Souvenirs d'un médecin d'autrefois

vendredi 10 janvier 2014


Une noisette, un coup de gueule !


Au royaume des bipèdes tout est bizarre autant qu’étrange... Une précarité qui s’installe dans la durée depuis des années, une insécurité grandissante, des soins médicaux de plus en plus régentés par Maître Finance, des individus rejetés parce que différents, un racisme galopant... bref, non, tout ne va pas très bien Madame la marquise !

Et pourtant, il semblerait qu’une certaine plèbe réclame comme au temps jadis, du pain et des jeux. Enfin, du pain, cela reste à prouver mais du cirque, aucun problème, depuis quelques jours les séances deviennent quotidiennes voire bi-quotidiennes !

La dernière en date : un hebdomadaire de la presse people, affamé de chair et de sang (et aussi de pièces sonnantes et trébuchantes) publie à sa Une les photos d’un chef d’Etat avec une supposée relation. Le principe est classique mais quand cela atteint le plus haut sommet de l’Etat, on peut douter des effets à long terme de tels procédés.

Une question avant tout : pourquoi cette presse peut-elle encore bénéficier des aides de l’Etat. Récemment Le Monde Diplomatique s’interrogeait devant une telle ineptie.

Ensuite, j’aimerais savoir, et cela ne concerne pas uniquement le monde politique mais chaque individu, célèbre ou inconnu, pourquoi la vie privée doit-elle être constamment mise en relation avec la vie publique. Certes, des artistes ou autres se prêtent parfois au jeu mais combien de personnalités se sont retrouvés à la Une de cette presse plus ou moins nauséabonde, contre leur gré.

La liberté, le droit à mener sa vie comme on l’entend, plus rien n’est respecté. On aime abattre une carrière, un statut, tout simplement parce que cela dérange ou bien parce que certains vautours regrettent de ne pouvoir faire davantage d’affaires fructueuses sur du « so bankable ».

Enfin, permettez-moi de vous dire, chers lecteurs, que votre serviteur, se fend la noisette de voir autant de discours moralisateurs sur Twitter ou ailleurs. Un homme de pouvoir aurait une liaison supposée... ô rage ô désespoir, n’est-il donc unique ? Allons, un peu de sérieux, non, je me suis trompée, vous êtes tous irréprochables dans votre âme et votre chair ?

Alors, cessez donc de « disserter » avec des cris d’orfraie, rejetez/méprisez cette presse de caniveau et indignez vous pour des causes justes et nobles. Et pour vous distraire l’esprit, le cinéma offre de très belles fictions qui pourront vous faire rêver sans porter atteinte à qui que ce soit... 

Terminons, si vous le voulez bien en musique, oui, souvenez-vous « L’amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser (…) l’amour est enfant de bohème, il n’a jamais, jamais connu de loi ». Maintenant, rideau, passons à la véritable actualité, merci !


mercredi 8 janvier 2014


Une noisette, un cri




Un cri, un seul, pour casser un silence qui ne dit pas son nom. Ce silence que l’on ne provoque pas mais qui est le résultat cacophonique de la bestialité humaine ;

Un cri, ni aigu, ni tonitruant, un éclat sourd mais violent, tranchant ;

Un cri, pour exprimer son désarroi, sa torpeur, son incompréhension face à la lâcheté des hommes, à la barbarie qui existe depuis des siècles et qui ne cesse de revenir dans la pierre des hommes, oui, la pierre, celle qui a remplacé le cœur ;

Un cri, pour se demander qu’est devenu le paisible cueilleur de l’aube de l’humanité ;

Un cri pour alerter qu’il ne faut jamais se voiler la face et réaliser que le pire peut côtoyer le pire ;

Un cri pour ne jamais effacer l’Histoire ;

Un cri pour alerter que la « bête immonde » sommeille et qu’elle est toujours prête à revenir ;

Un cri pour qu’un jour cette « bête immonde » s’effondre d’épuisement face à la raison regagné.


Einsatzgruppen : les commandos de la mort

Un document Infrarouge de Michaël Prazan, à voir et à partager pour que les consciences ne s’endorment jamais...

http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,94667378.html

http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,94667379.html










mardi 31 décembre 2013


Une noisette, une année




Une année part...une autre arrive...avec son lot de joie, de bonheur, mais hélas aussi, ces moments de peine et de pleurs. Le tourbillon de vie continue pour les uns, s’arrête pour d’autres,et ce depuis que la terre est synonyme de vie !


Ne comptez pas sur votre serviteur pour énoncer les bonnes résolutions 2014 où élaborer une distribution de bons et mauvais points à 2013, je laisse cette corvée aux autres qui ne savent que trouver sur le fil de la roue qui tourne.


Par ces quelques lignes, je tiens seulement à remercier celles et ceux qui ont su me faire sourire, me donner du courage par simplement quelques phrases ou quelques gestes. Et plus encore, merci infiniment à ces très belles rencontres 2013, toutes inespérées et qui m’ont enthousiasmées au plus haut point.


Et comme il ne faut pas regarder que le centre de sa noisette, pensons surtout aux autres, aux personnes qui n’ont plus la possibilité de publiquement crier leur désespoir, aux enfants qui cherchent une définition au bonheur sans jamais la trouver, aux malades et grands blessés qui ne cessent de lutter pour que leur cœur puisse encore résonner dans leur chair, à tous les êtres vivants perdus dans l’océan de l’oubli...


Ne prononçons pas de vœux, souhaitons tout simplement le meilleur en remerciant les petits instants bonheurs et simples que la vie vous offre comme un bouquet de roses pour en oublier les épines.


Merci et bonne année,
 
 
 
(Avec mes compliments noisettés pour la styliste Elisabeth Ehrmann)






samedi 28 décembre 2013

Une noisette, une leçon

 


Afin de garantir votre panache, votre fidèle serviteur va vous donner une petite leçon (attention, j’ai bien dit leçon, pas correction !) afin de faire fonctionner vos petites cellules grises ( et oui, pas que les crevettes qui ont cette couleur) et d’enrichir vos connaissances en langues étrangères : l’idiome des sciuridés ! Tout un programme...

Travailler de la noisette : avoir tendance à placer les idées dans le sens inversé du baromètre de l’opinion générale ;

Pousser de la noisette : exagérer sans aucune raison apparente ;

Déménager de la noisette : d'une légère brise vous passez directement à la bourrasque puissance 145 sur l'échelle sciuridérienne ;

Danse de la noisette : vibrations soudaines des pattes avec oscillation de l'arrière-train à l'annonce d'une nouvelle réjouissante

C’est fort de la noisette : justement dans ce cas-là, plus de trace de ce succulent met ;

En vouloir à vos noisettes : malfaisants qui veulent vous piquer votre bien si bien acquis ;

Casser les noisettes : expression variable selon que vous soyez mâle ou femelle ;

Dur de la noisette : pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ;

A s’en décrocher la noisette : rire de toutes ses dents (même si dentier il y a ) ;

Glander de la noisette : en raison du caractère grand public de ce blog, la définition ne sera donnée qu’en off... ;

En avoir ras la noisette : en avoir assez de certains bipèdes se prenant pour le nombril du monde ;

C’est la noisette sur le gâteau : métaphore pâtissière qui est loin d’être un comble ;

Du fond de la noisette : reconnaissance éternelle ;

Noisettes et cacahuètes : version sciuridérienne du « Coquillages et crustacés » de Brigitte Bardot ;

La noisette remonte au compteur : votre moral passe des chaussettes au caleçon, voire à la chemise ;
Mollir de la noisette : cure de Viagra en vue ;

Filer de la noisette : ne pas demander son reste si on tient à son scalp ;

Noisettement panaché : le petit plus qui change tout ;

Ne penser qu'à sa noisette : Homo Sapiens doté d'un comportement narcissique exacerbé et se croyant toujours le plus malheureux de la terre ;

Avoir la queue en panache : être dans une forme extraordinaire (et toc pour les mauvais esprits ! Quoique...) ;

Parler haut le panache : don de l’éloquence ;

Raconter des cacahuètes : votre nez s’allonge en fonction d’un certain débit de paroles ;

Casser la noix : remplissage d’estomac en vue ;

Baver de la noisette : être en pâmoison 

Noisettement vôtre : formule de politesse absolue !

















dimanche 22 décembre 2013

Une noisette, un vœu

 

En cette période de fêtes pour certains, de toujours de misère pour d'autres, je laisse la "parole" à mon amie Françoise qui mieux qu'une autre saura faire passer par son poème les espérances que nous attendons...

=============================================

Petits enfants trainant en queue du peloton
Du peloton de vie
Du peloton du train de vie;
Petits enfants pleurant au chômage des pères,
Aux maladies des mères,
Souffrant et criant de misère,
Petits enfants en bute aux bris de la tempête
Qui hurle par le monde
Entrainant dans sa vaste ronde
Tous les petits enfants un peu fragilisés,
Ne sachant plus aimer
D'avenir n'osant plus rêver...

Pour vous, petits enfants, je voudrais allumer
Tous les lampions du ciel
En guirlandes immatérielles.
Pour ces petits enfants, plus de froid, ni de faim,
Des camions, des poupées,
Au pied d'un sapin enneigé.
Sur un écran d'amour, pour ces petits enfants,
Effacer la détresse
Miser à fond sur la tendresse.
Pour ces petits enfants, pour un instant, j'ose rêver,
Cadeau enrubanné,
De leur offrir l'Égalité.

Qu'importe la couleur de leur peau de satin,
Casqués de cheveux noirs
Ou blonds, volant au vent du soir,
Dans leurs yeux je peux lire, en lettres majuscules,
La Beauté de la Vie
La Candeur, l'Espérance aussi


© Françoise Dinet


jeudi 12 décembre 2013


Une noisette, deux émissions pour ne pas oublier

 

L’encombrant M. Pétain

Le Journal d’Hélène Berr




Il est une soirée cathodique à retenir : celle du mardi 10 décembre sur France2. Coïncidence troublante, deux émissions sur les ravages de l’intolérance en général et de la xénophobie en particulier étaient programmées le jour où le monde entier saluait le départ de Madiba vers un autre monde...

"L’encombrant M. Pétain" diffusé dans la série "Un Jour Une Histoire" est un documentaire réalisé par Laurent Delahousse, Jean-Edouard Chopin et Frédéric Martin. Il a fallu un an et demi de préparation, de recherches d’archives, d’interviews pour des témoignages rares, de décryptages de faits souvent occultés avec pour résultat une leçon d’histoire en 95 minutes et un hymne à la réflexion perpétuelle sur l’intolérance et l’hypocrisie du non-dit.

La particularité de cette série est son pouvoir de relater des faits historiques mais de façon scénarisée, de sorte que le téléspectateur a encore davantage la sensation de se retrouver confronter à la violence des faits et des idées.

Tous les témoignages sont à retenir mais deux sont à conserver au plus profond de votre âme : ceux d’Alain Veil et de Robert Badinter.

Deux phrases choc que je retranscris ici :

Alain Veil : "Ma mère (Simone Veil) a toujours évité les amalgames"

Robert Badinter : "Le régime de Vichy s’est construit sur la xénophobie et cette xénophobie est prête à repartir"

Tout est dit et bien dit.


En deuxième partie de soirée, c’était un autre programme bouleversant qui attendait le téléspectateur : Le Journal d’Hélène Berr, un documentaire de Jérôme Prieur pour la case Infrarouge. Le récit de cette jeune étudiante dans le Paris occupé. Des mots déchirants pour décrire le sort tragique de milliers de personnes, toutes victimes parce que différentes de ce que certains veulent autoriser ! Son journal commence le 7 avril 1942 pour se terminer définitivement à Drancy le 15 février 1944. Elle sera déportée à Auschwitz puis à Bergen-Belsen où elle décédera du typhus peu de temps avant la libération du camp.

Un testament à écouter et à lire. Dans le documentaire de Jérôme prieur, le douloureux et poignant récit est renforcé par la musique de Marc-Olivier Dupin et par les long moments de silence, comme pour la dernière phrase d’Hélène : "Je reviendrai Jean, je reviendrai... " [....................  ] Hélène ne reviendra jamais....

Ces émissions sont nécessaires et je dirais même sont d’utilité publique. Comme le souligne Laurent Delahousse pour terminer son document : "Ne pas oublier que le pire est toujours vivant"
A cette phrase j’ajoute une citation que m’a envoyée juste après Pierre Geraud : "Le ventre est encore fécond d’où surgit la bête immonde" Bertolt Brecht dans la Résistible Ascension d’Arturo Ui.


Jusqu’au mardi 17 décembre vous pouvez revoir sur le site de France Télévisions ces deux programmes :

http://pluzz.francetv.fr/videos/un_jour_une_histoire_,93267358.html

http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,93267361.html


Pour information 
 
Le site Magneto Presse
 
 
Le site Infrarouge
 
http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/diffusions/10-12-2013_156652


 








lundi 9 décembre 2013


Une noisette, un hommage en couleurs

 

MADIBA

 
 

1918 – 2013 : 93 ans de vie pour des siècles de mémoire.


Désormais, une nouvelle étoile brille dans le ciel «  Nelson Rolihlaha Mandela » et espérons que l’âme qui l’entoure continue son œuvre en nous envoyant :

  • du rouge : pour l’amour, la passion, l’énergie, le courage ;
  • de l’orange : pour la créativité, l’optimisme ;
  • du jaune : pour la joie, la chaleur, la connaissance
  • du vert : pour l’espérance, la stabilité, l’apaisement
  • du bleu : pour la sagesse, la sérénité, la loyauté
  • de l’indigo : pour l’intuition
  • du violet : pour le rêve, la paix, l’amitié, la méditation

Avançons comme nous le pouvons avec nos moyens pour transmettre autour de nous les mêmes valeurs qui font l’humanité progresser. Car la lumière est fragile, un violent éclair et l’obscurité peut rapidement revenir. Et pourtant, comme l’a déclaré une autre grande âme de paix et de tolérance, Martin Luther King  : «  L’obscurité ne peut chasser l’obscurité, seule la lumière le peut »

Merci Madiba pour votre courage sans limite, pour avoir su écarter la haine quand elle apparaissait sur votre chemin, pour avoir donner de la clarté à celles et ceux qui veulent s’enfermer dans l’ombre. Merci pour votre passage sur terre qui a été un faisceau visible pour soulager les anonymes.

Et désormais, à chaque fois qu’un arc-en-ciel viendra illuminer notre surface terrestre, puissions-nous penser à vous.
 
 
                                          (Source photo :http://www.integrersciencespo.fr/blog/ )





lundi 2 décembre 2013


Une noisette, une réflexion


La dictature de l’apparence


Tranquillement assis sur ma branche, le ton automnal de mon environnement me laisse aller à quelques réflexions entre deux noisettes : il me semble que ces chers bipèdes qui m’entourent ont une fâcheuse tendance à ne juger que par l’apparence leurs congénères et cela m’attriste au plus profond de la noix.

L’apparence physique est source de discrimination au même titre que la couleur de la peau, le sexe, la religion, l’âge... et ce que l’on rentre dans les critères de beauté ou non. On vous jugera toujours pour ce que vous paraissez et non pour ce que vous êtes. Cette tendance qui remonte à la nuit des temps est en mode accélérée depuis que l’image, la vidéo, les écrans ont un effet catalyseur sur le réflexe des homo sapiens.

Aucun aspect physique n’échappe au dénigrement dans un sens comme dans l’autre, des opinions hautement subjectives et qui sont parfois sources de malaises profonds chez les personnes visées.

Ne croyez surtout pas que votre petit serviteur au pelage doré cuivré intense (et voilà, j’en vois déjà qui rigolent !) soit indifférent aux critères physiques et soit également un modèle dans l’objectivité. Non, pas du tout mais il a eu la chance de rencontrer il y a une quinzaine d’années une personne qui en une seule phrase lui a tout appris « Physiquement nous n’avons aucun défaut ni aucune qualité, nous avons seulement des traits de caractère, un nez, un front n’est jamais beau ou laid, il est le reflet de la personnalité » Et vlan ! Il aurait reçu une volée de marrons en pleine figure que l’effet n’aurait pas été plus glacé ! Mais ô combien salutaire...

Plus que le physique, la personnalité est beaucoup plus captivante car c’est elle qui fait avancer (ou reculer) une civilisation. C’est elle qui vous encourage, vous motive ou vous déçoit. On adhère à une proposition, à des idées, on s’éblouit devant un travail accompli peu importe s’il a été réalisé par un chauve ou un géant !

Et puis, l’aspect physique est aussi le résultat d’un mode de vie et où on s’épanouit. La couleur de la peau, les formes du corps, du visage, les dimensions sont les conséquences d’une sélection naturelle due au climat et à l’environnement.

Alors chers bipèdes, prenez un peu de recul (attention de ne pas tomber tout de même) dans vos appréciations physiques et ne renforcer surtout pas cette dictature de l’apparence. Admirons et parfois critiquons les individus pour ce qu’ils sont à notre esprit et non pour ce qu’ils semblent à notre œil. Pas toujours évident, je le conçois, mais un petit effort n’a jamais fait de mal à une noisette et même au noisetier...

dimanche 24 novembre 2013


Une noisette, un départ
 
 
"On naît, on vit, on trépasse,"

Georges Lautner a rejoint Michel Audiard au terminus des inégalables


Georges Lautner était un « Bon Vivant » et même pas « Barbouze » à ses heures perdues. Pas besoin d’un « Septième Juré » pour hélas se rendre compte que tous nous terminerons par prendre « Des pissenlits par la racine ». Mais est-ce « Est-ce bien raisonnable ? » Allez savoir, car que l’on soit « Flic ou voyou » il reste toujours « Quelques hommes trop tranquilles » pour faire le « Guignolo ».

Georges lautner était un grand « Professionnel » qui a su trouver une « Grande sauterelle » pour en faire une délicieuse « Fleur d’oseille » et « Même en plein cirage » il savait qu’à un moment il n’y aurait « Pas de Problème » parce que c’était un « Pacha ».


Désormais c’est au royaume des cieux ou ailleurs que Georges souhaitera de « Joyeuses Pâques » à son fidèle ami Michel car ensemble ils ont pris « La valise » pour rejoindre les autres « Tontons Flingueurs »
 
 


(Source photo : Unifrance Films)
 




samedi 23 novembre 2013


Une noisette, un film,
 
Une belle histoire, de belles rencontres


Gabrielle, vous connaissez ? Gabrielle Marion-Rivard est une jeune femme atteinte du syndrome de Williams et qui a accepté de jouer son propre rôle afin de mettre en valeur l’esprit d’ouverture et de tolérance envers les personnes handicapées.

Le film de Louise Archambault est une histoire simple, une histoire d’amour entre deux êtres différents aux yeux des autres mais qui pourtant aspirent aux mêmes idéaux : vivre et partager. Une réalisation sobre afin de mieux cerner la psychologie des personnages et de faire progresser le spectateur vers le dénouement en même temps que les protagonistes.

Un amour qui paraît impossible face aux préjugés, aux tabous mais qui deviendra possible grâce à la ténacité des jeunes amoureux. Une leçon d’humanité enrobée dans un univers d’eau et surtout de musique car le chanteur Robert Charlebois a accepté de participer à cette fiction qui au fil des minutes devient documentaire.

Afin de mieux renforcer le côté pédagogique de ce film canadien, José Daily membre du cinéma Le Foyer à Parthenay a co-animé un débat avec Christian Rotureau (1) où avaient été conviés de nombreux handicapés et professionnels. Une excellent idée, car cette projection avait un but souhaité par José Dailly : partager. Réussite totale car ce fut extrêmement émouvant d’entendre tour à tour, les personnes handicapées exprimer leur bonheur d’avoir pu assister à cette séance. Certains avec un handicap très lourd ont déclaré leur joie de se retrouver dans un film « où enfin on pense à nous et où nous sommes considérées comme des personnes normales » Une jeune femme a ensuite déclaré « merci, je vis une histoire d’amour depuis 9 ans au foyer où je réside et c’était un bonheur de voir ce film ». Ou encore « merci et bravo à toutes ces personnes qui nous aident à vivre comme les autres ». Des témoignages émouvants au possible et si sincères qu’il était peut-être difficile de trouver un œil encore sec à la clôture du débat . 

Alors, un conseil, si vous n’avez pas encore vu ce film, allez-y, c’est un véritable hymne à la tolérance et à l’approche de la différence. Et surtout un message fort : les personnes à déficience psychique n’auraient-elles pas quelque chose de plus dans le cœur... A méditer !


P.S. A noter que ce film à déjà reçu de nombreux prix et est en course pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

(1) Christian Rotureau est directeur général de l'association :
 http://www.comite-franco-quebecois.fr/france_quebec.php?cfqips=CFQIPS_Au_Service_De_La_Deficience_Intellectuelle


mardi 12 novembre 2013

Une noisette, une réflexion
 
Quand un oiseau bleu devient parfois vautour
 
Voici près de trois ans, votre serviteur a décidé sur un coup de noisette de s’installer de temps en temps sur un autre arbre que le sien. Une très grande branche (et pas vieille du tout), flexible, malléable, informative, bref un petit coin de paradis, où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (oui, je sais Candide n’est pas loin), le tout agrémenté d’un merveilleux gazouillis d’oiseau bleu, doux comme un rêve et paisible comme l’eau d’un ruisseau.

Véritable écureuil arboricole que je suis, je me faisais une joie de découvrir virtuellement le monde merveilleux des bipèdes terrestres en ce 21° siècle B.C. Rassurez-vous, je ne rajouterai pas « mes bien chers frères »….

Et le plaisir fut immense, comme pour toute activité Internet, le monde au bout des griffes, la connaissance à portée de pattes, des rencontres progressives de très belles personnes, des échanges constructifs, de l’information en temps réel, des passions partagées, des divergences discutées et bien plus encore.

Mais hélas, les bourrasques ont parfois tendance à faire vibrer cette branche dans le sens du ravin, l’oiseau bleu devient sombre, prend de l’ampleur et se transforme en un vautour nauséabond prêt à détruire avec son bec langue de vipère, toutes les racines de la prétendue civilisation geek ! Et même si vous êtes équipé d’un système anti-dépressions, c’est-à-dire, avec la résolution de ne jamais insulter qui que ce soit et d’être le plus cordial possible, personne ne peut échapper aux divagations malsaines et autres humeurs négatives de l’Homo Twittérius.

Effectivement, qu’il est facile, de devenir rapace lorsqu’ aucun filet ne risque de vous surprendre : bien au chaud, derrière un écran, que c’est jouissant de juger le travail des autres, d’établir une fiche personnalisée alors que vous ne connaissez rien de vos interlocuteurs, d’insulter tranquillement en vous donnant de l’importance, de créer des rumeurs sur des fixations ou des idées préconçues, de s’inventer des vies parce qu’évidemment la sienne n’est pas forcément glorieuse, de haïr des êtres sans savoir pourquoi mais parce que l’attraction est gratuite, de ne pardonner aucune faute parce qu’hélas il vous faut souvent courber l’échine avec votre entourage, de répandre du venin car jamais on ne vous injectera de l’anti-poison à travers votre smartphone !
Cependant, malgré les orages quotidiens, des éclaircies permettent de se reposer tranquillement en profitant du chant de l’oiseau redevenu pacifique. Des échanges fructueux, des rencontres In Real Life (coucou les ami(e)s qui se reconnaîtront), des éclats de rire, de belles histoires partagées, du soutien apporté, des larmes adoucies, des connaissances approfondies, une motivation retrouvée font que cet ensemble est un formidable paratonnerre contre la foudre invisible.

Alors, ne perdons pas de panache face aux calomnies infondées, ne prêtons pas attention aux bipèdes en mal de reconnaissance, continuons à gazouiller, à partager ce que nous apprécions, à encourager ce que nous admirons et à mépriser sans haine celles et ceux qui ne savent pas encore que chacun a le droit de s’exprimer tranquillement et surtout de vivre pacifiquement.

Respect, humilité, cordialité et tolérance devraient être inscrits dans l’âme des locataires de la branche. Et si ces vocables ont disparu du code déontologique des spécialistes en agressivité permanente, et bien, laissons-les se déchaîner, se ridiculiser… quand les chiens aboieront encore, la caravane sera passée depuis longtemps !

Noisettement votre,

  Judith, le pacte oublié Martine Trouillet De prime abord, l'envie de faire entrer chez soi Judith est plutôt de faible intensité... As...