puis, à nouveau après l’abolition de l’esclavage en 1848, on fera venir ( à l’époque on parlait de commande !) de la main d’oeuvre de Chine (quand on a besoin des étrangers, on a toujours su les trouver, je dis ça en passant...) Mais, hélas, beaucoup de chinois n’ont pas résisté aux conditions climatiques et imposées.
  • Les Hmongs ou laotiens du nord, d’abord réfugiés en Thaïlande, puis en Guyane, ils sont "parqués" sur un site isolé, celui de Cacao. Mais au fur et à mesure, ce peuple a été très bien accepté.
  • Les libanais, les premiers arrivants ont foulé le sol américain vers 1860. Ils sont peu nombreux, mais leur présence est loin d’être négligeable pour les affaires de la région.
  • Enfin et surtout, les "Noirs Marrons" dont les Bonis, Saramaka, N’djuka, Matawaï, Paramaca et Kwinti ; Ce sont des descendants d’esclaves et le nom de marron, vient de leur révolte et fuite vers la forêt, appelée "marronage".
Quant à la biodiversité, la Guyane en est un petit laboratoire :
  • Plus de 1000 essences d’arbres (en métropole que 60 !)
  • Plus de 5 200 espèces végétales
  • 190 espèces de mammifères dont la moitié en chauve-souris
  • 710 espèces d’oiseaux
  • 200 espèces de reptiles et batraciens, sans compter la myriade d’insectes et autres charmantes petites bestioles...

Alors, essayons de préserver cette richesse écologique. Matthieu Martin va se bouger les bras pour affronter un océan. Si vous voulez en savoir plus, ci-joint les liens à consulter sans hésitation. Pour le contacter, Matthieu est sur Twitter @Matthieu64 et sur Facebook https://www.facebook.com/mat64?fref=ts
 
 
 
 
 
Mise à jour 2015 : Parti le 18 octobre 2014, Matthieu Martin est arrivé en Guyane le 5 janvier 2015 !! Bravo à lui pour sa ténacité et sa bravoure. Vous pouvez voir son périple en images sur le site de La Télé Libre : http://latelelibre.fr/2014/11/12/carnet-bord-matthieu-en-solitaire-au-milieu-mondes/
 
 
 
 
 
 

(*) Proverbe guyanais : la chance de l'oie n'est pas celle du canard
 
 
 
 










mardi 20 mai 2014


Une noisette, une élection

Si j’étais...




Si j’étais un bipède, je penserais qu’un continent n’est pas seulement un "morceau de terrain" mais une histoire, un peuple, une civilisation ;

Si j’étais un bipède, je méditerais sur le fait que l’Europe ne s’est pas faite en un jour (ni une nuit) et que des millions de citoyens se sont battus pour avoir la paix ;

Si j’étais un bipède, je réfléchirais à l’avenir car l’Europe ce n’est pas seulement un passé, riche et laborieux) mais c’est aussi un futur ;
 
Si j'étais un bipède, je cogiterais sur le besoin d'être solidaire, car l'union a toujours fait la force ;

Si j’étais un bipède, j’estimerais que pouvoir voter est une aubaine. De par le monde, il existe des dictatures, régimes apparentés, où la vox populi ne peut jamais s’exprimer ou si peu. Les chances sont rares, quand on peut en saisir une, on l’attrape ;

Si j’étais un bipède, dimanche 25 mai, je voterais pour qu’une démocratie européenne puisse continuer à vivre et qu’elle ne soit pas engloutie par de sinistres europhobes !


                           
                                             (Photo by  © Shutterstock )

mercredi 14 mai 2014


Une noisette, une idée

 

Et un, et deux et trois !



Non, ce n’est pas de ballon rond (ni de chapeau d’ailleurs) dont je vais vous parler aujourd’hui mais d’une tendance qui parfois me hérisse le pelage : la mode bipédienne de toujours circuler avec une sonde dans la tête... ou ailleurs.
Oui, sur l’échelle (et non l’escabeau) de l’évolution humaine, une nouvelle espèce semble être de plus en plus envahissante : "L’Homo Sondaginus" !

Chaque jour ne suffit pas d’un sondage (ou inversement) et devant cette avalanche d’enquête en tout genre (sans théorie, s'il vous plait) je propose tout simplement une nouvelle recette et cette fois-ci infaillible (ou presque).

Etape 1 – Etudiez le domaine de l’aérologie en faisant un sondage atmosphérique dans les différentes couches : la stratosphère, la troposphère et la mésosphère. Cela permettra de mesurer la température ambiante à n’importe quelle surface de la terre et de dégager la moyenne calculée en fonction de l’absorption des rayons ultraviolets du soleil en incluant la perte d’ozone par rapport à la "ex-future" taxe carbone. Une fois la moyenne trouvée, la convertir en masse moléculaire afin d’en déterminer le poids pour votre processus d’enquête atomique.

Etape 2 – Réservez le résultat de l’étape 1 et enfilez la tenue du parfait randonneur/sondeur pour explorer les propriétés physiques du sous-sol par couches sédimentaires. Un travail d’archéologue qui permettra grâce aux échantillons prélevés de dégager les éléments exploitables des différentes étapes de l’évolution de l’humanité. Ensuite, réunissez le tout dans un tableau à géométrie variable pour définir un pourcentage qui dégage le moins de points de différence avec le résultat de l’étape 1.

Etape 3 – Réservez les résultats des deux étapes précédentes. Ensuite, ça devient un tantinet plus laborieux car il s’agit d’étudier la probabilité de confiance que l’on obtiendra sur un futur événement (qui n’aura jamais lieu) par rapport à un échantillon aléatoire de statistiques aussi diverses que variables, allant de la poule pondeuse à la fabrication de slips ergonomiques en passant par la métamorphose prévisionnelle des gastéropodes sans défense. Voyez le travail !

Etape 4 – Prenez rendez-vous chez le médecin pour un traitement capillaire suite à chute de cheveux inexpliquée.

Etape 5 – Rassemblez les 3 résultats obtenus des précédentes étapes. En déduire une équivalence sur l’échelle de Richter quant au prochain tremblement des rédactions à la publication des chiffres. On décidera, enfin, si la vraisemblance de la valeur statistique de l’échantillon stratifié aura une répercussion sur la population au seuil du prochain vote de confiance. Si l’écart observé est hypothétiquement faux, recommencez !

Et voilà, dorénavant, nous sommes à l’abri des sondages et autres enquêtes d’opinion pendant des jours et des lunes.
 
 
 

vendredi 9 mai 2014


Une noisette, une émission

 

Vox Pop : l’esperanto du PAF !



En l’an 2014 A.D. , le nouvel "Europs" médiatique a fondé un magazine délibérément différent et original portant le nom qui en lui seul dévoile déjà beaucoup : Vox Pop ! En 20 minutes hebdo, la voix du peuple est entendu de l’Atlantique à l’Oural sans vouloir paraphraser qui que ce soit...et, et...509 millions d’européens sont ainsi embrassés chaque dimanche soir sur Arte dès 20H10 et quelques secondes.

Le commandant de bord n’est autre qu’un amoureux de la télé libre (tiens, ça me rappelle quelque chose) , je nomme John-Paul Lepers dont le parcours est un chemin de noisettes journalistiques.
L’équipage, notamment Nicolas Thepot, Nathalie Leruch et une pléiade de journalistes "piquants" (coucou Thibaut Pomares), est unanimement performant et aucun doute que la vitesse de croisière est déjà bien arrimée.

La force de l’émission est de ni tourner en rond, ni vouloir nous mettre la tête au carré (blanc ou autre). Non, c’est dans le cadre d’un rectangle que l’on nous fait sentir un peu l’hexagone en humant l’air des environs et alentours. Tel un astre lumineux dans votre téléviseur, des rayons jaunes nous motivent, façon 9° symphonie, entre interviews et parcours positifs d’européens, qui au lieu de baisser les bras, essaient de remuer en même temps leurs corps et leurs esprits, sorte de gymnastique volontaire en quelque sorte. Mais achtung, pas d’angélisme, bien au contraire, la réalité est décryptée sans langue de bois (ou même d’aggloméré).

La protection sociale, la fraude fiscale, la condition féminine, la défense des oubliés, l’économie solidaire, la science avec (ou non) des cerveaux, and so on, tous les sujets sont abordés dans un rythme dynamique voire endiablé (limite marsupilami) avec en plat principal et succulent, l’interview d’une personnalité souvent haute en couleurs, bref une pirouette informative, inventive et digeste !

Bueno, now il ne vous reste plus qu’à découvrir, si ce n’est déjà fait, un magazine créatif, d’un concept inédit où la forme et le fond (ou le fond et la forme, choisissez, faites comme chez vous) se complètent pour le meilleur, for the best i tutti quanti !

Ad multos annos !

Quelques sites pour plus d'information :

http://info.arte.tv/fr/emissions/vox-pop

http://latelelibre.fr/

http://www.magnetotv.com/


lundi 28 avril 2014


Une noisette, une larme

 

Le sourire de la souffrance



Dimanche soir un reportage du JT de France 2  (*) a montré devant des milliers de téléspectateurs le combat d’un jeune anglais, Stephen, atteint d’un cancer digestif depuis 4 ans et dont le pronostic est hélas en phase terminale. Qu’avons-nous vu ? Des plaintes, des remords, du désespoir exprimé ? Non, nous avons découvert le sourire éclatant d’un jeune homme qui se bat, non plus pour lui, mais pour les autres patients, en récoltant des fonds contre le cancer et en motivant les malades.

Quelle leçon de courage et de vie ! Ce témoignage me rappelle celui vécu en direct, il y a une dizaine d’années, lors d’une réunion autour de la lutte contre la leucémie. Parmi les participants, une femme énergique, Lupe, qui a raconté son combat contre la maladie et son parcours hospitalier comme si elle avait embarqué sur un bateau de croisières, décrivant chaque examen et traitement comme une attraction ! Dotée de qualités humoristiques, son récit s’est terminé devant un auditoire riant jusqu’aux larmes. Même si j’avais déjà auparavant assisté à de nombreux parcours de patients, celui de Lupe m’a marqué pour toujours.

A chaque fois, je reste éblouie et admirative devant tant de force morale alors que le corps se brise peu à peu. Des exemples de courage, de motivation aussi, car ces personnes nous apprennent à avoir un regard sur les autres, à fuir l’égoïsme, à savourer les quelques roses offertes sur le chemin de la vie, et à essayer de balayer les épines en prenant conscience qu’à côté de soi, elles sont encore plus redoutables.

Ces combattants de l’ombre pour la vie, nous offrent une leçon scintillante de lumière auréolée d’humilité.

(*) http://www.francetvinfo.fr/angleterre-un-jeune-malade-recolte-3-millions-d-euros-pour-une-association-caritative_587137.html







lundi 21 avril 2014


Une noisette, un coup de griffe

 

Pourquoi tant de haine ?


 
Des bombes, des snipers à tous les coins de rue, un incendie qui se déclare, un enfant qui meurt devant soi mais il faut continuer, se protéger, ramper, parfois rester caché dans un souterrain pendant des heures sans boire, ni manger. Braver le danger, supporter l’horreur d’une population déchirée, oui, il le faut pour informer les autres, envoyer des images dans le monde entier pour faire comprendre le sort qui est réservé à des peuples innocents.

Nous qui sommes confortablement assis sur une chaise, un fauteuil pour regarder les informations ou feuilleter un magazine, sachons que des photojournalistes risquent leur vie pour continuer à révéler l’actualité de la planète. Il en est de même pour ces humanitaires qui affrontent mille dangers afin d’aller secourir les populations en détresse. En eux, existent la conviction, l’engagement.

Hélas, certains y laissent leur vie, ne reviendront jamais de l’enfer terrestre. D’autres sont pris en otage pour de multiples raisons que je n’aborderai pas. Mais après la lutte pour travailler, un autre combat se dessine : survivre face aux conditions de détention pendant des mois qui se convertissent en siècles d’angoisse permanente.

Et puis après des jours et des nuits dans l’obscurité de l’incertitude, une lumière jaillit ! LIBERTE ! Oui, comme Paul Eluard, liberté nous écrivons ton nom et la célébrons ! Même si nous ne connaissons pas ces personnes, nous ne pouvons que partager la joie de les voir libres, heureux, embrassant leur famille, serrant dans leurs bras leurs enfants, leurs amis et retrouver peu à peu la santé.

Ce n’est pas de ma part un excès de sensiblerie, non, c’est juste un refus de l’égoïsme. Par contre, je suis révoltée de lire, de découvrir à chaque fois les propos de haine envers une libération d’otages ! En profiter pour déballer sa rancoeur, polémiquer à des fins de politique nauséabonde alors que des vies ont été sauvées ! Aucun mot ne peut décrire ces réactions narcissiques et pestilentielles. Je l’ai déjà dit, écrit, mais à nouveau je le répète, qu’il est facile de critiquer, d’insulter, de déverser ses ressentiments envers je ne sais quoi, derrière un écran ! Je pense à certains éditorialistes, chroniqueurs, anonymes, ou encore pseudos mal intentionnés, qui auraient mieux fait de prendre un week-end pour aller chercher les œufs !

Je ne suis ni journaliste, ni reporter et pas encore eu l’occasion de faire de l’humanitaire au-delà des frontières. Mais j’essaie simplement d’avoir un peu de compassion envers les gens qui souffrent et qui sont méritoires. Avoir des convictions politiques ou autres, c’est bien, mais à condition de savoir les diffuser avec décence.

Alors, réjouissons-nous de cette nouvelle libération en espérant que d’autres viendront pour TOUS les otages retenus de par le monde. Une vie est unique, respectons-là !


P.S. Parmi les nombreux ouvrages qui existent, un a particulièrement retenu mon attention : « Carnets de Homs » de Jonathan Littel. Un récit brut, qui laisse le lecteur libre de ses pensées mais décrit à la fois la situation désastreuse en Syrie et les conditions de travail des journalistes de terrain.







dimanche 20 avril 2014


Une noisette, une humeur

 

La métamorphose des diplopodes


Qui n’a pas chantonné dans sa tendre jeunesse : 1km, 2 km, 3km ça use les souliers ? Oui, mais voilà, le problème est qu’un éléphant ça trompe énormément et que ce sont les souliers qui peuvent vous user !

Cette semaine, le cirage était à l’honneur et comme la palette est de plus en plus étendue, on a risqué d’en voir de toutes les couleurs. C’est vrai que pour les vertes et les pas mûres, le printemps est la saison idéale pour prendre de l’ampleur. Et en même temps, renouveler le placard à chaussures. Car un bipède avec les chaussures cirées est à moitié habillé, oui enfin quoique... D’un coup de patte, on risque de le retrouver en pantoufle à moins qu’il ait une botte secrète pour pouvoir repartir du bon pied !

Les pompes de l’Etat ont quand même pris un sacré coup de pied. Mais gardons nous, tout de même, de jeter la savate car par le passé certains ont su savamment serrer les lacets afin de ne pas se faire étrangler par un "cordonnier" mal intentionné... Simplement ne tournons pas les talons (attention je n’ai pas écrit l’étalon !) et sachons avoir bon pied bon œil sur les faits d’actualité qui tournent parfois aux aventures des Pieds Nickelés !

Les bipèdes risquent à force, de rencontrer de plus en plus de difficultés à trouver chaussures à leurs pieds (et pourtant il n’y en a que deux !) et je n’ose imaginer la situation si un jour les myriapodes prenaient le pouvoir...
 
Evidemment, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite...







jeudi 17 avril 2014


Une noisette, une réflexion

 

Afrique, ton peuple est oublié



Il est tout de même étrange/bizarre/déconcertant/inquiétant que les catastrophes, les morts, les blessés soient, dans les médias, réglés selon un cursus d’importance en fonction du lieu d’origine. Loin de moi l’idée de vouloir tout opposer, je rejette ce procédé, mais force est de constater que 50 morts en Afrique semblent être moins important qu’une légère glissade avec 1 cm de neige à 50 ou 150 kilomètres de la capitale !

Dernier exemple en date : le Nigeria où la terreur s’installe jour après jour, le dernier attentat faisant 77 morts, plus d’une centaine de blessés, et avant-hier 115 lycéennes étaient kidnappées dans la quasi-indifférence excepté quelques dépêches... Imaginez si cela avait eu lieu aux Etats-Unis pour ne citer qu’un exemple...

Autre fait révélateur : la situation en RDC où notamment le viol est utilisé comme arme de guerre. Dans l’horreur surgit une belle personne, le Dr Denis Mukwege qui lutte contre ces crimes depuis des années, mais hélas la reconnaissance internationale est faible. La Fondation Jacques Chirac lui a remis un prix l’an dernier mais les photographes (hormis les reporters de France24) ont préféré se concentrer sur la rencontre Chirac/Hollande plutôt que sur ce médecin qui "répare" les corps et les âmes meurtris . (1) 

Il en est de même pour tous ces africains qui tentent de joindre un monde meilleur, bravant tous les dangers et, hélas, se retrouvant la plupart du temps dans des centres de rétention (dans le meilleur des cas) ou sans vie sur une plage, en pleine mer, après avoir donné leurs dernières petites économies à des passeurs sans scrupules. Qui s’en émeut excepté quelques âmes ? Parfois, pendant quelques jours, des articles ou des brefs reportages sont consacrés à ce drame mais peut-être tout simplement parce qu’il faut un peu "meubler" l’actualité... Oui, je suis cynique mais le comportement des Homo Sapiens est tout de même déroutant.

Tiens, au fait, en parlant d’Homo Sapiens, quelle est son origine ? Allez, répondez tous en choeur c’est, c’est ? Bon, je vous donne des indices : Lucy, Toumaï,... Oui !! L’Afrique est le berceau de l’humanité, la terre de vos, de nos ancêtres à tous ! Alors, plutôt que de ne se préoccuper que du sous-sol extrêmement riche, regardons un peu celles et ceux qui peuplent le sol et qui sont elles et eux, aussi, d’une extrême richesse !
 
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(1) Revoir le reportage poignant de Jean-Sébastien Desbordes, Matthieu Martin et Nicolas Berthelot "Larmes de guerre" diffusé dans le cadre du magazine @13h15 sur France 2. Ce document est d’ailleurs présélectionné pour le prestigieux prix Albert Londres.
 
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"De longues lianes ne suffisent pas pour construire une case, il en faut aussi des courtes pour parfaire les angles"

"Le soleil n’ignore pas un village parce qu’il est petit"

Proverbes africains
 
 
 
 
 

  Le masque Magali Jenny   Un œil violet te regarde ! Prends garde à toi, lectrice, lecteur, ce polar ésotérique va t’emmener loin, bi...