Souvenirs d'un médecin d'autrefois

vendredi 1 mai 2015

Une noisette, un porte-bonheur

 

Où tinte la clochette




Un petit brin qui avait charmé Charles IX. Depuis, le parfum de cette fleur continue à enivrer nos âmes au fil des grappes...

Puisse ce ballet floral du printemps, où les feuilles de muguet semblent vous étreindre, vous apporter félicité et sérénité,


© JoAnne Bousquet
 
 

lundi 6 avril 2015


Une noisette, une interview

 

Folle Cocotte, un peu, beaucoup, passionnément...

©Folle Cocotte
 

Il y a eu zorro, renard justicier.

Il y a eu Maître Renard, qui a fait beaucoup couler la fontaine.

Et puis, en l’an 2000 noisettes + 15, on découvre un autre renard, animal au pelage cuivré (entre nous les plus beaux) qui devient ami avec un volatile, une Folle Cocotte.

Une histoire de croquis, de rêves, de folies (juste ce qu’il faut), des sourires (avec aussi des souris), un petit arche qui fait revivre une âme d’enfant à chaque adulte ayant grandi trop vite...


1 – Un renard, une cocotte, ensemble pour le meilleur et pour le pire. D’où vient cette idée novatrice ?
Oh grand dieu ! Non ce n'est pas une idée novatrice ! J'aime mélanger des bestioles qui ne pourraient jamais s'aimer dans le monde réel ..... les trucs pas si impossibles.

2 – En réunissant ces deux bestioles que tout oppose, un joli clin d’œil pour dire que tout est possible ?
Eh oh l'écureuil, tu arrêtes de lire dans mon cervelet gauche ou droit je ne sais plus lequel gère l'émotivité (et on s'en fout un peu d'ailleurs) ! 
Oui tout est possible je pense quand on s'en donne la peine , ceci dit moi j'ai souvent la flemme. 

3 – Tu dessines en fonction de ton humeur, de la température ressentie, de ce que tu humes ou bien est-ce tout simplement un 3 en 1 ?
La température m'importe peu .... je dessine essentiellement suivant mes humeurs et mes émotions. 

4 – Pour le professeur de maths que tu es, entre deux équations, Folle Cocotte une inconnue à géométrie variable ?
Une équation différentielle plutôt, la relation de plusieurs fonctions inconnues et de leurs dériv(é)es..... la mécanique céleste qui donne des étoiles dans vos yeux !

5 – Edgar Degas a écrit "Le dessin n’est pas la forme, il est la manière de voir la forme". Un commentaire ?
Oh putain sacré Edgar, pis toi avec tes questions philosophiques pffffffffffffff
Tiens d'ailleurs en parlant de formes, je cherche de jeunes éphèbes pour poser, j'ai besoin de travailler le mouvement que je n'ai pas toujours !

6 – Tu avais des héros de bande dessinée quand tu étais enfant ?
J'étais une admiratrice de Tintin, puis plus tard de Robert Bidochon ! QUOI? Des commentaires peut-être ? (NDLR ==> oh yes !!)
 
7– Pour terminer, le traditionnel questionnaire pour mieux te connaître...

- un roman : le K de Dino Buzzati
- un personnage : Le petit Prince
- un(e) écrivain(e) : Albert Camus
- une musique : besoin de rien envie de toi de Peter et Sloane mais nooooooooooooooooon je déconne... Solidaritude de Bernard Lavilliers (dont je suis amoureuse en secret depuis mes 16 ans) 
- un film : Million dollar baby
- un animal : TU OSES DEMANDER? Mais pétard tu suis rien ;-)
- un dessert : Je suis au régime
- une devise/une citation : les doutes, c'est ce que nous avons de plus intime. Albert Camus



Merci Folle Cocotte et on attend avec impatience la prochaine ponte, car fantaisie n’est pas un divin mensonge mais la clé de tous les songes !!
 
 

dimanche 29 mars 2015

Une noisette, un ovni

 

Madame Bovary Version boloss par un djeun de 84 ans

 


Vendredi 20 mars 2015. L’éclipse du matin a déposé à 17H00 et quelques secondes un ovni en forme de vidéo qui s'est propagé à la vitesse de la lumière dans le firmament d’Internet. Mission : le cap Canaveral de la dérision !

Monsieur Jean. Jean Rochefort raconte l’histoire de Madame Bovary façon "Boloss des Belles Lettres" en trois minutes chrono. Ça cravache du langage, on galope entre fouilles et crinoline et le résultat n’est pas... "dégueulasse" !

Nathalie Leruch, journaliste à Magneto Presse, nous donne la clé de cette pépite qui imagine le Père Fourras dans l’amour est dans le pré (enfin à peu près !).

1– Comment est venue l’idée de faire participer Jean Rochefort à ce revu/corrigé sémantique du livre de Gustave Flaubert ?
Ce sont les deux auteurs Michel Pimpant et Quentin Leclerc, deux grands admirateurs de Jean Rochefort qui ont pensé à lui pour interpréter leurs textes.

2 – Quel a été votre rôle dans cette production ?
J'ai coordonné le projet dans sa mise en oeuvre avec toute l'équipe de Magneto Presse dont Serge Khalfon qui l'a réalisé, Nathan Houée à la caméra et Matthieu Besnard au montage

3 – Des rires à se faire péter la sous-ventrière ont forcément éclaté pendant le tournage ou je me trompe ?
On a eu beaucoup de difficultés à ne pas exploser de rire à chaque prise, et souvent on n'a pas réussi !

4 – Pouvez- vous nous en dire plus sur les joyeux drilles alias Michel Pimpant et Quentin Leclerc ainsi que sur le réalisateur Serge Khalfon ?
Michel Pimpant et Quentin Leclerc sont deux très grands lecteurs, et ils sont aussi très experts en réseaux sociaux, ils se sont d'ailleurs rencontrés sur Twitter ! Ils sont scénaristes et travaillent ensemble avec Magneto Presse sur plusieurs projets, dont la plupart sont drôles mais pas tous.
Serge Khalfon est l'un des plus grands réalisateurs de télévision français. C'est un roi du direct et du plateau, mais il exerce aussi son talent sur la plupart des projets développés chez Magneto Presse dont il est l'un des fondateurs.

5 – En moins de 24H, la livraison est sans appel et depuis le succès ne faiblit pas. Quelles sont les réactions que vous recevez ? Ça kiffe grave ?
A part deux, trois grincheux ( il en faut !) nous avons reçu des milliers de témoignages enthousiastes du prof de lettres de terminale , à la grand mère attendrie en passant par les ados morts de rire. Une sorte d'unanimité extraordinaire qui traverse tous les publics et tous les âges !

6 – Forcément une question brûle les babines... peut-on espérer un nouvel atterrissage bolossiesque ?
On y travaille évidemment :)

7 – Question plus personnelle, quelles sont vos autres activités au sein de la société Magneto Presse ?
J'y suis en charge du développement , c'est à dire de tous les nouveaux projets que nous proposons aux diffuseurs à l'exception des documentaires et de "Un jour , un destin" et "Un jour, une histoire" diffusés sur France 2.

8 – Pour que les lecteurs du blog puissent mieux vous connaître, le petit questionnaire habituel....

- un roman : "Un barrage contre le pacifique" de Marguerite Duras

- un personnage : Maud dans "Harold et Maud " le film  de Hal Ashby

- un(e) écrivain(e) : Emmanuel Carrère

- une musique : Chilly Gonzales "Apology" album Soft powers

- un film : Funny Bones de Peter Chelsom

- un animal : Mon chat CJ (comme la porte parole du Gvt dans la série "A la maison blanche")

- un dessert : Le moka au café de mon fils

- une devise/citation : "Plus on fait de choses, plus on fait de choses" signé Claude Maggiori


1001 noisettes de remerciements à Nathalie Leruch que l’on peut retrouver sur Twitter à l’adresse @Nathalieleruch . Elle gère aussi un très joli blog appelé "Mes autres" avec une vaste série de portraits ===> http://mesautres.fr/

N’oubliez pas de visiter le site "Les Boloss des Belles Lettres" et surtout de cliquer/voir/revoir la vidéo de Jean Rochefort , croyez-moi, c’est autre chose qu’une "patate à l’eau" et ça vous donne la pêche;-)

Site : http://bolossdesbelleslettres.tumblr.com/

Vidéo de Jean Rochefort : https://www.youtube.com/watch?v=16ubmu7qbJc

 

mercredi 18 mars 2015


Une noisette, un combat

 

La fleur de l’espoir dans la lutte pour la vie

 
 



Printemps, symbole de renouveau... "Printemps qui commence, à nous l’espérance".
Une autre saison le précède, celle de l’hiver avec son lot de tristesse, de misère, qui attaque de façon invisible, comme la maladie qui ronge déjà l’intérieur jusqu’au jour où l’averse de grêle glaciale s’abat, la nouvelle tombe froidement : le mal se nomme cancer, SIDA, attaques cérébrales..., la liste est longue ! Un seul mot surgit : lutter.


Lutter contre le mal

Lutter contre la douleur

Lutter contre un physique qui s’épuise et qui change

Lutter contre les regards

Lutter contre les préjugés

Lutter contre l’autre, les autres

Lutter contre sa féminité/masculinité qu’on vous arrache

Lutter contre les angoisses, le désespoir

Lutter pour soi, pour ses proches, pour les autres

Lutter pour survivre, pour une deuxième vie...


La maladie n’a pas de visage, pas d’âge, pas de sexe, pas de religion, pas de couleur, elle frappe à n’importe quelle porte sans demander la permission d’entrer. Elle s’impose, violemment, elle gifle tout ce que vous assez réussi à construire. Elle est universelle, son combat, lui aussi, est universel.

Seul ou ensemble, rassemblons nos forces pour faire surgir une renaissance aux corps et aux âmes meurtris, telle une graine qui malgré la dureté du climat, va réussir à éclore, les pétales s’épanouir, la fragrance se répandre.


Et face à la maladie, ne pas oublier que l’hiver, comme le soulignait Henry de Montherlant, est un printemps qui s’ignore...
 
 
 
 
 
 




jeudi 12 mars 2015


Une noisette, un livre

 

"Les Chirac, les secrets du clan"

par Béatrice Gurrey



Mystères de la vie politique, labyrinthe du pouvoir, secrets de famille... Trois ingrédients suffisants pour dépeindre avec une large palette de subtilités le parcours clanique des Chirac : Jacques, Bernadette, Claude.

Même si l’on n’est pas particulièrement friand des biographies des "Homo Politicus", celle de Béatrice Gurrey, grand reporter au journal Le Monde, ne peut que séduire, à l’instar du cinquième Président de la V° République.

La forme du récit est originale, la réalité narrée comme un roman, une plume audacieuse mais légère, un peu comme le vent aurait pu dire le duc de Mantoue, qui nous entraîne dans les tourbillons d’un clan avec juste ce qu’il faut d’effeuillage mais sans jamais tomber dans ce que j’appelle le "voyeurisme buzzitique".
Et si parfois certains protagonistes sont mis à rude épreuve, ce n’est que le reflet de cette saga familiale partagée entre les avenues du pouvoir et les allées de la vie intime.

Noisette sur le gâteau, ce livre renferme quelques petites anecdotes, croustillantes à souhait et d’autant plus savoureuses qu’elles sont inédites !

Au fil des marches du Palais, vous découvrirez un chambellan, un requin, un avocat, une tortue royale, Nicolas, François...bref une comédie corrézienne...


Et maintenant, bonne lecture !
 
“Les Chirac, les secrets d’un clan” - Béatrice Gurrey – Editions Robert Laffont
Prix du livre politique 2015

Disponible en format poche depuis le 7 janvier 2016 Aux Editions Pocket

 
 

mercredi 11 mars 2015

Une noisette, une initiative

 

Arash Derambarsh : "Stop au gâchis alimentaire en France" 




Un constat : En France, la grande distribution jette 600.00 tonnes de nourriture par an.

Une action : L’élu et juriste Arash Derambarsh, avec l’aide de nombreux bénévoles, décide en décembre et en janvier d’aller récupérer dans les grandes surfaces des produits consommables et de les redistribuer immédiatement aux plus démunis.

Un but : faire évoluer la législation sur le gaspillage alimentaire

Un moyen : une pétition avec un maximum de signatures pour présenter le projet à l’Elysée le 7 avril prochain

1 – Arash Derambarsh, vous avez été reçu deux fois à l’Assemblée Nationale, en janvier et février. Comment ça s’est passé ?
Très bien et j’ai bon espoir. Le 28 janvier j’ai présenté l’initiative devant Alexis Bachelay (député PS des Hauts de Seine) et Jean-Pierre Decool (député du Nord et rapporteur de la loi contre le gâchis alimentaire)
Je suis retourné à l’AN le 17 février pour une nouvelle audition avec Guillaume Garot (député PS de la Mayenne) qui est mandaté par le 1er Ministre Manuel Valls pour la lutte contre la gaspillage alimentaire.

2 – L’exemple de la Belgique a été l’un des facteurs déterminants pour lancer l’initiative et se dire « en France on peut aussi » ?
Bien sûr ! D’ailleurs le 7 avril prochain je serai reçu à l’Elysée et le député belge Frédéric Daerden m’accompagnera. Ce qu’il a proposé et appliqué dans sa ville de Herstal a très bien fonctionné, si bien que dorénavant c’est toute la Wallonie qui en bénéficie !

3 – Comment avez-vous réussi à mettre en place ce projet ?
Je voulais faire du concret et j’ai profité d’un vide juridique pour distribuer les produits le soir même, sans faire de stock et ainsi sans briser la chaîne du froid.
En effet, sans local pour stocker, on ne peut redistribuer la nourriture car on doit maintenir la chaîne du froid pour conserver de façon optimale l’alimentation. Mais dans mon opération de redistribution des invendus, je ne rentre pas dans cette réglementation car ce sont des aliments récupérés que je donne IMMEDIATEMENT aux classes moyennes et aux sans-abris.
A savoir également, et c’est important, la date de péremption sur le paquet n’est pas la date de consommation mais la date de vente.

4 – La pétition que vous avez mis en ligne avec votre ami Mathieu Kassovitz est un outil indispensable pour faire évoluer la législation ?
Absolument ! On ne veut pas mettre la pression sur les grandes surfaces mais permettre que chacun puisse proposer un droit opposable afin que les supermarchés distribuent leurs invendus propres à la consommation à ceux qui le demandent.
Il est donc très important de signer cette pétition, notre objectif est de 200.000 signatures. Et ensuite faire évoluer la législation, que l’on redistribue les invendus sans stocker et permettre aux plus démunis d’en bénéficier.

Merci infiniment Arash Derambarsh pour votre action et je vous incite tous, si ce n’est déjà fait, à signer la pétition en ligne à l’adresse suivante : https://www.change.org/p/stop-au-g%C3%A2chisalimentaire-en-france

mercredi 4 mars 2015


Une noisette, un documentaire

 

Tchétchénie, une guerre sans traces

Manon Loizeau

 
© Magneto Presse



"Terre blessée, terre oubliée" Par ces mots, la journaliste Manon Loizeau imprime dès le départ le sens de son documentaire poignant : retourner 20 ans après la 1ère guerre en Tchétchénie, savoir ce qu’est devenu le peuple de ce pays du Caucase et découvrir un climat pacifié, certes, mais sous l’emprise constante de la peur. Une région à l’agonie, sous les portraits omniprésents de Vladimir Poutine et contrôlée par un homme Ramzan Kadyrov nommé par le Kremlin.

Ce documentaire exceptionnel, réalisé dans des conditions très difficiles, illustre la vie quotidienne des hommes et des femmes tchétchènes, qui pendant des siècles ont refusé de se soumettre mais qui au XXI° siècle sont désormais résignés.

Les témoignages sont accablants, les histoires déchirantes et les commentaires glaçants. Pas besoin d’en dire beaucoup, quelques phrases suffisent à montrer l’extrême souffrance de personnes qui ne souhaitent que vivre en liberté mais dont le régime leur impose toute façon de se comporter :
 

"Ce n’est pas une vie, c’est un tunnel noir sans jamais voir la lumière"

"Ici si tu veux vivre, il faut exprimer le silence. La Tchétchénie est devenue une prison"

"Règne de l’impunité, réécriture de l’histoire sous la machine d’Etat"

"Les hommes et les femmes sont engloutis dans ce no man’s land de l’oubli"


Le documentaire s’achève avec les images d’un grand-père et son petit garçon, qui espère un jour retrouver ses proches et interprète cet air déchirant  "Comme la pluie qui tombe sur la montagne, mon cœur pleure et se brise. On ne peut vivre dans le chagrin (…) tant de jeunes gisent sous terre"

Je ne peux que vous conseiller de regarder en replay ce reportage, fruit d’un travail remarquable de Manon Loizeau, de convictions journalistiques, d’humanité face à l’inhumanité. A cela s’ajoute la musique de Grégoire Hetzel qui par les sons d’un violoncelle renforce les images et les mots de l’une des tragédie de l’histoire trop oubliée.


Tchétchénie, une guerre sans traces pour un pays où tout chemin de VIE est effacé...

Retrouver la chronique du magazine d'Arte "28 minutes" 
http://28minutes.arte.tv/blog/chronique/jai-filme-grozny-la-terreur/

Le documentaire a été récompensé samedi 7 mars 2015 lors du  Festival du Forum International sur les Droits Humains
http://www.leblogtvnews.com/2015/03/palmares-du-fifdh-manon-loizeau-recompensee-pour-son-document-vu-sur-arte-video.html
 
 

samedi 28 février 2015


Une noisette, une photo

 

« Au clair de la lune, prête-moi ta plume »

(Merci à Mathilde Mentreka pour l'envoi de ce cliché)



Si vous avez un peu d’infortune
Prenez le temps d’une envolée de plume
Légère et sans amertume
Pour voguer au fil de l’écume

Enrichir l’inconnu du soir
Du blanc sur fond noir
Avec quelques notes de gris
Pour nuancer la petite musique de nuit


Un parfum de yin et de yang
Sur sensualité d’ylang-ylang

jeudi 26 février 2015


Une noisette, un meuglement

 

Ô la vache !

 
 

 
(Photos : SL/Metronews)



Regardez bien ces deux photos, ces deux charmantes "Bos taurus", qui répondent aux doux noms d’Elysée (non, on ne rigole pas) et de Filouse : tout est exprimé dans leur regard.

Tristesse, résignation, une certaine idée de la fatalité quant au comportement de ces anciens singes devenus des hommes.

Ce salon de l’agriculture n’a rien de sacré et ceux qui le dénomment encore "la plus grande ferme de France" pourront désormais changer le marronnier en "le plus grand politicus circus d'Europe" !

Car ces bipèdes de tout poil nous prenant sans cesse pour des vaches à lait, ne cessent de parcourir tous les ans les allées de ce rendez-vous agricole dans un but évidemment sincère et sans aucune arrière-pensée... Enfin presque !

Sans compter les belles paroles des uns et des autres sur ces bêtes exposées comme des trophées, vitrine peu représentative d’un secteur qui se meurt (un suicide d’agriculteurs tous les deux jours), dont les fermes se transforment peu à peu en usines, où l’animal est un simple objet, où les abattoirs sont des lieux d’enfer, où les pesticides et autres produits joliment nommés "phyto-sanitaires" envahissent peu à peu nos poumons et nos estomacs, la liste est longue, très longue...

"Tout ce que l’artiste peut espérer de mieux, c’est d’engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi. Voyez donc la simplicité, voyez le ciel et les champs, et les arbres, et les paysans surtout dans ce qu’ils ont de bon et de vrai : vous les verrez un peu dans mon livre, vous les verrez beaucoup mieux dans la nature" La Mare au Diable.

Pour paraphraser George Sand "vous les verrez un peu au Salon, vous les verrez beaucoup mieux in situ" !














dimanche 15 février 2015


Une noisette, un sentiment

 

L’amour, un oiseau rebelle aux ailes ineffables




On ne peut le toucher mais on le ressent, on ne peut le dominer mais peu à peu l’apprivoiser, on ne peut le mépriser mais sans autant le chercher. Il apparaît, disparaît, renaît. Il tourne, il tourbillonne, il emporte même parfois...

Il est l’objet de toutes les convoitises, de tous les désirs. Il intrigue, il fascine, il envoûte, il hypnotise. On ne peut fermer les yeux face à lui et pourtant il peut se détourner de votre regard.

Il est synonyme de passion mais engendre aussi la haine, source de volupté mais d’autres le rejettent pour le convertir en un triste ascétisme.

Il fait verser des larmes, aussi bien de joie que de tristesse, il est doux, tendre, sensuel, apaisant, réconfortant, le saisir est une chance, le garder est l’un des plus beaux cadeaux de la vie.

Il est universel car ne connaît qu’un seul langage : celui que l’on n’apprend pas. Il s’exprime par le plus profond de son âme, par son cœur palpitant, par un regard, un geste, une étreinte.

Qui peut se glorifier d’avoir été autant chanté, loué, vénéré ? Il traverse toutes les époques, il est éternel par sa nature, éphémère par sa fragilité.

Il n’existe pas que le 14 février, il n’est pas un gadget en forme de cœur, il n’est pas fait pour baigner dans des slogans stériles, son commerce est une ineptie.

Il n’a pas de couleur, pas d’âge, pas de saison. Quand sa route est longue, il prend une saveur inestimable, une force indestructible, il devient sublime, forcément sublime, je te nomme AMOUR !



( Cette photo absolument magnifique a déclenché quelques humbles noisettes d'inspiration à votre serviteur. Merci à Sarah Pierret pour l'envoi de ce cliché  )

vendredi 6 février 2015


Une noisette, un coup de gueule

 
 

Bangladesh, une marée noire d’indifférence

 
(Photo AFP)
 
 
(Photo : Zakir-Hossain/Geenpeace)
 
 
 
 
Mardi 9 décembre 2014. Vous vous souvenez de cette date ? Non ? Et pourtant s’est produit ce jour-là une catastrophe pour l’environnement : un navire a heurté un pétrolier dans le Delta du Gange, au sud du Bangladesh, dans une zone inscrite au...Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Et pour cause : elle renferme la plus grande forêt de mangroves au monde.
Comme souvent (puis-je dire toujours ? ) le pétrolier décline toute responsabilité même si l’accident aurait pu être évité. Il ne faudrait pas mettre en danger tout un système financier pour seulement quelques millions d’habitants, des dauphins et autres tortues olivâtres... !
Les bangladais se débrouillent comme ils peuvent avec des moyens de fortune (seaux, chiffons, éponges...) mais ils luttent, leur vie en dépend, la mangrove nourrit et protège ses habitants.

Hélas, trois fois hélas, l’intolérable est que ce désastre écologique se déroule dans un silence étourdissant, aucun pays ne vient en aide pour sauver les habitants et l’écosystème de cette région est déjà menacé par le projet d’une construction d’une centrale à charbon.
Le Bangladesh, un des pays les plus pauvres au monde souffre déjà d’un climat plus que difficile entre cyclones et moussons. Et la main de l’homme vient accentuer une fois encore la tragédie d’un peuple, rappelez-vous, il y a près de 2 ans, le drame du Rana Plaza à Dacca..

Et puis cette aide qui ne vient pas. Pays sans grande richesse excepté le courage de ses habitants exploités mais pas secourus quand l’urgence résonne au milieu des Etats et organismes officiels sourds (coucou la Conférence pour le Climat et autres belles rencontres hypocrites) pour une terre qui renferme plus de jute que de métal précieux...

Rares sont les médias qui relaient cette nouvelle calamité pour un pays en détresse quasi-permanente. Il suffit de 3 cm de neige pour avoir une avalanche d’infos dans la presse écrite, radio et télévisuelle, mais un drame au pays du Bengale, qui va être intéressé ? Audience, mon amour, je t’aime moi non plus !

Non seulement, la société est gangrenée par le pouvoir de l’argent roi, déjà Emile Zola le dénonçait dans, justement "L’Argent" : "L’argent pleuvait, pourrissait tout. L’argent empoisonneur et destructeur, devient le ferment de toute végétation sociale" mais lui seul décide de ce qui est important ou non. D’où le constat effroyable que l’information suit de plus en plus le curseur du "bankable".

Pendant ce temps-là, le pétrole souille chaque jour un peu plus la forêt de mangroves...

A regarder, un reportage rare sur cette marée noire oubliée, merci France24 !

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